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ANNALES
SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
ARTICLE .92 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. — Les opinions émises dans les Annales sont entièrement propres à leurs auteurs; la Société n'entend aucunement en assumer la responsabilité.
TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT ET C!°., — MESNIL (EURE).
ANNALES
DE LA
SOCIÉTE ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE
PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878
Natura maxime miranda in Mminimis.
ANNÉE 1899. — VOLUME LXVIII
—_— ED _—
PARIS AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 28, rue Serpente, 28
1899
ANNALES
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SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE
LES TYPES DES MUTILLIDES DEXPANCOELECTION CL RADOSZKOWSKI Par ERNEST ANDRÉ.
La collection d'Hyménoptères rassemblée par feu le général O. Ra- doszkowski est aujourd’hui la propriété de la Société polonaise des Amis des Sciences de Posen et, grâce à l’obligeance de M. le Dr F. von Chlapowski, j'ai pu obtenir communication des boîtes renfermant les Mutillides de l'Ancien Monde et comprenant la plupart des types des espèces décrites par Radoszkowski, soit seul, soit en collaboration avec le D' Sichel. L'examen de ces types m'a révélé un si grand nombre de doubles emplois, d'espèces purement nominales et d’autres inexacte- ment ou insuffisamment décrites, ainsi que de fausses assimilations sexuelles, que je crois rendre service aux entomologistes en revisant ces descriptions pour redresser les erreurs, élaguer les mauvaises es- pèces et rectifier les synonymies.
Dans les dernières années de son existence, le général Radoszkowski s'était pris d’une ardente passion pour l'étude de l'appareil copulateur des mäles des Hyménoptères et subordonnait tous les autres caractères à ceux fournis par ces organes. Sans nier les services que peut rendre l'examen des différentes pièces génitales, on doit reconnaître qu’elles sont loin d’avoir l'importance exclusive que certains auteurs leur attri- buent, qu'elles ne sont pas plus invariables que les autres parties du corps, et que la difficulté de leur examen ainsi que les aspects très di- vers que ces organes peuvent offrir à la vue selon leur situation sous le microscope, sont la cause de beaucoup d'erreurs et d'illusions. Le regretté Radoszkowski n’a pas échappé à ces écueils, et il n’est pas rare de pouvoir constater qu'il a décrit et figuré les parties sexuelles d’une même espèce sous deux ou plusieurs formes très différentes. Il
Ann. Soc. Ent. Fr., LXVI, 4899. 1
2 ERNEST ANDRÉ.
n’a pas été plus heureux quand il a voulu prendre l'appareil copula- teur pour base de ses divisions génériques ou de ses groupements d’es- pèces, car il est arrivé à associer ainsi des formes très éloignées l’une de l’autre, et à en éloigner, au contraire, de très voisines.
J'ai la conviction que, sans apporter aucune attention à ces organes cachés, dont l'étude exige de minutieuses préparations, on peut cepen- dant arriver à séparer assez facilement les espèces et à les grouper d’a- près leurs affinités naturelles. C’est ainsi que j'ai toujours procédé et que je me propose de procéder encore, en laissant aux anatomistes le soin d'étudier les organes internes dont peut très bien se passer l’en- tomologie systématique et descriptive.
En ce qui concerne les espèces de la faune paléarctique, je me suis généralement borné, dans le présent travail, à quelques indications sommaires, puisque ces espèces figureront avec plus de détails dans la Monographie que je prépare pour le Species des Hymenoptères d'Europe et que j'espère pouvoir publier prochainement. Quant à celles qui sor- tent du cadre du Species, j'en ai complété plus largement la descrip- tion, lorsqu'il y avait lieu, de facon à les faire reconnaitre sans incerti- tude, ce qui était impossible dans certains cas, à cause de la brièveté et parfois de l’inexactitude des descriptions primitives.
J'aurais pu, dans cette Revision, suivre l’ordre chronologique de Ja publication des espèces et je ne me dissimule pas que ce système au- rait présenté quelques avantages, mais des formes tres voisines, sou- vent même identiques, parfois aussi les deux sexes d’une même espèce, se seraient ainsi trouvés éloignés les uns des autres et c’eût été un grave inconvénient. J'ai donc préféré suivre un ordre un peu arbitraire, mais en réunissant les formes affines, et il me semble que, de la sorte, mon travail sera plus clair et plus méthodique. Je le compléterai d’ail- leurs par une table alphabétique des espèces mentionnées, ce qui rendra les recherches très faciles.
Je termine cet avant-propos en adressant à la Société des Amis des Sciences de Posen et particulièrement à M. le D° von Chlapowski mes plus vifs remerciements pour la bienveillance dont ils ont fait preuve en me confiant, pendant un certain temps, cette partie de leur collec- tion qui avait pour moi un intérêt tout spécial.
I. — ESPÈCES DE LA RÉGION PALÉARCTIQUE.
1. Apterogyna Morawitzi Rad.
Aptlerogyna Morawitzi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XXII, 1838, p. 349, SG.
Mutillides. 3
g Autant que je puis en juger par le type en fort mauvais état que j'ai sous les veux, et qui provient d’Askhabad (Turkestan), ce mâle est extrêmement voisin de celui de A. Savignyi Klug, dont il ne constitue peut-être qu'une variété locale. Il s’en distingue surtout par ses deux premiers segments abdominaux qui sont un peu moins allongés, le premier étant seulement un peu plus long que large avec les bords la- téraux plus convexes, tandis que, chez Savignyi, ce même segment est beaucoup plus long que large avec les bords presque rectilignes ; le second segment est aussi un peu plus large et plus arqué sur les côtés que chez Savignyi. La couleur de la tête, du thorax et du pre- mier segment abdominal est d’un ferrugineux moins clair, et la sculp- ture de ces parties est plus grossière que chez Savignyi.
Je dois ajouter que, bien que là description soit indiquée comme étant celle d’une femelle, il s’agit d’un mâle.
L’A. vespertina Mor., dont je ne connais pas le type, et qui provient * de la région transcaspienne, semble, d’après la description, être très voisine de Morawitzi. Toutefois, l’auteur ne faisant pas mention de la forme des deux premiers segments de l'abdomen, cette assimilation reste douteuse. Sa sculpture paraït aussi un peu plus faible que chez la présente espèce et se rapprocher davantage de celle de Savignyi.
2, Apterogyna Mlokosewitzi Rad.
Apterogyna Mlokosewitzi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XV, 1880, p. 151, © G.
Q G Cette espèce est très voisine d'A. Olivieri Latr., dont elle offre l'aspect et le mode d’ornementation, mais elle s’en distingue, chez les deux sexes, par la couleur du premier segment abdominal qui est noire ou d’un brun noir et non rouge, par les pattes également plus ou moins noires ou brunes, ainsi que par la sculpture plus forte et plus longitudinalement rugueuse de son abdomen.
Le mâle s’en écarte en outre par son abdomen plus allongé, avec le second segment en triangle arrondi, notablement rétréci en avant, tandis que, chez Olivieri, il est en ellipse transverse, à peine rétréci antérieurement.
F. Morawitz a donné (Horae Soc. ent. Ross., XX VITE, 1894, p. 327) une bonne description de ce mâle, mais il fait erreur en parlant de la longueur exagérée du troisième article du funicule; il s'agit évidem- ment du troisième article de l'antenne (second du funicule) et encore cet article est-il seulement un peu plus long que le suivant.
L ERNEST ANDRÉ.
3. Mutilla glabrata (Fabr.) Sich. Rad.
Mutilla glabrata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 176, ©.
Q La description originale de Fabricius ne permet pas de reconnaitre l'espèce qu'il avait sous les yeux, mais les individus qui lui sont rap- portés par Sichel et Radoszkowski ne sont que des M. calva Vill., var. distincta Lep., et les caractères indiqués pour leur distinction, dans la Monographie des Mutilles, sont tout à fait inappréciables chez les exemplaires typiques et basés sur la disparition accidentelle d’une partie de la vestiture.
4. Mutilla cephalica Sich. Rad.
Mutilla cephalica Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 166, ©. — Radoszkowski, dans Fedtschenko, Voy. au Turkes- tan, 1877, p. 30, pl. IT, fig. 5, G.
® Très voisine de capitata Luc., mais s’en distinguant par la tête brunâtre, plus ou moins tachée de rouge sur le front et le vertex, parfois presque entièrement rouge, et par l'abdomen brun dont tous les segments sont pourvus, à leur bord postérieur, de bandes de pu- bescence blanchâtre, tandis que, chez capitata, la tête est entièrement noire et les segments quatre et cinq ne portent pas de bandes blanches.
Les deux sexes de cette espèce avaient déjà été décrits par Aug. Morawitz (Bull. Acad. Sc. St-Pétersbourg, VITE, 1865, p. 97 et 98) sous le nom erroné de vulnericeps Costa, mais la véritable W. vulnericeps, dont j'ai vu le type qui fait partie du Musée de Naples, étant simple- ment une variété de M. littoralis Petgn., avec la tête tachée de rouge. c'est le nom de cephalica qui doit être adopté, bien que postérieur à la description de Morawitz.
a Le véritable mâle de cephalica est aptère, comme celui de capi- tata, et fort semblable à la femelle. Quant au mâle que lui attribue Radoszkowski, il ne peut lui appartenir en aucune facon, comme je l'ai déjà démontré (1), mais est simplement un mâle de Mutilla rufipes Fabr.
5. Mutilla lezginica Rad.
Mutilla lezginica Radoszkwski. Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, BMOMNO CS
(1) Mém. Soc. zool. Fr., VI, 1893, p. 259.
3 Mutillides. 5
® Par la conformation de ses mandibules longuement acuminées au sommet et munies de deux dents à leur bord interne, cette espèce caucasienne est voisine de M. capitata Luc. et cephalica Sich. Rad., mais elle s'éloigne de toutes deux par sa tête entièrement rouge, très luisante, et par ses tubercules antennaires dentiformes et non arrondis. Tous ses segments abdominaux, garnis à leur sommet de bandes de pubescence blanchâtre, la rapprochent aussi de cephalica. I me paraît presque certain que la MW. subcornuta Mor. (Horae Soc. ent. Ross., XXVII, 1893, p. 393) du Turkestan, n’est pas distincte de lezginica, bien que l’auteur dise que les trois premiers segments abdominaux soient seuls pourvus de bandes de pubescence blanche. Les autres bandes peuvent, en effet, avoir disparu plus ou moins par des causes accidentelles .
d Le mâle attribué à lezginica par le général Radoszkowski ne peut en aucun cas lui appartenir, puisque la femelle fait nettement partie du sous-genre Myrmilla, tandis que son prétendu male n’est qu'une variété de MW. rufipes Fabr., à thorax entièrement rouge, et connue sous le nom de ciliata Panz.
6. Mutilla Etzschmiadzinii Rad.
Mutilla Etzschmiadzinii Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 45, ©.
® Le type, provenant du Caucase, n’est qu'un individu de M. ery- throcephala Latr. (— cornuta OI.) ayant les tubercules antennaires un peu effacés, mais ne s’en distinguant en rien sous d’autres rapports. Deux autres sujets, de même provenance, qui lui sont adjoints sous la même étiquette, sont des M. calva Vill,
7. Mutilla laticeps Rad.
Mutilla laticeps Radoszkowski, Horace Soc. ent. Ross., XXII, 1888, p. 345, 9.
® Cette femelle, dont le nom, déjà employé par Blake pour une es- pèce américaine, a dû être changé par Dalla Torre en celui de Emilia, est très voisine de M. erythrocephala Latr. (— cornuta OI.). Comme cette dernière, elle a les mandibules un peu élargies à l'extrémité et tridentées au sommet, la tête et le thorax en majeure partie rouges, ainsi que les antennes et les pattes, et l'abdomen noir, orné au bord postérieur de ses deux premiers segments et sur tout le troisième de larges bandes de pubescence d’un jaunätre soyeux, celle du second
6 ERNEST ANDRÉ.
segment anguleusement dilatée en avant; le dernier segment est aussi densément revêtu de semblable pubescence. Elle se distingue toutefois d’erythrocephala par sa tête plus large, moins fortement ponctuée, plus luisante, presque deux fois aussi large que le thorax, par ses tuber- cules antennaires petits, rouges et arrondis, par la carène inférieure du premier segment abdominal munie d’un tubercule dentiforme beau- coup plus petit et à peine distinet. Le type unique provient de la ré- gion transcaspienne et mesure 9 millimètres. Il est difficile de décider, d’après ce seul exemplaire, s’il s’agit d’une véritable espèce ou d’une simple variété derythrocephala.
8. Mutilla calcariventris Sich. Rad.
Mutilla calcariventris Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 265, pl. IX, fig. 9, G:.
a Nese distingue de dorsata Fabr. (— Spinolae Lep.) que par l’exa- gération du tubercule existant près du bord postérieur du second seg- ment ventral, lequel est transformé en un fort éperon dirigé en arrière. Tous les autres caractères étant ceux de dorsata, il ne s’agit probable- ment que d’une simple variété de cette espèce. Les exemplaires de la . collection Radoszkowski proviennent d'Algérie; j'en ai vu de sembla- bles d’Espagne, d'Italie et de France méridionale.
9. Mutilla daghestanica Rad.
Mutilla daghestanica Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 24, G.
g Sous ce nom sont rangées plusieurs variétés de mâles de W. mon- tana Panz., les unes se rapportant à rubrocincta Luc., les autres au type de l'espèce, avec le pronotum, le mésonotum, les écaillettes et souvent le scutellum rouges.
10. Mutilla subcomata {\WVesm.) Rad.
Mutilla subcomata Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross. XXIT, 1888, p. 347, G.
d Tout à fait semblable à montana Panz. avec le thorax et les écail- lettes entièrement rouges. L’épaississement de la deuxième nervure transverso-cubilate, que l’auteur donne comme caractéristique de swb- comata, se retrouve, à divers degrés de développement, chez plusieurs variétés de montana et même, quoique plus rarement, chez certains mâles de rufipes Fabr. Toutelois, comme je tiens la subcomata Wesm.
Mutillides. 7
pour une simple variété de montana, il peut se faire que le mâle dont il est question lui appartienne, mais la certitude ne n'en parait pas acquise.
11. Mutilla Portschinkii Rad.
Mutilla Portschinkii Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross, XXII, 1888, p. 330, ç &.
Q C'est simplement la MW. rufipes Fabr. parfaitement typique ; il est inconcevable que l’auteur dise que son espèce s’en distingue par « une tache ronde sur le second segment », puisque la rufipes a précisément cette même tache caractéristique.
3 Le mâle appartient à la variété de M. montana Panz., ayant le pronotum, le mésonotum, les écaillettes et plus ou moins le scutellum rouges.
12. Mutilla inconstans Rad.
Mutilla inconstans Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p-48/6:
a C'est un mélange de plusieurs variétés de M. rufipes Fabr., les unes avec le pronotum, le mésonotum, les écaillettes et le scutellum rouges, les autres semblables, avec le scutellum noir. Elles provien- nent du Caucase.
13. Mutilla petiolaris (Fabr.) Sich. Rad.
Mutilla petiolaris Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 168, ©.
© Je ne sais pas ce que peut être la M. petiolaris de Fabricius; et il sera sans doute difficile de le deviner, mais les sujets considérés comme tels par Sichel et Radoszkowski dans leur monographie ne sont autre chose que des individus déflorés de W. rufipes Fabr. chez lesquels la tache ronde du second segment à disparu par usure.
14. Mutilla serta Rad. Mutilla serta Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p- 44, ©. ® L'individu typique, provenant d’'Orenbourg, me paraît simplement être une M. pusilla KI., à taches latérales effacées, et présentant un cas d’albinisme consistant en ce que les poils noirs, qui recouvrent
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ordinairement les quatrième et cinquième segments, sont devenus d’un jaune rougeûtre.
15. Mutilla hispanica Sich. Rad.
Mutilla hispanica Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 295, pl. XI, fig. 4, &.
a C’est le mâle de M. partita Klug, ainsi que je l'ai indiqué dans la Feuille des Jeunes Naturalistes, année 1898, p. 11.
16. Mutilla Lucasi Sich. Rad.
Mutilla Lucasi Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1809/1199
® J'ai, dans les Annales de la Société entomologique de France de 1898, p. 68, précisé les caractères de cette jolie espèce d’après le type existant au Muséum de Paris. Un autre exemplaire se trouvant dans la collection Radoszkowski est absolument semblable au premier, sauf que la bande du troisième segment est beaucoup plus distincte et for- mée de pubescence plus serrée. Les mandibules sont assez étroites et acuminées au sommet. Cet individu provient également de Tlemcen et mesure à millimètres.
17. Mutilla mervensis Rad.
Mutilla mervensis Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XX VI, 1893, P-49, ©:
a Ce n’est qu'un très petit individu (long de 8 mill.) de M. viduata Pallas, ayant le premier segment abdominal rouge, tandis qu'il est or- dinairement noir chez le type. Cette variété n’est d’ailleurs pas rare et j'en ai recu de Corse de semblables exemplaires mélangés à d’autres offrant tous les passages entre les deux colorations.
18. Mutilla simplica Rad.
Mutilla simplica Radoszkowski, Bull. Soc. Nat. Moscou, XXX VII, 1865, p. 439, ©. — Mutilla pauperata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 195, ©.
® Cette Mutille, dont le nom primitif a été, je ne sais pour quelle raison, changé par son auteur en celui de pauperata, est représentée dans la Collection par trois individus. Le premier, qui provient de Crimée, et qui est évidemment l’exemplaire typique, puisqu'il porte à
Mutillides. 9
l'épingle l’ancien nom de simplica, n’est qu'un exemplaire absolument dénudé de M. viduata Pallas. Le second, étiqueté du Caucase, est une M. littoralis Petgn. dépouillée de ses poils, et le troisième, également du Caucase, est une M. maura dont la vestiture à complètement dis- paru. Les noms de simplica et de pauperata doivent donc disparaître et figurer comme simples synonymes de viduata.
19. Mutilla Bartholomei Rad.
Mutilla Bartholomei Radoszkowski, Bull. Soe. Nat. Moscou, XXX VII. 1865, p. 460, G. — Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 22, © G.
© La femelle est identique à M. viduata Pall. var. tunensis Fabr.
3 Le mâle est aussi une M. viduata, passant à funensis par son se- cond segment abdominal rembruni.
20. Mutilla persica Sich. Rad.
Mutilla persica Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 269, S.
a Ce mâle, dont le type provenant de Perse est en mauvais état et en partie dénudé, sera probablement difficile à reconnaitre. Je vais cependant compléter, autant que possible, la description inexacte et écourtée qu’en donne l’auteur :
Entièrement noir, second segment de l'abdomen paré, à son bord postérieur, d’une bande de pubescence jaunâtre, paraissant dilatée en son milieu; troisième segment entièrement garni de semblable pubes- cence. En dessous, les segments deux et trois sont ciliés de poils jau- nâtres. Les segments dorsaux trois, quatre et cinq paraissent avoir été revêtus de poils d’un brun noir. La pubescence et la pilosité du reste du corps n’existant plus, je ne puis donner d'indication à cet égard. Pattes hérissées de poils noirs, éperons pâles.
Tête quadrangulaire, à peu près de la largeur du thorax, fortement prolongée derrière les yeux, son bord postérieur presque rectiligne avec les angles arrondis; elle est assez luisante, irrégulièrement, assez fortement, mais peu densément ponctuée. Yeux grands, allongés, très rapprochés de l'articulation des mandibules, faiblement échancrés en dedans ; ocelles petits et peu saillants; mandibules robustes, larges, tridentées au sommet, armées d’une forte dent mousse à leur bord externe. Antennes absentes. Thorax quadrangulaire arrondi, assez court; pronotum grossièrement ponctué-réticulé, un peu rétréci en avant, obtusément échancré à son bord postérieur; mésonotum gros-
10 ÊRNEST ANDRÉ.
sièrement ponctué-réticulé, avec les sillons médians bien marqués et atteignant le bord antérieur ; écaillettes assez grandes, lisses, luisantes, marquées seulement de quelques gros points à leur bord interne; scu- tellum quadrangulaire, peu convexe, ponctué-réticulé; métanotum court, tronqué en arrière, plus fortement ponctué-réticulé, presque ridé-réticulé à la partie supérieure de sa face déclive; les flancs du thorax sont plus finement et très densément ponctués-réticulés. Ab- domen ovale, sessile; premier segment assez court, plus étroit que le suivant, mais sans contraction à son bord postérieur, assez densément ponctué en dessus, muni en dessous d’une carène peu accentuée; se- cond segment densément ponctué en dessus et en dessous, les seg- ments suivants plus finement ponctués.Ailes obscures, violacées, stigma assez petit et celluliforme, cellule radiale courte, acuminée au sommet, trois cellules cubitales et deux nervures récurrentes dont la première est reçue un peu avant le milieu de la seconde cellule cubitale, et la seconde est interstitiale avec la troisième nervure transverso-cubitale ; une ligne transparente traverse les cellules cubitales et une petite tache hyaline se voit en haut de la seconde cellule discoidale. Pattes avec les tibias armés de quelques épines. — Long. 12 mill.
Rappelle vaguement par son aspect la W. viduata Pall. var. tunensis Fabr., mais s’en distingue facilement par la forme de sa tête plus qua- drangulaire, rectiligne et non arquée en arrière, par ses yeux plus fai- blement échancrés, ses ocelles plus petits, ses mandibules plus larges, son thorax plus court, avec le métanotum plus brusquement tronqué en arrière, par le premier segment abdominal moins allongé, par les bandes de l'abdomen situées sur les deuxième et troisième segments et non sur les troisième et quatrième, et par les pattes hérissées de poils noirs et non blancs.
21. Mutilla coeca Rad.
Mutilla coeca Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XV, 1880, p.. 150,5.
a La description insuffisante de l’auteur peut être complétée dinsi d’après l’'exemplaire typique qui provient du Caucase :
Corps noir ainsi que les antennes et les pattes, second segment de l'abdomen d’un brun marron foncé en dessus, plus rouge en dessous. Tout le corps plus ou moins hérissé de poils jaunètres, bord poslé- rieur du pronotum et scutellum avec des poils semblables plus longs et plus abondants ; les quatre premiers segments abdominaux ei-
Mutillides. 11
liés, à leur bord postérieur, de poils d’un jaune pâle, longs et peu ser- rés. Pattes hérissées de poils blanchâtres, éperons blancs.
Tête subquadrangulaire, de la largeur du thorax, sensiblement pro- longée derrière les yeux, son bord postérieur presque rectiligne avec les angles fortement arrondis; elle est grossièrement et densément ponctuée-réticulée. Yeux de grandeur moyenne, à peu près aussi rap- prochés de larticulation des mandibules que du bord postérieur du vertex, faiblement échancrés en dedans; ocelles médiocres, peu con- vexes, mais non pas nuls comme le dit Radoszkowski; mandibules de largeur moyenne, inermes en dehors, bidentées au sommet; tubercules antennaires caréniformes mais peu saillants ; antennes assez allongées, se- cond article du funicule seulement un peu plus long que le premier et moitié plus court que le troisième; les suivants plus de deux fois aussi longs que larges. Thorax plus long que large, faiblement plus étroit en arrière qu’en avant, pronotum presque rectiligne en avant, avec les angles antérieurs peu marqués, obtusémentéchaneré à son bord postérieur, gros- sièrement ponctué-réticulé; mésonotum aussi grossièrement ponctué- réticulé que le pronotum, pourvu de deux sillons médians profonds et atteignant le bord antérieur; écaillettes grandes, luisantes, assez den- sément couvertes de gros points allongés: scutellum plan, fortement ponctué-réticulé ; métanotum grossièrement ridé-réticulé avec lesréticu- lations plus larges sur sa face dorsale que sur ses faces latérales et pos- térieure ; les flancs du thorax sont densément ponctués-réticulés, à l’ex- ception des pleures qui sont presque lisses et luisantes. Abdomen en ovale très allongé, sessile; premier segment plus étroit que le suivant, densément pontué-réticulé en dessus, chargé en dessous d’une carène largement et profondément échanerée; second segment uniformément et moins densément ponctué en dessus, plus éparsement en dessous; les segments suivants plus finement ponctués. Pattes avec les tibias postérieurs armés de quelques épines jaunâtres. Ailes très obscures, violacées; stigma étroit et allongé, cellule radiale non sensiblement tronquée au sommet, trois cellules cubitales et deux nervures récur- rentes respectivement reçues vers le milieu de la seconde cellule cu- bitale et vers le tiers postérieur de la troisième. — Long. 12 mill.
Se rapproche beaucoup, pour la forme générale et la conformation des antennes, de M. viduata Pall. et de sa variété tunensis Fabr., mais s’en éloigne par ses mandibules inermes en dehors, ses ocelles moins saillants, ses franges abdominales moins en forme de bandes et par son second segment frangé comme les deux suivants.
12 ERNEST ANDRÉ.
29. Mutilla Ballioni Rad.
Mutilla Ballioni Radoszkowski, Bull. Soc. Nat. Moscou, XXXIX, 1866, p. 300, G. — Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 288, G.
a Cette espèce, dont le type provient de Crimée, n’a qu'une res- semblance apparente avec la M. viduata Pall., dont elle se distingue par de nombreux et importants caractères, tels que métathorax non rétréci en arrière, nettement tronqué, scutellum saillant, muni d’une carène longitudinale lisse, bandes des troisième et quatrième segments de l’abdomen nettement interrompues en leur milieu, etc... F. Mo- rawitz a donné de ce mâle, dans les Horae Soc. ent. Ross., XXV. 1891, p. 178, une excellente description qui me dispense de m’étendre da- vantage sur ce sujet.
23. Mutilla transcaspica Rad.
Mutilla transcaspica Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XXIT, 1888, p. 346, G.
a Cette Mutille transcaspienne parait identique à M. Fedtschenkoi Rad., du Turkestan, dont le type n’existe pas dans la collection Ra- doszkowski et qui a été décrite et figurée par lui, en 1877, dans le Voyage au Turkestan de Fedtschenko, p. 39, pl. IT, fig. 8. Elle est extrêmement voisine de W. Ballioni sous le rapport de la coloration, de la forme générale et notamment de la structure du thorax et du scutellum. Elle s’en distingue toutelois facilement par son abdomen orné de trois bandes entières sur les troisième, quatrième et cinquième segments, au lieu de deux bandes interrompues sur les troisième et quatrième, ainsi que par ses ailes qui sont hyalines sur leur premier tiers et fortement violacées sur le reste de leur étendue.
24. Mutilla paripunctata Sich. Rad.
Mutilla paripunctata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 4869, p. 222, ©.
@ N'est autre que la W. catanensis Rossi, qui elle-même ne parait pas spécifiquement distincte de M. interrupta OI. nec Latr. L’exemplaire typi- que, qui provient de Crimée, est de taille un peu plus petite, avec le thorax un peu plus étroit, que les individus d'Égypte, mais un autre exemplaire, également de Crimée, figurant dans la collection sous le nom d’interrupla, à le thorax de la même largeur que la tête, bien qu'il ne se distingue du premier par aucun autre caractère. J'ai d’ail-
Mutillides. 15
leurs vu des individus de transition, offrant tous les passages entre les grandes et les petites formes de cette Mutille dont l'aire de dispersion est assez étendue et qui doit prendre le nom de catanensis comme ayant l’antériorité.
25. Mutilla binio Rad.
Mutilla binio Radoszkowski, Horace Soc. ent. Ross., XXII, 1888, p. 347, ©.
Q C’est une espèce de la région transcaspienne, entièrement sem- blable à MW. catanensis Rossi, mais avec les bandes blanches des troi- sième et quatrième segments entières et non interrompues. Cette Mu- tille a été décrite à nouveau, sous le nom de bisignata, par F. Morawitz (Horae Soc. ent. Ross., XXIV, 1890, p. 634) et je renvoie, pour plus de détails, à cette description qui est très complète.
26. Mutilla binotata Rad.
Mutilla binotata Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XV, 1880, p. 150, ç.
® Le type, qui provient du Caucase, n’est autre chose qu'un indi- vidu en partie dénudé de M. sinuata O1., chez lequel ont disparu les taches apicales du premier et du second segments et dont la tête est rembrunie.
Sous la même étiquette, et indiqué comme variété minor, figure un exemplaire de M. bipunctata Latr.
97. Mutiila araratica Rad.
Mutilla araratica Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XXIV, 1891, p. 07, ©.
® C’est encore un petit individu de MW. sinuata OI., chez lequel la tête et le thorax passent au brun marron. Ces cas d’obscurcissement des parties rouges sont fréquents chez les Mutilles, et il n’est, pour ainsi dire, pas d'espèce qui ne puisse présenter des variations de ce genre. La description de l’auteur est inexacte en ce sens qu'il à attri- bué au bord supérieur du second segment une petite tache qui se trouve au bord apical du premier et dont l'extrémité des poils qui la forment s'avance un peu sur le second segment.
23. Mutilla duplex Rad. Mutilla duplex Radoszkowski, Horae Soc, ent, Ross., XIX, 1885, Pri07c:
1% ERNEST ANDRÉ.
a Ce mäle, qui provient de Perse, ne présente aucune différence avec M. Ghilianii Spin. qui lui-même n’est très probablement qu'une variété de barbara L. chez laquelle les trois taches apicales du se- cond segment de l'abdomen se réunissent pour former une bande continue ou très faiblement biéchancrée à son bord supérieur.
29. Mutilla humeralis Sich. Rad.
Mutilla humeralis Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1868, p. 280, pl. X, fig. 9, G.
g C’est encore une espèce extrêmement voisine de la précédente dont elle ne paraît se distinguer que par la présence, sur le second seg- ment ventral de l’abdomen, de deux faibles élévations longitudinales dont chacune se termine en arrière par un tubercule dentiforme plus ou moins accentué. La couleur du thorax est tantôt comme chez Ghi- lianii Spin., tantôt entièrement noire. Faut-il considérer ces mâles, qui proviennent d'Algérie, comme variétés de barbara, ou seraient- ils les mâles encore inconnus de M. marocana OI.?
30. Mutilla littoralis (Petgn.) Sich. Rad.
Mutilla littoralis Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 180, G.
a Le véritable mâle de M. littoralis Petgn. a été jusqu'à ces derniers temps fort incertain. J'ai, tout récemment, dans la seconde édition de mon Synopsis des Mutillides de France (!), fait part de la trouvaille de M. A. Cabrera, qui a rencontré à Barcelone les deux sexes accou- plés, ce qui a démontré que le mâle est la M. grisescens Lep. (— salen- tina Costa), comme l'avait déjà indiqué sans preuves Aug. Morawitz dès l’année 1864. Le mâle attribué à cette espèce par Sichel et Radoszkowski, ainsi que par la plupart des auteurs modernes, doit donc lui être re- tiré et on doit se demander à quelle femelle il peut appartenir. Les individus existant dans la collection Radoszkowski, et qui proviennent de Grèce, d’Albanie, de Corfou, de Syra et du Caucase, ressemblent extrèmement au mâle de M. partita Klug, dont ils ne se distinguent guère que parles yeux peu échancrés à leur bord interne, par les écaillettes rouges ou d’un brun rougeâtre, par le stigma celluliforme, par l'abdomen plus convexe, surtout à la base, avec les bandes pubes-
(1) ERNEST ANDRE, Synopsis des Mulillides de France, deuxième édition re= vue et corrigée (Bull. Soc. grayloise d'Emulation, 1, 1898, p. 102 et suiv.).
Mutillides. 15
centes des segments deux, trois et quatre non interrompues en leur milieu, Chez partita, au contraire, les veux sont bien plus nettement échancrés, les écaillettes sont noires, le stigma est épaissi et opaque, l'abdomen est un peu plus étroit, et ses bandes, surtout celle du second segment, sont souvent très faiblement interrompues en leur milieu.
Peut-être est-ce le mâle de W. pusilla Klug, dont la femelle seule est aujourd’hui connue et est extrêmement voisine de celle de partita. Ce n’est toutefois qu’une hypothèse que l'observation de l’accouple- ment pourra seule confirmer.
31. Mutilla stribligata Sich. Rad.
Mutilla stribligata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 182, ©.
Sous ce nom figurent quelques exemplaires algériens de W. lit- toralis Petgn., ne se distinguant du type que par leur petite taille (8-9 mill.) et par le thorax un peu plus allongé que chez les grands indi- vidus. Tous les passages existant entre la léttoralis typique et la stri- biigata, tant sous le rapport de la taille que sous celui de la forme du thorax, il ne s’agit même pas d’une variété bien définie, et le nom de stribligata doit être considéré comme simple synonyme de littoralis.
32. Mutilla saltensis Rad.
Mutilla saltensis Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p.68, °c.
® Les caractères donnés par l’auteur pour distinguer son espèce de M. europaea L. sont insaisissables et fort inconstants. La couleur du thorax, la vestiture plus ou moins abondante de l’abdomen varient avec les individus et leur degré de fraicheur, et je ne vois guère à si- gnaler que la couleur des poils revêlant le dernier segment abdominal, laquelle est jaunâtre chez l’europaea et noire chez la saltensis. Cette particularité me semble sans valeur pour caractériser une espèce et nous n'avons affaire ici qu'à une simple variété caucasienne de l’ewro- paea.
a Les mâles existant dans la collection sont incomplètement dévelop- pés et méconnaissables, ayant été retirés de leur coque avant leur en- tière maturité. Ts ne semblent pas d'ailleurs distincts des mâles de Ja véritable ewropaea.
16 ERNEST ANDRE.
33. Mutilla laevigata Sich. Rad.
Mutilla laevigata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869; p.477, ©.
® Cette femelle, dont un seul exemplaire, provenant d’Allevard (Isère), existe dans la collection Radoszkowski, ne me parait qu’une forme monstrueuse ou aberrante de M. europaea L. Tous les caractères généraux sont ceux de cette espèce, mais la pubescence du corps : absolument disparu ou peut-être n’a jamais existé, sauf toutefois des traces latérales des bandes jaunâtres qui ornent le bord apical des trois premiers segments abdominaux de l’europaea. De plus, la sculpture normale s’est considérablement effacée et les téguments sont devenus lisses et très luisants. La tête porte une ponctuation grosse et très écartée, le thorax et l'abdomen montrent à peine çà et là quelques points isolés.
Cette forme, dont je n’ai jamais vu d’autre exemplaire (!), bien qu’elle provienne d’un pays très exploré, ne me parait done constituer qu’un cas tératologique très remarquable de la M. europaea.
34. Mutilla trifasciata Rad.
Mutilla trifasciata Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XXX VIIL, 41865, p. 438, pl. VII, fig. 41, ç.
® C'est la M. marginata Baer (Bull. Soc. Natural. Moscou, XXI, 1848, p. 230, pl. Il, fig. 4) dont le nom a l’antériorité. Elle est très voisine de M. europaea L. dont elle se distingue par son thorax plus long et plus étroit, moins large que la tête, par son abdomen rétréci en avant et couvert, ainsi que le reste du corps, d’une pubescence plus longue et laineuse.
3. Mutilla Erchovwii Sich. Rad.
Mutilla Erchovi Sichel et Radoszkowszki, Horae Soc.ent. Ross., VI, 1869, p. 308, ç.
® Cette espèce, qui habite la Perse, paraît bien distincte. Elle pré- sente, à première vue, l’aspect de barbara L., mais se rapproche de
(1) Les individus que j'ai désignés sous ce nom, dans mon Synopsis des Mutillides de France, sont bien moins aberrants que le type de Radoszkowski, mais ne sont évidemment, comme lui, que des individus défraichis de M. eu- ropaca.
Mutillides. 17
l'europaea par la disposition de ses bandes abdominales. La tête est assez convexe, plus large que le thorax, presque cordiforme, fortement rétrécie en avant, presque rectiligne ou faiblement concave à locciput, avec les angles postérieurs fortement arrondis. Mandibules robustes, larges et tridentées au sommet. Thorax quadrangulaire, à côtés pa- rallèles, tronqué en avant et en arrière, sans onglet scutellaire. Abdo- men ovale, sessile. Tout l’insecte est noir ; dessus de la tête et du tho- rax abondamment revêtu de pubescence d’un jaune soyeux, abdomen garni de pubescence noire, orné, au bord postérieur de ses deux pre- miers segments et sur la presque totalité du troisième, d’assez larges bandes de poils jaunâtres dont les deux dernières semblent inter- rompues en leur milieu, autant qu’on peut en juger par le mauvais état de lexemplaire typique; le segment apical est convexe, sans aire pygidiale, et revêtu de poils jaunâtres. En dessous, le second segment et les suivants sont ciliés de poils jaunâtres. Pattes avec les éperons blancs. — Long. 15 mill.
Un petit individu figurant sous la même étiquette ne me parait être qu'un exemplaire défloré de M. barbara L.
36. Mutilla Bareyi Rad.
Mutilla Bareyi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XX VII, 1893, p. 492, © G.
? C’est cette espèce que j'ai décrite dans les Mémoires de la Société zoologique de France, 1893, p. 293, sous le nom de Schulthessi. Les deux descriptions ayant paru la même année, il est difficile de dire à laquelle appartient l’antériorité. Je propose de la laisser à Radoszkowski, qui à décrit les deux sexes, tandis que je n’ai connu que la femelle.
Elle ressemble extrêmement à la précédente, mais s’en distingue principalement en ce que les bandes de son second et de son troisième segment ne sont pas interrompues.
Sous la même étiquette de Bareyi figure, dans la collection que j'ai sous les veux, un second individu qui n’est autre qu'un exemplaire défloré de tunensis Fabr.
< Le mâle est très voisin de celui de viduala Pall. var. tunensis Fabr., mais s’en écarte surtout par l'absence du revêtement de pu- bescence blanchâtre qui, chez tunensis, recouvre le front, le bord pos- térieur du pronotum et le scutellum. J’ajouterai aussi que les troisième et quatrième segments de l'abdomen sont seuls, comme chez tunensis, recouverts de pubescence blanchâtre, et que Radoszkowski commet une
Ann. SOC. Ent, Fr., LxvIIt, 1899, 2
18 ERNEST ANDRE.
grave crreur en disant que les bandes abdominales occupeut le som- met du second segment et la totalité du troisième.
37. Mutilla subcontinua Sich. Rad.
Mutilla subcontinua Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 178, Q.
© C’est la véritable continua typique de Fabricius (Syst. Piez., 1804, p. 430), provenant de l'Afrique tropicale, généralement de grande taille, avec les ocelles bien distinets et les bandes abdominales blan- ches. La M. continua de Klug, qui habite l'Égypte et les parties chau- des de la région paléarctique, en est une forme plus petite, à ocelles souvent oblitérés, mais ne se distinguant d’ailleurs du type par aucun caractère sérieux. Le nom de subcontinua doit donc être considéré comme simple synonyme de continua. Voir aussi ce que j'ai dit à ce sujet dans les Annales de la Société entomologique de France de 1898, EE
38. Mutilla incerta Rad.
Mutilla incerta Radoszkowski, dans Fedtschenko, Voyage au Tur- kestan, 1877, p. 38, pl. IL fig. 7, GS. — Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 21, ç G.
@ Cette Mutille, dont le nom, déjà employé par Spinola pour une espèce américaine, a dû être changé par Dalla Torre en celui de tuwr- cestanica, est très voisine de continua dont elle constitue peut-être une simple variété. Elle s’en distingue par sa sculpture généralement plus fine, celle de la tête étant grossièrement ponctuée, à peine ru- gueuse, au lieu d'être fortement et irrégulièrement ridée-réticulée comme chez continua; l'abdomen est plus mat, assez densément et ir- régulièrement ponctué, tandis que chez continua il est plus luisant, à ponctuation plus grosse et plus écartée; l'aire pygidiale est aussi plus finement chagrinée chez la première que chez la seconde. Les bandes ab- dominales sont, chez éncerta, formées de poils d’un blanc de neige, pa- raissant plus longs et moins serrés que chez continua où leur couleur est plus grisâtre ou jaunâtre. Chez les deux formes, les mandibules sont armées d’une forte dent à leur bord externe, le thorax à ses su- tures dorsales bien distinctes, et les grands individus sont pourvus d'ocelles très apparents. La couleur de lincerta varie du noir brun au rouge marron clair, et sa taille oscille entre 8 et 18 millimètres. Elle provient du Turkestan.
Mutillides. 49
g Le mâle qui a été, dans l’origine, seul décrit par Radoszkowski, et auquel il à plus tard rattaché la femelle dont il vient d’être question, semble en effet lui appartenir et se fait remarquer par ses yeux très grands, faiblement échancrés en dedans, par ses ocelles gros et saillants, par ses mandibules larges, tridentées au sommet et munies d’une forte dent à leur bord externe, par ses antennes longues, d’un rougeûtre tes- tacé, par ses écailles grandes, réfléchies au bord postérieur, par son abdomen conique, subpétiolé, à premier segment assez court mais très étroit, tandis que le second est très convexe et très élargi à la base. Sa couleur est noire avec le thorax d’un brun noir ou plus ou moins rougeâtre en dessus; les segments deux et suivants de l’abdo- men sont ciliés de poils blanes, assez longs et médiocrement serrés. Les ailes sont hyalines, à trois cellules cubitales, avec une nébulosité brunâtre, formant une tache d’étendue variable, contiguë au sommet des cellules caractéristiques et n’atteignant pas le bord externe de l’aile. La taille varie de 8 à 15 millimètres.
39. Mutilla anceps Rad.
Mutilla anceps Radoszkowski, dans Fedtschenko, Voyage au Turkes- tan, 4877, p. 40, pl. II, fig. 9, G.
G Bien que Radoszkowski place ce mâle dans un groupe différent, il ne parait pas distinct de M. incerta dont il ne s’écarte que par ses ailes faiblement enfumées sur leurs deux derniers tiers, avec la nébu- losité subapicale plus étendue et formant une bande mal définie, con- tiguë à l’extrémité des cellules caractéristiques et n’atteignant pas tout à fait le bord externe, Sa taille est de 8 à 14 millimètres et il provient aussi du Turkestan.
40. Mutilla elongata Rad.
Mutilla elongata Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, pA7
< Se rapproche des deux précédents par ses yeux grands, faible- ment échancrés en dedans, par ses ocelles gros et saillants, par ses antennes longues, ses mandibules munies d’une forte dent en dehors, ses écaillettes grandes et son stigma celluliforme, mais il est plus allongé, son second segment abdominal est moins élargi relativement au premier, le bord postérieur du second segment et les deux suivants sont garnis de longs poils grisätres, formant des bandes assez larges mais peu compactes. Le thorax, les écaillettes et les antennes sont
20 ERMEST ANDRÉ.
rouges, le reste du corps est plus ou moins noir ou d’un brun noirâtre, les ailes sont hyalines avec l'extrémité faiblement noirâtre et offrent trois cellules cubitales dont la dernière ainsi que la seconde nervure récurrente sont faiblement tracées.
Caucase et Perse.
A1. Mutilla quinquefasciata (0].) Rad.
Mutilla quinquefasciata Radoszkowski, dans Fedtschenko, Voyage au Turkestan, 1877, p. 29, pl. IL, fig. 4, &.
a Le mäle attribué à cette espèce par Radoszkowski ne peut abso- lument lui convenir, mais n’est autre que la M. elongata du même auteur.
42. Mutilla Komarovii Rad.
Agama Komarovii Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p.38, C:
a Cette espèce, originaire de la région transcaspienne, est l’un des types de mon sous-genre Pseudophotopsis, caractérisé par les ocelles gros et saillants, les veux très grands, réniformes, touchant la base des mandibules, non ou à peine échancrés en dedans, très sensiblement sinués en dehors, par les mandibules armées d’une forte dent à leur bord externe, et par les ailes pourvues de deux cellules cubitales avec parlois des traces d’une troisième plus ou moins distincte. Une parti- cularité remarquable présentée par cette espèce est d’avoir le postscu- tellum armé, en son milieu, de deux petites épines ou dents spiniformes, presque verticales.
Dans le Catalogue de Dalla Torre, la Komarovii est donnée comme synonyme de obliterata Sm. et indiquée comme étant le mäle de M. continua Fabr. L'assimilation de Komarovii à obliterata est fort probable, car la description de Smith s’adapte tout à fait à cette espèce. Quant à considérer obliterata comme étant le mâle de continua Fabr., je ne saurais, sans preuves directes, me ranger à cette opinion. En effet, malgré le peu de confiance qu’on doive avoir dans les mariages, le plus souvent mal assortis, proclamés à la légère par Radoszkowski, je con- sidère comme assez plausible l'identité des deux sexes de M. incerta décrits par cet auteur. Or, la femelle de M. incerta est tellement sem- blable à continua qu’elle paraît n’en constituer qu’une variété; d’où il suit que le mäle de la continua typique doit avoir les plus grands rap- ports avec celui de l’incerta. Il n’en est cependant pas ainsi pour obli- terata (— Komarovi) qui est absolument distinct du mäle d’éncerta,
Mutillides. 21
puisque ce dernier est dépourvu d’épines postscutellaires, a les yeux nettement échancrés en dedans, à peine sinués en dehors, les écail- lettes grandes avec le bord postérieur réfléchi, le stigma petit et celluli- forme et les ailes nettement pourvues de trois cellules cubitales.
J'ajouterai qu'un mâle, étiqueté obliterata dans la collection Radosz- kowski, ne se rapporte pas à cette espèce et n’est pas non plus con- forme à la description d’obliterata donnée par les auteurs de [a Mono- graphie des Mutilles, mais n’est autre chose que la M. dichroa Sich. Rad. (— quinquedentata Mor.),
43. Mutilla askhabadensis Rad,
Agama askhabadensis Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 39, G.
a Ce mäle n’est absolument pas distinct de Komarovi dont il cons- titue un simple synonyme.
44. Mutilla kokpetica Rad.
Agama kokpetica Radoszkowski, Horae Soc, ent. Ross., XIX, 1885, p. 40, G.
a C’est un mâle absolument semblable à Komarovii et pourvu, comme lui, de deux épines postscutellaires ; il ne s’en distingue que par sa coloration un peu plus obscure, sa sculpture un peu plus forte, par ses ailes non hyalines mais légèrement et inégalement enfumées, et par ses tibias postérieurs pourvus de quelques épines, Provenant des mêmes régions que le Komarovii, j'incline à penser qu'il n’en est qu'une simple variété, ce qui pourtant ne deviendra absolument certain que lorsque les femelles de ces Mutilles seront connues,
45. Mutilla caucasica Rad.
Agama caucasica Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, Dar, ©,
a C’est encore une espèce extrêmement voisine et peut-être une simple variété de Komarovi, ne s’en distinguant que par sa taille plus petite, sa couleur plus claire, sa sculpture plus faible, son premier segment abdominal un peu plus allongé, et par la présence, sur la tranche externe des tibias postérieurs, de quelques épines qui man- quent chez Komarovi.
Ce même nom de caucasica ayant déjà été employé par Radoszkowski,
22 ERNEST ANDRE.
en 1865, pour une espèce différente, avait été changé en celui de cau- casicola par Dalla Torre dans son catalogue universel, mais le premier nom de caucasica devant disparaître (voir n° 63), cette appellation peut être conservée pour la présente espèce.
46. Mutilla caspica Rad.
Agama caspica Radoszkowski, Horae Soe. ent. Ross., XIX, 1885, D39C loc cit XXI M887, n°1000;
G Ce mâle, dont F. Morawitz (!) a donné une seconde description très complète, est bien distinct de Komarovii et formes voisines par l'absence d’épines au postscutellum, par la tête plus carrée, beaucoup plus longuement prolongée derrière les veux, par la dent externe des mandibules beaucoup plus faible, par le corps plus robuste et par lab- domen plus sessile.
© La femelle attribuée par l’auteur à caspica ne peut lui appartenir, puisqu'elle n’est pas autre chose qu’un petit individu, de coloration rougeàtre, de la M. incerta Rad. (— turcestanica D. T.), ne se distinguant en rien des autres exemplaires à coloration brunâtre qui ont servi de types à la description d’incerta.
47. Mutilla asiatica Rad.
Tricholabiodes asiaticus Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 36, &; loc. cit., XXI, 1887, p. 99, ©.
a Ce mâle est une simple variété et peut-être même synonyme de M. pedunculata K]., dont il ne se distingue par aucun caractère sé- rieux, ainsi que j'ai pu m'en assurer par la comparaison des individus typiques avec d’autres exemplaires provenant d'Égypte et d’Abyssinie.
© Radoszkowski lui donne pour femelle un insecte tout à fait sem- blable à aegyptiaca Rad., dont je précise ci-après les caractères, en faisant certaines réserves au sujet de son assimilation avec le mâle qui lui est attribué.
48. Mutilla aegyptiaca Rad.
Mutilla aegyptiaca Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XII, 1876, p. 138, Ç. ® Malgré la description absolument insuffisante de Radoszkowski,
(1) F. Morawitz, Horae Soc. ent. Ross., XXIV, 1890 p. 640.
Mutillides. 23
j'avais cru reconnaitre cette espèce dans un exemplaire d'Obock, appar tenant au Muséum de Paris, et je l'avais décrit comme tel, mais toute- fois avec une certaine hésitation, dans les Annales de la Société ento- mologique de France de 1898, p. 70.
Mes réserves étaient justifiées, car les individus typiques existant dans la collection que j'ai sous les yeux me démontrent que mon assi- milation était erronée et que l’insecte d'Obock est une espèce fort différente, dont le nom doit être changé en celui de mendax nov. sp.
Voici les caractères présentés par la véritable aegyptiaca d'après le type :
Entièrement d’un testacé un peu rougeàtre, avec tout ou partie du second segment abdominal et parfois l’abdomen presque entier brun ou d’un brun noir; antennes et pattes d’un testacé pâle; le corps ainsi que les pattes sont assez abondamment hérissés de longs poils cendrés ; les segments deux et suivants de l’abdomen, tant dorsaux que ven- traux, sont plus densément ciliés de longs poils blanchâtres à leur bord apical.
Tête à peu près aussi longue que large et un peu plus étroite que le thorax, presque rectiligne en arrière, peu prolongée et peu rétrécie derrière les veux, microscopiquement granuleuse, peu luisante, avec des points piligères superficiels et peu serrés; veux grands, briève- ment elliptiques, convexes, très luisants, presque lisses, assez distants de l'articulation des mandibules ; ces dernières assez étroites, acuminées au sommet qui est noirâtre; antennes robustes, second article du funi- cule un peu plus long que le troisième. Thorax trapézoïdal, rétréci en arrière, microscopiquement granuleux, mat, marqué de points pili- gères peu profonds et peu serrés, avec de petites élévations tuberculi- formes sur le métanotum ; onglet scutellaire étroit, mais bien distinet, rembruni au sommet. Abdomen ovale, sessile; premier segment court, beaucoup plus étroit que le suivant avec lequel il s'articule sans étran- glement ; il est muni en dessous d’une carène basse et très faiblement crénelée ; second segment très finement granuleux et éparsement pone- tué, mat, non caréné en dessous; les segments suivants très finement pointillés ; dernier segment muni d’une aire pygidiale densément cou- verte de petites aspérités comme les dents d’une ràpe, ses bords latéraux finement crénelés. Tibias intermédiaires et postérieurs armés extérieurement de fortes épines, les antérieurs avec des cils pectini- formes robustes, obtus au sommet; éperons d’un testacé pâle. — Long. 5-8 mill.
Dans un travail postérieur {Horae Soc. ent. Ross., XXI, 1887, p. 99), Radoszkowski à considéré sa MW. aegyptiaca comme étant la femelle de
24 ERNEST ANDRÉ.
M. pedunculata Klug, mais cette assertion, qui n’est basée sur aucune preuve directe, ne doit être acceptée qu'avec réserve, bien que rien n'autorise à la rejeter a priori, comme on peut le faire pour bien
’autres assimilations proposées par le même auteur et dont l’impossi- bilité est absolue. Dans le cas qui nous occupe, on ne peut que s’éton- ner de voir une femelle à abdomen à peu près sessile appariée à un mâle dont l'abdomen est longuement pétiolé, mais cette anomalie n'est pas sans exemple, et les Mutilles exotiques en fournissent d'aussi sin- oulières.
49. Mutilla Mlokosewitzi Rad.
Dasylabris Mlokosewitzi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 47, G.
a Ce mâle, qui provient du Caucase, ne paraît être qu’une aberra- tion de M. maura L. var. arenaria Fabr., chez laquelle la pubescence blanche a envahi la majeure partie du second segment de l'abdomen. Des aberrations de même nature s’observent également chez d’autres espèces.
50. Mutilla desertorum Rad.
Mutilla desertorum Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XXX VIII, 1865, p. 452, pl. VII, fig. 4, ç.
® Ce n’est, à mon avis, qu'une variété noire de maura L., voisine de arenaria Fabr., mais chez laquelle les taches latérales blanches du second segment abdominal se réunissent pour former une large bande subapicale, plus ou moins échanerée au milieu de son bord antérieur. De plus, les segments ventraux sont totalement dépourvus de bandes ou de franges de poils pâles.
Cette Mutille provient de Songarie.
51. Mutilla Sarafschani Rad.
Mutilla Sarafschani Radoszkowski, dans Fedtschenko, Voyage au Turkestan, 1877, p. 41, pl. IL, fig. 11 et 12, © G.
@ Tout à fait semblable à M. desertorum Rad., sauf que le second segment ventral est plus ou moins cilié de poils blancs. Parfois aussi la bande subapicale du second segment dorsal est très faiblement in- terrompue en son milieu, au lieu d’être simplement échancrée en avant.
a Le mâle qui lui est attribué ressemble à maura L. var. arenaria
Mutillides. 25
Fabr., mais s’en distingue par l'absence de poils blancs sur la tête et le pronotum, par la base du second segment abdominal pourvue de cils blanchâtres, simulant une bande mal définie, et par le quatrième segment orné d’une bande de pubescence blanchâtre comme le troi- sième et le bord apical du second, tandis que, chez arenaria, le qua- trième segment est ordinairement dépourvu de bande claire.
52. Mutilla Manderstiernii Rad,
Mutilla Manderstiernii Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XXXVIIT, 1865, p. 460, pl. IX, fig. 1, G. — Horae Soc. ent. Ross., XV, 1880, p. 149, ©.
® La femelle ressemble extrêmement à M. desertorum Rad., mais les ornements sont plus jaunâtres, passant au doré päle, et les quatrième et cinquième segments abdominaux sont entièrement noirs et tout à fait dépourvus de tache médiane de pubescence pâle.
& Le mäle est semblable à celui de maura L. var. arenaria Fabr.. mais le second segment de l'abdomen porte, au milieu de sa base, une tache arrondie de pubescence blanche, accompagnée ou non, de chaque côté, d’une tache plus ou moins vague de pubescence semblable et très éparse; la bande apicale de ce même segment paraît aussi plus large que chez les exemplaires africains d’arenaria.
Cette espèce provient du Caucase,
53. Mutilla cypria Sich. Rad.
Mutilla cypria Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent, Ross., VI, 1869, p. 273, G. |
a Ce mäle est, de l’aveu même des auteurs, très voisin de M. rubri- cans Lep., dont il ne se distingue que par le métanotum seul rouge, tandis que chez rubricans le mésonotum et le scutellum sont aussi de cette couleur. Tous deux paraissent d’ailleurs être de simples variétés de maura L., chez lesquelles lornementation ordinaire de l'abdomen est augmentée d’une tache arrondie, de pubescence blanchâtre, au mi- lieu de la base du second segment.
Les exemplaires de la collection Radoszkowski proviennent de Chypre et d'Algérie.
»4. Mutilla carinata Sich. Rad.
Mutilla carinata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1865, p. 272, pl. X, fig. 2, G.
26 ERNEST ANDRÉ.
Cette espèce, dont le nom déjà employé par Smith a été changé par Dalla Torre en celui de carinulata, est également très voisine de maura L. Elle a tout le corps noir, ainsi que les antennes et les pattes, avec le métanotum seul rouge. Le premier segment abdominal est cilié de poils argentés, et une bande de pubescence semblable, triangulaire- ment échancrée en avant, orne le sommet du second segment. Le corps et les pattes sont hérissés de poils noirs, les éperons sont noirs, et la couleur ainsi que la nervulation des ailes sont semblables à celles de maura.
Ces mâles proviennent de Corse.
55. Mutilla Koenigi Rad.
Dasylabris Koenigi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XXII, 1888, p. 348, G; loc. cit., XX VII, 1893, p. 492, ©.
G Entièrement semblable à MW. arabica O1., sauf que le second seg- ment abdominal est dépourvu de la large bande basale de pubescence blanche qui se remarque chez cette dernière espèce, et que les articles trois et suivants du funicule sont d’un brun rougeätre. Comme chez arabica, les mandibules sont armées d’une forte dent à leur bord externe, le second article du funicule est transversal, au moins moitié plus court que le troisième, le thorax est court, brusquement tronqué en arrière presque immédiatement après le postscutellum, le premier segment de l'abdomen est court, plus élargi en arrière que chez mawr'a, chargé en dessous d’une carène finement crénelée; le second segment est muni en dessous de trois carènes basales longitudinales ; le vertex, le pronotum et le scutellum sont densément garnis de villosité d’un blanc jaunâtre; le premier segment abdominal est cilié en arrière de poils blanchâtres, les troisième et quatrième sont entièrement garnis de pubescence de même couleur et brièvement ciliés en-dessous de poils semblables; les pattes sont hérissées de poils noirs mélangés à quelques poils blanchâtres sur les tibias, ces derniers sont pourvus de quelques épines noirâtres et les éperons sont noirs. Les ailes sont obscures avec le stigma petit, la cellule radiale courte, arrondie au sommet, trois cellules cubitales et une seule nervure récurrente reçue au milieu de la seconde cellule eubitale. — Long. 12 mill.
® La femelle qui lui est attribuée, mais qui ne peut lui appartenir, est identique à M. Manderstiernii Rad. dont elle ne se distingue par aucun caractère, sinon que la tache basale de son second segment est plus petite et plus allongée, ce qui est tout à fait insignifiant.
Ces insectes proviennent de Turcomanie.
LL “+
Mutillides.
56. Mutilla crenata Rad.
Mutilla crenata Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XXX VIIT. 1865, p. 462, G. — Fedtschenko, Voyage au Turkestan, 1877, p. 41, DC
d Sauf la taille un peu plus grande, le type de ce mâle, provenant de Songarie, n’est pas distinct de M. Olivieri Sich. Rad., dont j'ai ré- cemment (Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p. 7) précisé les caractères d’après lexemplaire typique existant au Muséum de Paris.
© La femelle du Turkestan, qui lui est attribuée par Radoszkowski mais ne peut lui appartenir, n’est autre que la MW. maura L. var. are- naria Fabr. 57. Mutilla rubrosignata Rad.
Mutilla rubrosignata Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XXX VIII, 1865, p. 461, pl. IX, fig. 4, SG.
3 Semblable à éfalica Fabr., sauf que le mésonotum et les écaillettes sont parsemés de pubescence blanchâtre et que les troisième et qua- trième segments de l'abdomen sont revêtus en dessus d’une pubes- cence serrée, d'un blanc jaunâtre.
Sibérie et France méridionale.
»8. Mutilla concolora Rad,
Mutilla concolora Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XX X VIT. 1865, p. 461, pl. IX, fig. 3, G.
G Ce mâle, décrit en 1865, réuni ensuite par l’auteur à M. lugubris Fabr., a été à nouveau séparé par lui comme espèce distincte, en 1885, d’après de prétendus caractères tirés exclusivement de l'armure copu- latrice. Cette distinction est purement illusoire et les exemplaires ty- piques ne se distinguent en aucune facon de ceux classés comme lu- qubris dans. la collection.
99. Mutilla ornata (Klug) Rad.
Mutilla ornata Radoszkowski, dans Fedtschenko, Voyage au Turkes- tan, 14877, p. 40, pl. IL, fig. 10, G.
a Le mâle rapporté à cette espèce par Radoszkowski est, d'après le iype en assez mauvais état qui provient du Turkestan, tout à fait sem- blable à lugubris Fabr., avec cette différence que le second segment
28 ERNEST ANDRÉ,
de l'abdomen est orné, au milieu de son bord apical, d’une tache assez vague et plus ou moins quadrangulaire, de pubescence d’un blanc soyeux. La tête etle thorax sont aussi revêtus d’un peu de pubescence blanchâtre mélangée aux poils noirs. Les ailes sont pourvues de deux cellules cubitales et d’une seule nervure récurrente.
60. Mutilla decorata Sich. Rad.
Mutilla decorata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross... VI, 1869, p. 215, ©. — Fedtschenko, Voyage au Turkestan, 1877, p. 33, pl. JL, fig. 6, G.
Le nom de decorata, déjà préoccupé par Smith pour une espèce bré- silienne, a dû être changé par Dalla Torre en celui de decoratissima.
@ La femelle, dont je n'ai pas vu le type qui provenait d'Égypte, mais dont un exemplaire d'Algérie existe dans ma collection, est tout à fait conforme à la figure 24, planche XIX de l'Atlas de Savigny et à la description qu’en ont donnée Sichel et Radoszkowski. Elle ressemble complètement à ornata Klug, et ne s’en distingue que par la présence d’une tache quadrangulaire sur les troisième, quatrième et cinquième segments, formée de même pubescence soyeuse que celle qui compose le reste de l’ornementation.
a Le mâle, qui lui est attribué par Radoszkowski et qui provient du Turkestan, est, d’après le type, entièrement semblable à lugubris Fabr., mais, indépendamment des poils noirs qui hérissent tout le corps, le premier segment abdominal est faiblement cilié de courts poils argen- tés à son bord postérieur, et le second segment est orné d’une large bande apicale de pubescence semblable, anguleusement dilatée en son milieu et plus ou moins échancrée de chaque côté de cette dilatation, reproduisant, à peu près, quoique d’une façon moins nette, la disposi- tion de la bande analogue qu’on observe chez la femelle. Le troisième segment porte aussi en son milieu quelques poils argentés, simulant une tache assez vague qui disparaît facilement. Enfin, la tête et le tho- rax, entierement noirs chez l'individu typique, peuvent, chez d’autres, être plus ou moins garnis de pubescence argentée, très éparse. Les ailes sont pourvues de deux cellules cubitales et d’une seule nervure récurrente.
61. Mutilla sejugis Rad.
Dasylabris sejugis Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 46, 9.
Mutillides. 29
® C’est simplement la W. argentata Nill., var. bifasciata Klug, es- pèce répandue dans toute la région méditerranéenne. Les exem- plaires sur lesquels est basée la description proviennent de Sibérie.
62. Mutilla Kuschakewitzi Rad.
Mutilla Kuschakewitzi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XXII, 1888, p. 331, G.
a Ce mäle, indiqué comme provenant de la Russie d’Asie, est tout à fait identique à M. nigra Sm., d’Aru et de Nouvelle-Guinée, dont j'ai jadis (Ann. Mus. civ. Genova, 1896, p. 78) complété la descrip- tion. Il parait donc certain que l'indication de patrie est erronée et que le nom de Kuschakewitzi doit tomber au rang de simple syno- nyme de nigra Sm.
63. Mutilla caucasica Rad.
Mutilla caucasica Radoszkowski, Bull. Soc. Natural. Moscou, XXX VIIE, 1865, p. 459, pl. VIL fig. 9, &.
a C’est par erreur que ce mâle est indiqué comme originaire du Caucase; il appartient en réalité à une espèce australienne et n’est autre que celui de W. rugicollis Westw. var. obscuriventris André, que j'ai décrit d’après un individu reçu directement du Queensland.
II. — ESPÈCES ASIATIQUES ET AFRICAINES.
64. Mutilla perfecta Sich. Rad.
Mutilla perfecta Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VE, 1869, p. 278, pl. X, fig. 7, &.
d Ce mäle aptère est fort remarquable et semblable d'aspect à ceux des capitata Luc. et Chiesii Spin. d'Europe. Il a été représenté d’une facon très reconnaissable par les auteurs de la Monographie des Mu- tilles, sauf toutefois que l'abdomen, figuré comme subpétiolé, est tout à fait sessile. Voici d’ailleurs quelques indications pour compléter la description de Sichel et Radoszkowski.
Noir ou d’un brun noir, avec le mésothorax, le scutellum et la partie médiane du métanotum rouges; une petite tache sur le vertex, une autre un peu transverse au bord apical du premier segment de l’abdo- men, {rois autres à l'extrémité du second segment, l'intermédiaire sub- triangulaire, touchant le bord apical, et les deux latérales en ovale
30 ERNEST ANDRE.
allongé, n’atteignant pas tout à fait le sommet du segment; quatrième et cinquième segments ornés chacun d’une tache médiane transverse ; toutes ces taches formées de pubescence fine, soyeuse, d’un blanc d'argent,
Tête transversale, plus large que le thorax, plus étroite en arrière qu’en avant, avec les angles postérieurs arrondis; elle est finement et densément ponctuée-réticulée; yeux grands, ovales, assez rapprochés de larticulation des mandibules, ocelles petits mais très distincts; mandibules assez larges, tridentées au sommet; second article du fu- nicule une fois et demie aussi long que le premier (les antennes ont probablement 13 articles, mais les derniers manquent). Thorax nette- ment divisé par des sutures très distinctes, finement ponctué-réticulé en dessus, plus fortement sur le métanotum; pronotum large, recti- ligne en avant, avec les angles presque dentiformes, fortement et an- guleusement échancré à son bord postérieur; mésonotum et scu- tellum plans; écaillettes petites mais bien distinctes, blanchâtres, lisses et luisantes ; métanotum séparé du reste du thorax par un profond sillon rectiligne, ses bords latéraux armés de fortes dents spiniformes. Abdomen sessile, de sept segments, le premier court, cupuliforme, aussi large que le suivant, dernier segment convexe, sans aire pygi- diale. Tibias peu épineux, éperons pâles, — Long. 7 mill.
Perse méridionale.
65. Mutilla himalajensis Rad.
Mutilla himalajensis Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross, XIX, 1885:1p.411; 6:
a Cette espèce, qui provient de l'Himalaya, est identique à M. Stefani Magr., de Birmanie (Ann. Mus. civ. Genova, XX XII, 1892, p. 227), ainsi que j'ai pu m'en assurer par la comparaison avec un type de cette der- nière espèce que je tiens de M. Magretti. Je renvoie donc, pour plus de détails, à la description de cet auteur, en faisant observer que le nom de Stefanii doit tomber en synonymie, puisque celui de himala- jensis à l’antériorité.
66. Mutilla trunconomalica Rad.
Mutilla trunconomalica Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p. 24, G.
a Le type de ce mâle, dont il ne reste plus que des débris, ne se prête pas à une description sérieuse. L'auteur compare son espèce à
Mutillides. 31
M. dimidiata Lep., mais si elle ressemble à cette dernière par la taille, la coloration, le mode de sculpture et l'abdomen cilié de poils fauves, elle s’en écarte tout à fait par la forme du métathorax qui est sensi- blement plus long, rétréci en arrière et non quadrangulaire comme chez dimidiata, et surtout par la forme du seutellum qui, au lieu d'être élevé en éminence conique avec la pointe lisse et luisante, est arrondi, médiocrement convexe et densément ponctué-réticulé sur toute sa surface.
67, Mutilla luzonica Rad.
Mutilla luzonica Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p: 25; ©.
G La description de ce mâle peut se compléter ainsi d’après le type qui provient de Luçon (Philippines).
Tête, thorax, antennes, pattes et les trois ou quatre derniers seg- ments de l'abdomen noirs, le reste de l'abdomen rouge, sauf le pre- mier segment qui est d’un brun rougeûtre. Tête et thorax avec des poils grisâtres, mélangés en dessus de quelques poils noirs ; le front, l’épis- tome, les joues, le pronotum, les flanes du mésothorax et la partie supérieure du métanotum plus ou moins densément revêtus de pubes- cence argentée, soyeuse; abdomen presque glabre, ses segments très éparsement ciliés de poils grisätres, devenant noirs sur les segments apicaux où ils empruntent la couleur du tégument. Pattes hérissées de poils blanchâtres: éperons blancs.
Tête de la largeur du thorax, non prolongée derrière les yeux, densément ponctuée, régulièrement et faiblement arquée en arrière. Yeux grands, occupant presque toute l'étendue des bords latéraux, assez rapprochés de l'articulation des mandibules, de sorte que les joues sont moins longues que le second article du funicule. Ocelles très groupés. Mandibules munies d’une forte.dent à leur bord externe. An- tennes robustes, second article du funicule à peine plus long que le troisième. Pronotum fortement et densément ponctué, échancré en are court à son bord postérieur; mésonotum un peu moins densé- ment ponctué que le pronotum; sillons parapsidaux bien marqués et à peine raccourcis en avant; écaillettes grandes, lisses, luisantes, presque imponctuées ; scutellum saillant, en forme de cône obtus, den- sément ponctué-réticulé, chargé en son milieu d’une carène lisse et luisante; métanotum subquadrangulaire, non où à peine rétréei en arrière, grossièrement ridé-réticulé, pourvu au milieu de sa face dor- sale d’une aréole en triangle allongé, divisée en son milieu par une
32 ERNEST ANDRÉ.
carène longitudinale; mésopleures et métapleures presque lisses et luisantes. Abdomen subsessile, premier segment plus étroit que le sui- vant mais à peine contracté à son articulation postérieure, éparsement ponctué en dessus, chargé en dessous d’une carène largement mais peu profondément échancrée ; second segment lisse, luisant, imponctué sur son disque, éparsement ponctué sur les côtés et en dessous; les segments suivants très finement et éparsement ponctués. Pattes dé- pourvues d’épines. Ailes subhyalines à la base, obscurcies et avec un éclat violacé sur le reste de leur surface; stigma opaque, cellule ra- diale assez longue, brièvement tronquée au sommet; trois cellules cu- bitales et deux nervures récurrentes reçues vers le milieu des deuxième et troisième cellules cubitales. — Long. 13 mill.
Très voisine de W. analis Lep., mais distincte surtout par les poils de son abdomen plus épars et d’une couleur grisätre au lieu d'être d’un fauve doré.
68. Mutilla accedens Sich. Rad.
Mutilla accedens Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 227, ©.
© J'ai déjà (Ann. Mus. civ. Genova, 1896, p. 69) parlé de cette es- pèce dont le type provient de Manille et mesure 16 millimètres de lon- gueur; je n’ai donc pas y revenir.
69. Mutilla vicina Sich. Rad.
Mutilla vicina Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 228, ©.
© Le type, qui provient d’'Amboine, est absolument semblable à acce- dens Sich. Rad., sauf que la bande blanche du troisième segment ab- dominal est faiblement interrompue en son milieu. Peut-être n'est-ce qu'une variété de la précédente?
Sous le nom de var. $ minor figure un petit individu de Luçon (Phi- lippines) qui n'appartient pas à cette espèce, mais doit être la M. phi- lippinensis Sn.
70. Mutilla subintrans Sich. Rad.
Mutilla subintrans Sichel et Padoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., NI, 1869, p. 228, ©. Q Très voisine des deux précédentes dont elle reproduit les carac-
Mutillides. 33
tères plastiques, cette espèce parait ne s’en distinguer, d’après les au- teurs mêmes, que par sa taille plus petite (10-12 mill.) et par l’orne- mentation de son abdomen dont les troisième et quatrième segments porteraient des bandes entières de pubescence blanche. Le type, pro- venant de Timor, est défloré et ne laisse pas reconnaître ces carac- tères.
71. Mutilla bioculata Sich. Rad.
Mutilla bicculata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross. VI. 1869, p. 224, pl. VIIL, fig. 2, Q
9.
© Petite espèce du Sénégal assez bien figurée mais insuffisamment décrite par les auteurs de la Monographie. Il ne sera done pas inutile de donner quelques indications complémentaires d’après le type unique existant dans la collection Radoszkowski.
Tête, antennes, pattes et abdomen noirs ou d’un brun noir, thorax d’un rouge sombre avec les mésopleures d’un brun noir; côtés des deuxième, troisième et quatrième segments de l'abdomen largement rouges ainsi que tous les arceaux ventraux; sur le second segment dorsal les parties rouges forment deux très grandes taches latérales, recouvertes partiellement d’une pubescence d’un doré soyeux ; deuxième et troisième segments revêtus de même pubescence formant deux bandes raccourcies sur les côtés et interrompues en leur milieu par un espace plus étroit que la largeur de l’une d'elles; bord apical du pre- mier segment dorsal, ainsi que celui des segments ventraux et la pé- riphérie de aire pygidiale, ciliés de poils jaunâtres ; pattes hérissées de poils jaunâtres, éperons blancs.
Tête quadrangulaire-arrondie, de la largeur du thorax, assez gros- sièrement réticulée, parsemée de pubescence jaunâtre; veux grands, plus éloignés de larticulation des mandibules que de l’occiput: man- dibules étroites, acuminées au sommet ; second article du funicule des antennes à peu près deux fois aussi long que le troisième. Thorax rec- tangulaire, à côtés droits et parallèles, nettement et verticalement tronqué en arrière, grossièrement ridé-réticulé, sans onglet scutellaire, mais avec le bord postéro-supérieur paraissant denticulé par suite de la forte sculpture dorsale. Abdomen sessile, en ovale court; premier segment éparsement ponctué en dessus, assez court, plus étroit que le suivant avec lequel il s'articule sans étranglement; second segment couvert en dessus de points allongés, assez serrés, éparsement ponc- tué et luisant en dessous; dernier segment dorsal muni d’une aire py- gidiale plane, nettement et longitudinalement ridée-striée. — Long. 6 mill.
Ann. Soc. Ent. Fr., LXvIrI, 1899. 3
34 ERNEST ANDRÉ. 72 Mutiila argenteopicta Sich. Rad.
Mutilla argenteopicta Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross. VI, 1869, p. 226, pl. VIIT, fig. 3, 9.
® D'après l’exemplaire existant dans la Collection Radoszkowski, cette espèce ne me parait être qu'une petite forme de celle décrite et figurée sous le nom de leucopis par M. de Saussure dans Grandidier, Histoire de Madagascar, 1892, p. 266, pl. VIT, fig. 4. Je renvoie à cette description suffisante pour faire reconnaitre l’insecte qui doit conserver le nom qui lui a été donné par Sichel et Radoszkowski, comme ayant la priorité, L’individu que j'ai sous les yeux est étiqueté d'Afrique, sans autre indication, mais doit évidemment provenir de Madagascar comme ceux décrits par H. de Saussure. J’ajouterai que, malgré la description et le nom donné à cette Mutille par ses premiers parrains, les ornements abdominaux sont d’un doré pâle et non argentés chez lexemplaire que j'ai sous les yeux, et deviennent même d’un fauve doré chez un autre individu de ma collection.
73. Mutilla multispina Sich. Rad.
Mutilla multispina Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 237, pl. VIIL fig. 9, ç.
® C’est une simple variété de M. trimaculata Lep., avec la tête et le thorax rouges. Un second exemplaire, existant sous le même nom dans la Collection Radoszkowski, à la tête noire et le thorax seul rouge. Le type de Lepeletier et celui de Radoszkowski provenaient du Séné- gal; je possède un individu de W. trimaculata, à avant-corps noir, que j'ai reçu de la côte orientale d'Afrique.
74. Mutilla ceylanensis Sich. Rad.
Mutilla ceylanensis Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross.. NI, 1869, p. 247, ©.
Q Cette Mutille cingalaise est la même que W. hexaops, également de Ceylan, décrite et très exactement figurée par H. de Saussure dans les Annales de la Société entomologique de France, 1867, p. 356, pl. VIT, fig. 6. C’est à tort que Sichel et Radozskowski disent que leur ceylanensis porte des taches rondes sur les 2°, 3° et 4e segments de l'abdomen. Ces taches sont, d’après le type, ovales sur le second seg- ment et quadrangulaires sur les troisième et quatrième, telles d’ailleurs
Mutillides. 35
que les indique la figure de de Saussure. Le nom de hexaops ayant la priorité, celui de ceylanensis devra tomber en synonymie.
Il est probable que la W. acidalia Cam. (Mém. Manchester Phil. Soc., 1897, p. 56), que je ne connais que d’après la description, n’est autre chose qu’une variété à pattes noires de MW. hexaops.
75. Mutilla ovata Sich. Rad.
Mutilla ovata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 184, ©.
© L'unique exemplaire typique est en fort mauvais état et ne se prête pas à une bonne description.
Tête et thorax d’un rouge foncé en dessus, noirs en dessous; abdo- men noir, orné, au bord postérieur de ses trois premiers segments, de bandes de pubescence d’un jaune d’or, fortement interrompues en leur milieu (!); le second segment ventral et les suivants longuement ciliés de poils dorés. Pattes d’un brun noir avec les articulations et les tarses rougeàtres; éperons d’un ferrugineux pâle.
Tête petite, plus étroite que le thorax, à peu près rectiligne en ar- rière avec les angles postérieurs arrondis, grossièrement ridée-réticu- lée ; antennes robustes, second article du funicule à peine plus long que le troisième, les suivants plus larges que longs ; mandibules courtes, inermes, terminées en pointe mousse. Thorax très court, presque arré, aussi large que long, à peine rétréei en arrière, nettement tron- qué à ses deux extrémités, grossièrement ridé-réticulé; pleures con- caves, lisses et luisantes. Abdomen tout à fait sessile; premier segment aussi large que le suivant, court, tronqué en avant, chargé en-dessous d’une carène courte et échancrée en arc: second segment longitudina- lement ridé-réticulé en dessus, presque lisse au milieu de son bord postérieur, fortement mais peu densément ponctué en dessous ; seg- ment apical muni d’une aire pygidiale fortement et longitudinalement ridée, les rides s’effaçant en arrière. — Long. 13 mill.
Voisine de notata Lep., mais distincte par la forme plus courte et par son second segment abdominal muni, comme le troisième, d’une bande largement interrompue.
(1) Les auteurs de la Monographie des Mutilles ne parlent pas de la bande du second segment dont il ne reste, il est vrai, que des traces, mais dont l'existence est certaine.
36 ERNEST ANDRE.
76. Mutilla scabrofoveolata Sich. Rad.
Mutilla scabrofoveolata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 180, pl. VIE, fig. 6, ©.
® Cette espèce, de l'Afrique occidentale, est très insuffisamment et inexactement décrite, puisque les auteurs, dans leur diagnose, disent que les trois premiers segments de l’abdomen portent une bande in- terrompue de poils blancs, tandis que celle du troisième segment est seule interrompue, celle du premier étant large et entière et celle du second plus étroite, mais également entière et triangulairement dilatée en son milieu.
Elle ressemble d’ailleurs extraordinairement à la M. penicillata André (Ann. Soc. ent. Fr., 1894, p. 676 et loc. cit., 1898, p. 11), de Delagoa Bay, et ma description lui convient entièrement, sous les seules diffé- rences que chez scabrofoveolata la tête est à peu près de la largeur du thorax, rouge comme ce dernier, et que le second segment de l’abdo- men porte à son bord apical une bande étroite, triangulairement dilatée en son milieu, au lieu d’être orné d’une tache apicale en forme de touffe isolée, et d’être très faiblement cilié sur les côtés de son bord postérieur comme chez penicillata. Je ne serais donc pas éloigné de croire que la M. penicillata pût être une variété locale de scabrofoveo- lata, puisque les caractères plastiques sont les mêmes chez les deux espèces.
77. Mutilla disparimaculata Sich. Rad.
Mutilla disparimaculata Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 183, pl. VIIL, fig. 4, ç.
® J’ai déjà précisé les caractères de cette espèce, d’après le type de la collection Sichel, dans les Annales de la Société entomologique de France, 1898, p. 10. L’exemplaire de la collection Radoszkowski, pro- venant également du Sénégal, est tout semblable mais un peu plus petit, ne mesurant que 13 millimètres.
78. Mutilla diselena Sich. Rad.
Mutilla diselena Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI 1869, p. 248, pl. VIIL, fig. 40, ç.
® Le type unique de cette Mutille du Sénégal me permet de complé- ter ainsi la description des premiers auteurs.
Noire, avec le thorax d’un rouge sombre; tête et thorax avec une pubescence jaunâtre, fine et très éparse, et peu densément hérissés de
Mutillides. JA
poils courts et noirâtres; abdomen peu densément revêtu de pubes- cence couchée, noire, éparsement hérissé de poils de même couleur, le dessous et les côtés hérissés de poils blancs. Premier segment orné, à son bord apical, de deux grandes taches de pubescence serrée, d’un blanc jaunâtre, laissant entre elles un intervalle moins grand que la largeur de l’une d'elles, et formant en arrière un pinceau qui se pro- longe un peu sur le segment suivant. Second segment orné, à son bord postérieur, d’une bande assez étroite de pubescence semblable ; troisième segment revêtu en entier de même pubescence formant une large bande interrompue au milieu ainsi que celle du second segment ; dernier segment densément cilié de poils blancs. Pattes brunes, hé- rissées de poils blanchâtres ; éperons blancs.
Tête plus large que le thorax, rétrécie en avant, très arrondie en ar- rière, grossièrement ponctuée-réticulée; yeux ovales, de grandeur moyenne, plus rapprochés de l’articulation des mandibules que de l’occiput; antennes insérées très près l’une de l’autre et très rappro- chées du bord antérieur de la tête, scape arqué, funicule robuste, court, second article près de deux fois aussi long que le troisième, ce dernier et les suivants plus larges que longs, saui les trois articles api- caux qui sont aussi longs ou plus longs que larges. Thorax pirilorme, rétréci en arrière, faiblement contracté en son milieu, ses angles anté- rieurs et postérieurs arrondis; il est très grossièrement ponctué-réti- culé ou même ridé-réticulé en dessus, obliquement déclive en arrière, sans arête entre sa face supérieure et sa face postérieure et sans on- glet scutellaire. Abdomen sessile, premier segment aussi large que le suivant, muni en dessous d’une carène faiblement échancrée, second segment longitudinalement ridé-fossulé en-dessus, fortement ponctué en dessous, avec la troncature antérieure de l’arceau ventral bordée d’une carène en forme d’accolade; dernier segment dorsal convexe, ponctué, sans aire pygidiale. — Long. 10 mill.
Cette espèce est très voisine de W. stupida Gerst. (— bilunata Gerst.), mais elle s’en distingue par son thorax plus arrondi en avant, moins nettement tronqué en arrière, par son second segment abdominal orné à son sommet d’une bande étroite, interrompue au milieu, et non de deux taches semicirculaires, par la bande du troisième segment beau- coup moins largement interrompue au milieu et non réduite, comme chez stupida, à deux tronçons maculiformes, enfin par le cinquième segment dépourvu de pubescence blanche.
38 ERNEST ANDRÉ. 79. Mutilla Mniszechi Rad.
Mutilla Mniszechi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XII, 1876, p. 139, © G.
? J'ai précisé les caractères de la femelle ainsi que ses rapports avec M. slupida Gerst. (Ann. Mus. civ. Genova, 1896, p. 102) d’après des exemplaires appartenant au Musée de Gênes et rapportés par moi à cette espèce qui ne m'était alors connue que par la description de l’au- teur. L’examen du type me démontre que je ne m'étais pas trompé et que mon assimilation était exacte. Je renvoie donc au travail précité pour les détails qu'il est inutile de répéter ici.
a Le male, rapporté d’Abyssinie par M. Raffray en même temps que la femelle, est inexactement décrit par Radoszkowski et il est né- cessaire de compléter et de rectifier ainsi sa description.
Tête, abdomen, antennes et pattes noirs, thorax d’un rouge sombre ; tête et thorax avec des poils couchés, argentés, très épars, et héris- sés en outre de poils noirs, devenant blanchâtres sur le métathorax ; abdomen luisant, second segment orné sur son disque de deux taches arrondies, formées de pubescence serrée d'un blanc d'argent, ces ta- ches placées horizontalement, plus éloignées l'une de l'autre que cha- cune d'elles du bord externe du segment et un peu plus rapprochées de sa base que de son sommet; troisième segment orné de deux ta- ches presque carrées de semblable pubescence, un peu plus rappro- chées Pune de l'autre que celles du second segment; l'intervalle de ces taches, ainsi que la totalité des quatrième et cinquième segments, densément revêtus d’une pubescence d’un noir velouté; sixième et septième segments assez densément couverts de poils argentés. Cuisses, tibias et métatarses hérissés de poils blancs, les autres articles des larses avec des poils noirs; éperons blanes. Aïles fortement enfumées, avec la base, l’extrémité sauf une très étroite bordure apicale, et une tache dans la premiere cellule cubitale d’un blane hyalin.
Tête un peu plus étroite que le mésothorax, à peu près aussi large que longue, arrondie en arrière, fortement ponctuée-réticulée. Yeux assez grands, elliptiques, plus rapprochés de la base des mandibules que de locciput, très étroitement et peu profondément échancrés en de- dans ; ocelles petits et peu distincts; mandibules inermes à leur bord
externe; antennes robustes, second article du funicule à peine plus.
court que le troisième. Thorax ovale, assez allongé, grossièrement ridé-réticulé, la réticulation à mailles beaucoup plus larges sur le mé- tanotum ; pronotum rétréci en avant, arrondi à ses angles antérieurs,
érèal
Mutillides. 39
anguleusement échancré à son bord postérieur; écaillettes grandes, lisses, luisantes, avec quelques points épars; scutellum verticalement élevé en éminence conique, terminé en pointe mousse, aussi grossiè- rement sculpté que le mésothorax:; base du métathorax avec un es- pace médian, triangulaire, assez densément revêtu de pubescence ar- sentée ; il est obliquement déclive en arrière, avec les bords latéraux crénelés. Abdomen sessile, premier segment plus étroit que le sui- vant avec lequel il s'articule sans ressaut, éparsement ponctué en des- sus, uni en dessous d’une carène étroitement et profondément échancrée; second segment assez fortement et éparsement ponctué en dessus et en dessous. Ailes avec le stigma non épaissi et celluliforme ; cellulle radiale grande, non tronquée au sommet, trois cellules cubi- tales et deux nervures récurrentes. Pattes dépourvues d’épines. — Long. 41 mill.
80. Mutilla Raffrayi Rad.
Mutilla Raffrayi Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XII, 1876. p. 138, ©.
© Je complète ainsi, d’après le type, la description de cette jolie es- pèce d’Abyssinie :
Tête d’un brun noir, plus ou moins rougeâtre par places, thorax d'un rouge obscur, abdomen noir, antennes et pattes d’un brun rou- geñtre avec les tarses plus clairs. Tête parsemée de poils blancs plus ou moins couchés, mélangés à des poils noirs courts et épars; une tache de pubescence blanche plus serrée se voit de chaque côté, près du bord externe des yeux. Thorax éparsement hérissé de poils courts et noirâtres. Abdomen assez densément revêtu de pubescence noire ; premier segment orné à son sommet d’une grande tache quadran- gulaire d’un fauve doré soyeux, accompagnée de chaque côté par une tache plus petite de poils argentés: second segment orné postérieu- rement d'une grande tache ronde, d’un fauve doré soyeux, atteignant le bord apical, et dont l'extrémité s'étend même un peu sur le segment suivant; les côtés du bord apical du second segment sont ciliés de poils d’un blanc jaunâtre soyeux ; troisième segment garni d’une large bande de poils semblables, très fortement interrompue en son milieu ; cinquième et sixième segments assez densément revêtus de poils soyeux d’un blanc jaunâtre. En dessous, le second segment et les sui- vants sont ciliés de poils blanchâtres. Pattes hérissées de poils blancs, éperons blancs.
Tête à peu près de la largeur du thorax, rétrécie en avant, forte-
40 ERNEST ANDRÉ.
ment arrondie à ses angles postérieurs, grossièrement ponctuée-réti- culée; yeux ovales, de grandeur moyenne, situés à peu près à égale distance de la base des mandibules et de l’occiput:; mandibules assez larges, noires à l’extrémité, paraissant tridentées au sommet; second article du funicule des antennes près de deux fois aussi long que le troisième. Thorax trapézoïdal, faiblement plus étroit en arrière qu’en avant, légèrement contracté après son premier tiers, son bord anté- rieur rectiligne, ses angles antérieurs marqués mais non dentiformes ; il est grossièrement ponctué-réticulé en dessus, nettement et presque perpendiculairement tronqué en arrière, sans onglet scutellaire. Ab- domen ovale, sessile; premier segment assez court et aussi large que la base du suivant: ce dernier longitudinalement et densément ridé- fossulé en dessus; inégalement et assez fortement rugueux-ponctué en dessous; dernier segment convexe, finement chagriné, sans aire py- gidiale. — Long. 10 mill.
81. Mutilla chrysococcinea Sich. Rad.
Mutilla chrysococcinea Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross.. VI, 1869, p. 236, pl. VII, fig. 8, 9.
® J'ai déjà, dans les Annales de la Société entomologique de France
de 1898, p. 32, complété les caractères de cette espèce que j'ai assi- milée à M. speciosa Sm. dont lenom doit être adopté comme ayant l’an- tériorité. L’exemplaire de la collection Radoszkowski est en tout semblable à celui du Muséum de Paris et est étiqueté de l'Asie, sans autre indication.
82. Mutilla caffra Rad.
Mutilla caffra Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., XIX, 1885, p'A8 10:
< Cette espèce, dont le nom déjà préoccupé par Kohl, en 1882, a été changé par Dalla Torre, dans son grand Catalogue, en celui de nuda, est fort insuffisamment décrite par son auteur et il importe d’en pré- ciser les caractères d’après le type qui provient de Cairerie.
Tête, antennes et pattes noires, thorax rouge, abdomen d’un bleu noir, paré au bord postérieur de ses deux premiers segments et sur la totalité du troisième, d’une bande de pubescence serrée d’un blanc jaunètre; les segments suivants entièrement revêtus de poils noirs. En dessous, les deuxième et troisième segments sont ciliés de poils jau- nâtres à leur bord apical. Une pilosité de même couleur, assez éparse,
x asile
Mutillides. Al
est répandue sur la majeure partie du corps et sur les pattes. Épe- rons pales.
Tête arrondie, aussi longue que large, à peu près de la largeur du pronotum, rétrécie en arrière, avec le bord postérieur du vertex aminei et caréniforme; elle est longitudinalement et irrégulièrement ridée sur le front et le vertex, ponctuée-réticulée sur les côtés; veux grands, fortement échancrés en dedans, assez rapprochés de larticu- lation des mandibules; ocelles assez petits, surtout les deux posté- rieurs qui sont moins grands que lantérieur; une ride caréniforme part de chacun d'eux, se dirigeant en arrière, et un sillon longitudinal assez profond existe au côté externe de chaque ocelle postérieur ; man- dibules médiocrement larges, pourvues extérieurement d’une forte dent obtuse et bifides à leur bord apical; antennes robustes, second article du funicule à peine plus long que le premier et presque moitié plus court que le troisième. Thorax ovale, assez allongé; pronotum rectiligne en avant avec les angles antérieurs bien marqués, anguleu- sement échancré en arrière, densément ponctué-réticulé ; mésonotum densément ponctué-réticulé ainsi que le scutellum qui est arrondi et peu convexe: sillons parapsidaux raccourcis en avant; métanotum plus grossièrement ponctué-réticulé ou ridé-réticulé, muni à sa base d’une courte aréole longitudinale ; écaillettes grandes, luisantes, éparsement ponctuées, relevées au sommet. Abdomen subsessile, en ovale allongé ; premier segment presque aussi long que large, plus étroit que le sui- vant, mais sans étranglement sensible à son articulation postérieure, grossièrement et assez densément ponctué en dessus, chargé en des- sous d’une carène droite, non échancrée ; second segment luisant, for- tement et peu densément ponctué en dessus et en dessous, les suivants très finement ponctués. Pattes sans épines. Ailes assez fortement en- fumées avec les nervures et le stigma bruns, ce dernier peu épais; cellule radiale grande, acuminée au sommet; trois cellules cubitales dont la médiane est assez étroite, deux nervures récurrentes reçues l'une au milieu de la seconde cellule eubitale et l’autre au tiers pos- térieur de la troisième. — Long. 13 mill.
A côté de ce type figure un second individu assez différent et qui ne parait pas appartenir à la même espèce.
83. Mutilla rubroaurea Sich. Rad.
Mutilla rubroaurea Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., VI, 1869, p. 256, pl. IX, fig. 2, 9.
@ Jolie espèce de Madagascar, bien reconnaissable quoique assez
42 ERNEST ANDRÉ.
mal figurée par les auteurs de la Monographie des Mutilles; mais M. H. de Saussure en à donné une nouvelle et satisfaisante description dans le grand ouvrage de Grandidier, 1892, p. 285, ce qui me dispense de plus longues explications.
84. Mutilla Godefredi Sich. Rad.
Mutilla Godefredi Sichel et Radoszkowski, Horae Soc. ent. Ross., NME 21869 ;1p: 271 ph KP fo Mc;
a Cette espèce, de Cafrerie, appartient nettement au sous-genre Dasylabris. Elle est suffisamment reconnaissable d’après la deserip- tion et la figure des auteurs. J'ajouterai seulement quelques indications complémentaires.
Indépendamment de la pilosité noire, assez abondante, répandue sur tout le corps et sur les pattes, la base de l’épistome porte une remar- quable touffe de grosses soies presque perpendiculaires, simulant une brosse plate à extrémité tronquée carrément; mandibules munies d’une tres forte dent à leur bord externe ; second article du funicule des antennes presque aussi large que long, près de moitié plus court que le troisième. Pronotum obtusément anguleux à son bord posté- rieur; scutellum plan, lobes latéraux prolongés en arrière en languette émoussée ; écaillettes assez petites, luisantes, parsemées de gros points enfoncés. Carène inférieure du premier segment abdominal courte et élevée, à peine un peu échancrée en arc: second segment ventral parcouru, sur presque toute sa longueur par une carène tranchante, diminuant insensiblement de hauteur de la base au sommet. Ailes entièrement violacées, stigma presque indistinct, cellule radiale sub- tronquée au sommet, trois cellules cubitales dont la troisième est très rétrécie sur la nervure cubitale et manque parfois, par suite de l’obli- tération plus ou moins complète de la troisième nervure transverso- cubitale; deux nervures récurrentes respectivement reçues vers le milieu des deuxième et troisième cellules eubitales. Pattes avec les tibias armés de quelques épines noires ainsi que les éperons.
Mutillides.
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES ESPÈCES MENTIONNÉES DANS CE MÉMOIRE
N. B. — Les chiffres renvoient aux numéros d'ordre et non aux pages.
accedens, 68. aegvptiaca, 48. anceps, 39. araratica, 27. argenteopicta, 72. asiatica, 47.
askhabadensis. 43.
Ballioni. 22. Bareyi, 56. Bartholomei, 19. binio, 25. binotata, 26. bioculata, 71. caffra, 82. calcariventris., 8. carinata, 4. caspica, 46. caucasica, 45, 63. cephalica, 4. ceylanensis, 74.
chrysococcinea, 81.
coeca, 21. concolora, 58. crenala, 56. cypria, 93. daghestanica, 9. decorata, 60. desertorum, 50.
diselena, 78.
disparimaeulata, 77.
duplex, 28. elongata, 40. Erchovi, 35. Etzschmiadzinii, 6. glabrata, 3. Godefredi, 84. himalajensis, 65. hispanica, 15. humeralis, 29. incerta, 38. inconstans, 12. Koenigi, 99. kokpetica, 44. Komarovii, 42. Kuschakewitzi, 62. laevigata, 33. laticeps, 7. lezginica, à. littoralis, 30. Lucasi 16. luzonica, 67. Manderstiernii, 52. mervensis, 17.
Mlokosewitzi, 2,49.
Mniszechi, 79. Morawitzi, 4.
multispina, 73. ornata, 99.
ovata, 79. paripunctata, 24. pauperata, 18. perlecta, 64. persica, 20. petiolaris, 13. Portschinkii, 41. quinquefasciata, 41. Raffravi, 80. rubroaurea, 83. rubrosignata, 57. saltensis, 32. Sarafschani, 51. scabrofoveolata, 76. sejugis, O1.
serta, 14.
simplica, 18. stribligata, 34. subcomata, 10. subcontinua, 37. subintrans, 70. transcaspica, 23. trifasciata, 34. trunconomalica, 66. vespertina, 4. vicina, 69.
VOYAGES DE M. E. GOUNELLE AU BRÉSIL EUCNEMIDAE Par En. FLEUTIAUX.
Idiotarsus Gounellei n. sp. — Long. 3 1/3 à 8 mill. — Corps oblong, convexe, atténué en arrière, d’un brun obscur, couvert d’une line pubescence jaune. Tête à ponctuation forte et assez serrée; carène frontale entière et saillante. Épistome plus large à la base que l’espace compris entre lui et l'œil, bordé latéralement par une carène. Antennes noirätres, avec les derniers articles ferrugineux. Pronotum aussi long que large, rétréci en avant seulement dans son tiers antérieur, impres- sionné à la base en avant de l’'écusson, nullement sillonné au milieu ; ponctuation forte, serrée, non rugueuse, écusson subtransversal. Élv- dres atténués en arrière à partir de la base; stries à peine marquées, sauf la suturale ; ponctuation s’effaçant vers l'extrémité. Dessous de la même couleur, ponctuation forte et peu serrée sur le prosternum, fine sur les autres parties. Saillie longue et régulièrement elfilée. Épi- sternes métathoraciques étroits, subparallèles, moitié moins larges que les hanches postérieures à leur bord externe. Sillons des tarses inter- médiaires lisses, peu profonds, limités en dedans par une strie si- nueuse bien marquée, atteignant presque le bord postérieur des méta- pleures. Hanches postérieures larges, anguleuses, fortement rétrécies en dehors. Dernier segment abdominal terminé par une pointe obtuse ; cuisses brunes; tibias et tarses ferrugineux.
Pery-Pery (Pernambuco), novembre et décembre 1892.
Cette espèce est très voisine de muticus, elle s'en distingue par sa pubescence plus fine, un peu roussâtre, par la ponctuation de la tête et du pronotum plus forte et plus serrée, par la strie suturale des élytres mieux marquée que les autres.
I. concretus Bonv. — Pery-Pery (Pernambuco), novembre et dé- cembre 1892.
Phanerochraeus dimidiatipennis Bonv. — Marco da Legoa (Para), mars 1895.
Dromaeolus bellus Bonv. — Tijuca (Rio), décembre 1884. D. Gounellei n. sp. — Long. 6 mill. — Corps allongé, d’un noir
peu brillant, couvert d’une pubescence grise assez serrée sur la base
Eucnemides du Bresil. : 45
et les côtés du pronotum, le premier tiers des élytres, et formant une tache sur leur suture au-dessous de la moitié. Tête carénée au milieu ; ponctuation assez forte, carène interoculaire entière, sinueuse. Épistome très étroit à la base, triangulaire, caréné dans toute sa lon- gueur. Antennes d'un ferrugineux obscur; deuxième article plus court que le quatrième ; troisième beaucoup plus long que le suivant; les autres subégaux; dernier deux fois plus long que le précédent, aminci et atténué au sommet. Pronotum aussi long que large, très légèrement sinué sur les côtés et faiblement rétréci en avant; ponc- tuation médiocre, serrée, non rugueuse. Élytres atténués seulement dans leur quart postérieur; stries légères ; ponctuation fine et écar- tée. Dessous d’un brun noirâtre. Sillon marginal du propectus paral- lèle. Propleures à bord inférieur deux fois plus court que l’externe. Prosternum à ponctuation peu serrée. Épisternes métathoraciques pa- rallèles. Hanches postérieures très dilatées en dedans. Dernier segment abdominal arrondi. Cuisses brunätres ; tibias plus clairs ; tarses ferru- gineux.
Tijuca (Rio), décembre 1884.
Cette espèce par son dessin rappelle un peu fébialis, mais la pubes- cence occupe un plus large espace à la base des élytres et la tache pos- térieure est placée plus en arrière.
Fornax rugosus Fleut. — Tijuca (Rio), décembre 1884; Pery- Pervy (Pernambuco), novembre-décembre 1892; Marco da Legoa (Para) mars 189,5; Serra de Baturite (Ceara), janvier 1895.
Quelques individus différent du type par le quatrième article des antennes plus court que le suivant, par la carène interoculaire visible- ment prolongée sur la base de l’épistome, mais interrompue au milieu et par la ponctuation générale un peu moins rugueuse.
F. Fairmairei Bonv. — Matusinhos (Minas), mars-avril 1885. F. sinuatus Bonv. — Marco da Legoa (Para), mars 1895.
F. striatulus Bony. — Terra-Nova (Bahia), mai 1885; Caraça (Minas Geraes), décembre 1885; Pery-Pery (Pernambuco), novembre- décembre 1892 ; Benevides (Para), février 1895. À
La carène frontale n’est pas constante; la carène interoculaire est quelquefois interrompue sur la base de l’épistome.
F. pilosellus Bonv. — Matusinhos, mars-avril; Caraça (Minas
46 : Ep. FLEUTIAUX.
Geraes), décembre 1885 ; Pery-Perv (Pernambuco), novembre-décembre 1892.
F. Mniszechi Bonv. — Tijuca (Rio), décembre 1884: San Antonio da Barra (Bahia), novembre-décembre 1898.
F. sericeus Bonv. — Salobro (Bahia), juin-juillet 1885; Pery- Pery (Pernambuco), novembre-décembre 1892.
F. infrequens Bonv. — Tijuca (Rio), décembre 1884; Pery-Pery (Pernambuco), novembre-décembre 1892.
F. castaneus n. sp. — Long. 7 1/2 mill. — Corps oblong, con- vexe, atténué en arrière; d’un brun noirâtre sur la tête et le prono- tum, rougeàtre sur les élytres; pubescence jaune ne cachant pas le fond. Tête convexe, fortement rugueuse. Épistome rétréci à la base, aussi large à la base que l’espace compris entre lui et l’œil, arrondi en avant. Antennes ferrugineuses, brunâtres à la base, filiformes, attei- onant la moitié du corps; derniers articles amincis et allongés. Prono- tum aussi long que large à la base, graduellement atténué en avant, fortement rugueux. Élytres atténués surtout dans le tiers postérieur, profondément striés; stries assez larges et lisses ; intervalles moins rugueux que le pronotum. Dessous d’un brun rougeûtre; ponctuation assez forte. Sillon antennaire profond, parallèle, lisse, limité en dedans par une carène. Bord postérieur des propleures plus court que l’ex- terne. Saillie prosternale peu atténuée en arrière et subarrondie au sommet. Épipleures des élytres faiblement rétrécies en arrière, sillon- nées. Épisternes métathoraciques parallèles, un peu moins larges que les épipleures à la moitié de leur longueur. Hanches postérieures forte- ment dilatées en dedans, anguleusement rétrécies en dehors; bord externe plus étroit que les épisternes. Dernier segment abdominal gra- duellement atténué et arrondi au sommet. Pattes ferrugineuses ; tibias postérieurs plus longs que les tarses ; premier article des tarses posté- rieurs un peu moins long que les autres réunis; ongles courts.
Tijuca (Rio), décembre 188%.
Espèce très voisine de luridus; se distingue surtout par sa forte ru- gosité et la saillie prosternale subarrondie au sommet.
F. Gounellei n. sp. — Long. 12 mill. — Corps allongé, assez convexe, subparallèle ; d’un brun rougeûtre avec les élytres plus clairs et leur bord lätéral noirâtre ; pubescence jaunâtre fine et courte. Tête couverte d'une ponctuation bien nette, assez forte, peu serrée, nulle-
|
Eucnemides du Bresil. 47
ment rugueuse; front déprimé entre les yeux. Épistome rétréci à la base, un peu plus large que l’espace compris entre lui et l'œil; bord antérieur sinué. Mandibules larges à la base, brusquement amincies des deux côtés avant l'extrémité et présentant une surface rugueuse. Antennes ferrugineuses, filiformes, atteignant la moitié du corps; pre- mier article brunâtre, rugueux, caréné en avant sur toute sa longueur. Pronotum gibbeux, atténué seulement dans le tiers antérieur, déprimé et sinué à la base; ponctuation forte, serrée et rugueuse sur les parties les plus convexes, au-dessus des bordslatérau x : angles postérieurs arron- dis au sommet. Élytres rougeâtres, largement bordés de noir ; paral- lèles, rétrécis seulement dans leur dernier quart, déprimés près de l’é- cusson ;stries bien distinctes ; ponctuation fine et rugueuse. Dessous rou- geàtre ; ponctuation assez forte et écartée sur le propectus, serrée sur le métasternum, fine sur l'abdomen. Sillon antennaire large, profond, élargi et non limité en avant. Bord postérieur des propleures un peu plus court que l’externe et très oblique. Prosternum court, largement échancré en avant ; saillie en fer de lance. Épipleures des élytres sillon- nées, rétrécies en arrière, aussi larges, à la moitié de la longueur, que les épisternes, nettement limitées en dehors par une carène. Épisternes métathoraciques parallèles. Hanches postérieures larges en dedans: leur bord libre fortement sinué, puis brusquement rétréci en dehors en une large échancrure courbe: leur bord externe un peu plus étroit que les épisternes. Dernier segment abdominal échancré de chaque côté au sommet et terminé en pointe. Pattes ferrugineuses: tibias pos- térieurs aussi longs que les tarses: premier article des tarses posté- rieurs presque aussi long que les autres réunis; ongles petits, épaissis à la base.
Pery-Pery (Pernambuco), novembre-décembre 1892.
Cette espèce est tres remarquable par le pronotum très convexe, le sillon antennaire non limité en avant et surtout par la forme du dernier segment abdominal. Elle se place près de gibbosus.
F. subnitidus-n. sp. — Long. à mil. — Corps allongé, atténué aux deux extrémités, modérément convexe; d’un noir de poix à peine brillant: pubescence jaune sur le pourtour du pronotum, obscure sur les autres parties. Tête à ponctuation assez serrée; front déprimé en avant. Épistome rétréci à la base, plus étroit que l'espace compris entre lui et l'œil. Antennes dépassant à peine la base du prothorax. épaisses, cylindriques, noires, avec les deux premiers articles ferrugi- neux. Pronotum un peu plus long que large, sinué à la base, paral- - lèle sur les côtés en arrière et rétréci en avant dans le dernier tiers:
48 Ep. FLEUTIAUX.
surface déprimée le long de la base, couverte d’une ponctuation assez forte, serrée, un peu rugueuse. Élytres parallèles, atténués en arrière seulement dans leur dernier quart, distinctement striés, couverts d’une ponctuation moins forte que celle du pronotum, mais également rugueuse. Dessous du corps de la même couleur, rebord inférieur des segments abdominaux ferrugineux ; pubescence d’un jaune clair. Sillon antennaire assez large, parallèle, profond, lisse, limité en de- dans par une carène. Bord inférieur du triangle des propleures sub- égal à l’externe. Saillie prosternale large, à peine atténuée en arrière, arrondie au sommet; ponctuation plus serrée que sur la partie an- térieure du prosternum. Épipleures des élytres larges à la base, notablement rétrécies en arrière. Épisternes métathoraciques paral- lèles, deux fois plus étroits que les épipleures à la moitié de leur longueur. Hanches postérieures dilatées en dedans; bord postérieur présentant une dent notable avant d’être rétréci en dehors; bord externe plus large queles épisternes.Dernier segment abdominal arrondi, subatténué à l'extrémité, très fortement rugueux sur sa partie posté- rieure. Pattes d’un brun ferrugineux avec les tarses plus clairs; tibias postérieurs aussi longs que les tarses ; premier article des tarses pos- térieurs aussi long que les autres réunis.
Salobro (Bahia), juin-juillet 1885.
Cette espèce se place dans le voisinage de collega, mais la forme de ses antennes est extrêmement remarquable : épaisses, cylindriques, le deuxième article très petit et plus étroit que les autres ; troisième épaissi vers le bout, moins long que les deux suivants réunis; les autres tout à fait cylindriques; le dixième à peine deux fois aussi long que large; le dernier plus long que le précédent, atténué au sommet.
Plesiofornax megacerus Bonv. — Caraca (Minas Geraes), dé- cembre 1885; Salobro (Bahia), juin-juillet 1885.
P. frontalis Fleut. — Caraca (Minas-Geraes), décembre 1885.
P. sublucidus Bonv. — Marco da Legoa (Para), mars 1895.
Acedax discors Bonv. — Tijuca (Rio), décembre 1884.
Euryaulacus carbonarius Bonv. — Serra de Communaty (Per- nambuco), janvier-mars 1893. Un petit exemplaire de 7 4/2 mill. qui diffère de la description par la teinte brunâtre claire du quart postérieur
des élytres.
Arrhipis brasiliensis Fleut. —$. Antonio de Barra (Bahia), nov. déc. 1888 ; Pery-Pery (Pernambuco), nov.-déc. 1892.
Eucnemides du Bresil. 49
Adelothyreus obscuripes Bonv.— Pery-Pery (Pernambuco), no- vembre-décembre 1892; Serra de Baturite (Ceara), janvier 1895.
Entomophthalmus brevicollis Bonv. — Caraca (Minas Geraes), janvier-février 1885.
E. americanus Bonv. — Salobro (Bahia), juin-juillet 1885 ; Pery- Pery (Pernambuco), novembre-décembre 1892.
Microrhagus alienus Bonv. — Tijuca (Rio), décembre 1884: Serra de Baturite (Ceara), janvier 1895 ; Pery-Pery (Pernambuco), no- vembre-décembre 1892.
M. peregrinus Bonv.— Tijuca (Rio), décembre 1884.
M. suturalis Bonv. — Tijuca (Rio), décembre 1884; Caraca (Mi- nas Geraes), janvier-février 1885.
Emathion foveicollis Bonv. — Pery-Pery (Pernambuco), no- vembre-décembre 1892.
E. Leprieuri Cast. — Pery-Pery (Pernambuco), novembre-décem- bre 1892.
Nematodes cuneatus Guér. — Caraca (Minas Geraes), décembre 1885; Marco da Legoa (Para), mars 1895.
N. Mannerheimei Bonv. — Pery-Pery (Pernambuco), novembre- décembre 1892.
N. rugicollis Chevr. — Serra de Baturite (Ceara), janvier 1895.
N. cylindricus Cast. — Salobro (Bahia), juin-uillet 1885: Ca- raça (Minas Geraes),décembre 1885 ; Pery-Pery (Pernambuco),novembre- décembre 1892.
Dendrocharis bombycina Guér. — Caraca (Minas Geraes), décem- bre 1885,
D. flavicornis Guér. — Pery-Pery (Pernambuco), novembre-dé- cembre 1892.
Pterotarsus tuberculosus Dalm. — Tijuca (Rio), décembre 1884. ———— ST 2 ——
Ann. Soc. Ent. Fr., LxXVIIT, 1809. A
MÉMOIRE SUR QUELQUES PLATYSMATINI NOUVEAUX OÙ PEU CONNUS, D'AFRIQUE ET DE MADAGASCAR (!)
Par T. TSCHITSCHÉRINE. DRIMOSTOMINI.
Dactyleurys, gen.n. — Languette cornée, très légèrement évasée en avant; son extrémité très légèrement subarrondie et biciliée. Para- glosses membraneux, libres en avant, grêles, arqués en dedans et ne dépassant guère l'extrémité de la languette. Pièce basilaire du menton profondément échancrée, le fond de léchancrure formant une large et assez courte saillie médiane triangulaire, dont la base porte de chaque côté un pore sétigère, et qui est surmontée de la dent médiane du menton proprement dite ; celle-ci simple, légèrement arrondie à lPextré- mité, large et assez grande, atteignant environ la mi-longueur des lobes latéraux ; ceux-ci modérément divergents intérieurement, trian- gulaires, au moins aussi longs (sinon davantage) que larges, légèrement arqués extérieurement et modérément arrondis à l'extrémité ; épilobes médiocrement larges, triangulairement élargis vers le milieu et ne dépassant pas appréciablement l'extrémité des lobes latéraux. Lobe interne des mäâchoires aigu et assez fortement arqué vers l'extrémité, garni au bord interne de trois spinules raides et de quelques cils très peu nombreux et très écartés, plus nombreux et plus serrés seule- ment vers la base du lobe; lobe externe biarticulé, l'article terminal légèrement fusiforme, arrondi à l'extrémité. Palpes maæillaires et la- biaux à dernier article subeylindrique, légèrement atténué vers lex- rémité, qui est un peu subarrondie ; le pénullième article des labiaux bicilié au bord interne, guère plus allongé que l’article terminal. Mandibules modérément allongées (un peu moins allongées que chez les Drimostoma), assez faiblement arquées vers l'extrémité, celle-ci modérément aiguë. Labre modérément échancré au bord antérieur, avec 6 pores séligères. Antennes Submoniliformes, assez courtes, dé- passant à peine la base du pronotum; le 4° article subevylindrique, médiocrement allongé, le 2° environ de moitié plus court, les 3° et 4° subégaux, à peu près aussi longs que le 4°, légèrement épaissis vers l'extrémité, les 5° à 10e comprimés et, vus de profil, de très peu
(1) Voir pour le nom de Platysmatini : Tschitschérine ên Bull. Soc. Ent. France, 1899, p. 83.
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plus longs que larges ; le 11° plus allongé que les précédents et acuminé vers l'extrémité, Téte moyenne, avec deux pores sétigères à chaque orbite; impressions frontales bien marquées; yeux assez convexes, tempes normales, assez courtes et très obliques vers les côtés du col. Pronotum plus large que long, modérément rétréei vers les deux extré- mités, avec un seul profond sillon de chaque côté de la base; rigole latérale avec deux pores sétigères, le 1° environ au milieu, le 2e au sommet des angles postérieurs. Élytres plus larges que le pronotum, avec 9 stries régulières chacun, sans striole scutellaire nettement marquée; 3° interstrie sans pores dorsaux; repli basilaire incomplet, réduit à un court fragment partant du sommet de l'épaule et ne dépas- sant pas la base de la 5° strie; bords latéraux avec un pli interne res- sortant distinctement derrière l'extrémité des épipleures. Prosternum avec un sillon longitudinal médian assez marqué, mais n’atteignant pas, de beaucoup, le bord antérieur; pointe intercoxale non rebordée à l'extrémité, glabre. Métasternum à épisternes allongés, beaucoup plus ‘longs que larges. Abdomen sans sillons transversaux, chaque segment avec les deux pores sétigères ordinaires vers le milieu ; segment anal d avec un pore sétigère de chaque côté au bord postérieur. Trochanters postérieurs simples, arrondis à l'extrémité. Tous les tarses épais, les articles assez larges, nus en dessus (à part deux ou trois soies termi- nales de chaque côté) et sans sillons, densément poilus en dessous, à
e article profondément échancré, presque bilobé; le 5° glabre en des- sous, sans soies. Les 3 premiers articles des tarses antérieurs G plus larges que les autres, densément poilus en dessous et garnis au milieu, entre les poils, de deux rangées de lamelles écailleuses, petites et très étroites ; le 4% en triangle un peu plus large que long, les deux sui- vants courts, beaucoup plus larges que longs, tous les trois à peu près tronqués au bord antérieur.
Ce nouveau genre, que j'ai établi pour un Carabique de Madagascar des plus curieux, ne peut être placé que parmi les Drimostomini, à cause de la conformation, spéciale à cette sous-tribu, du lobe interne des mächoires; il présente cependant quelques caractères aberrants, tels que le menton plus profondément échancré que ce n’est d'habitude le cas chez les Drimostomini, à lobes latéraux un peu moins diver- gents intérieurement et dont l'extrémité n’est pas dépassée par celle des épilobes; les yeux sont moins convexes, moins saillants; tous les tarses sont particulièrement larges et épais, plus épais même que chez les Diceromerus et, en outre, densément poilus en dessous. L’unique espèce connue est :
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Dactyleurys anomalus, Sp. n. — Noir brillant, pattes noir de poix ou brun de poix, antennes brunes, le premier article parfois plus ou moins rougeàtre, palpes rougeûtres. Tête moyenne, lisse, impressions frontales bien marquées, divergentes en arrière, atteignant environ le milieu des yeux; ceux-ci assez convexes. Pronotum à peu près de moitié plus large que long (parfois un peu moins), modérément rétréei vers les deux extrémités, mais généralement un peu plus large à la base qu’au bord antérieur; celui-ci très faiblement subéchancré en arc (parfois à peine), angles antérieurs non saillants, obtus et légère- ment arrondis au sommet; côtés modérément arqués, tombant oblique- ment en dedans sur le bord basal, côtés de la base coupés un peu gbliquement en avant, angles postérieurs obtus, avee un petit denticule ‘au sommet; surface légèrement convexe, complètement imponctuée, ligne longitudinale médiane assez marquée mais plutôt fine, prolongée jusqu’à la base mais n’atteignant pas le bord antérieur ; base transver- salement déprimée au milieu, marquée de chaque côté d’un seul pro- fond sillon à parois légerement divergentes qui est séparé de la rigole latérale par un large espace uni, continuant régulièrement la convexité du disque ; rigole latérale étroite, bourrelet extérieur mince. Élytres un peu moins de moitié plus longs que larges et environ d’un tiers plus larges que le diamètre maximum du pronotum ; la base est de très peu plus large ou à peine plus large que le bord postérieur de ce dernier, mais les côtés s’élargissent rapidement, décrivant une forte courbe dès le sommet des épaules; ils sont ensuite à peu près parallèles jusqu'un peu au delà du milieu, puis assez arqués et légèrement sinués devant l'extrémité; épaules très obtuses, repli basilaire presque nul, visible seulement à l'épaule et ne dépassant pas la base de la 5° strie; striole seutellaire nulle, stries lisses, assez profondes, interstries assez convexes, le 3° sans pores dorsaux. Toutes les parties du sternum imponetuées ; côtés des premiers segments ventraux un peu ridés avec, parfois, quelques petits points peu marqués, épars parmi les rides; segment anal G simple, avec 2 pores sétigères (1 de chaque côté). — Long. 9,5- 10 mill.
Madagascar : haut plateau d'Imerina (Andrangoloaka, Sikora! coll. Alluaud; coll. Tschitschérine). — Quelques exemplaires (5).
Stomonaxus parvulus, sp. n. — Noir de poix brillant, antennes el pattes roux ferrugineux. Tête lisse, impressions frontales bien mar- quées, divergentes en arrière; veux convexes et saillants; antennes courtes, moniliformes (étant regardées de profil) à partir du 5° article (les articles 6 à 40 à peu près aussi larges que longs, de profil). Pro-
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notum modérément convexe, plus large que long, cependant moins transversal que chez le St. striaticollis Deï., un peu plus rétréci en avant mais un peu moins arqué aux côtés, notamment en arrière ; angles postérieurs faiblement obtus, beaucoup moins obtus que chez le striati- collis, avec un très petit denticule au sommet; bord antérieur coupé droit, angles antérieurs obtus et arrondis au sommet; surface imponctuée, sil- lons basilaires comme chez le striaticollis ; rigole latérale extrêmement étroite, bourrelet extérieur très mince. Élytres en ovale modérément oblong, un peu moins larges que chez le striaticollis, nullement élargis en arrière; base des côtés considérablement moins arquée derrière le sommet des épaules; repli basilaire entier ; surface des élytres un peu plus convexe que chez le striaticollis, stries densément et un peu moins finement crénelées, interstries pareils. Sillon prosternal médian très faible, n’atteignant pas, de beaucoup, le bord antérieur ; côtés du pro- sternum et ses épisternes ponctués, les points assez marqués mais pas très serrés ; épisternes métasternaux allongés et rétrécis en arrière, fortement ponetués, ainsi que les côtés du métasternum même; ventre sans impression basilaire, fortement et densément ponctué aux côtés ; les 3 derniers segments avec une bordure ponetuée tout le long du bord antérieur, mais les points sont beaucoup plus épars et beaucoup plus fins au milieu que vers les côtés ; segment anal © avec un seul pore sétigère de chaque côté, placé contre le bord postérieur du seg- ment. — Long. 4,5 mill.
Guinée supérieure : Assinie (Ch. Alluaud! 1886, coll. Alluaud). — À exemplaire (9).
De la petite taille du Sfomonaxus pavidus (Lal.) et ayant le dessous du corps ponctué de même (notamment le prosternum); cependant, à en juger par les deseriptions, le pavidus a les élytres plus courts et plus larges que chez le striaticollis, tandis que, chez le parvulus m., on observe plutôt le contraire; chez le pavidus la coloration des antennes et des pattes parait moins claire, etc.
Stomonaxus insularis, sp. n. — Brun de poix brillant, plus clair vers les côtés des élytres, rougetre vers leur extrémité; antennes et pattes rouge ferrugineux jaunâtre.
Quoique très voisin de Sé. striaticollis, dont il ne diffère un peu appréciablement que par quelques légères particularités dans la con- formation du pronotum, je le considère cependant comme distinet. — Tête à peu près comme chez le striaticollis, Veux au moins aussi con- vexes. Pronotum tout aussi transversal, mais distinctement un peu moins rétréci vers les deux extrémités et un peu moins arqué aux côtés ; la
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base de ceux-ci tombe obliquement en dedans sur le bord postérieur, mais cela en ligne presque droite; angles postérieurs obtus (un peu moins toutefois que chez le striaticollis) avec un petit denticule aigu et très net au sommet; le reste à peu près comme chez le striaticollis. Les élytres ne different presque pas, les stries paraissent crénelées encore plus finement, les interstries sont presque tout à fait plans sauf à l’ex- trémité, où ils le sont un peu moins. Sillon prosternal médian modéré- ment marqué vers les hanches, mais court, rapidement oblitéré en avant; prosternum et ses épisternes presque complètement imponctués, on distingue à peine sur ces derniers quelques faibles petits points contre leur suture interne, vers les hanches; épisternes métasternaux allongés, couverts, ainsi que les côtés du métasternum même, d'assez fine ponctuation peu serrée (chez le striaticollis cette ponctuation est plus serrée et plus forte); impression basilaire du ventre presque nulle; côtés des segments densément ponctués, les 3 derniers avec une bordure très finement ponctuée le long du bord antérieur; segment anal © avec 2 pores sétigères (1 de chaque côté). — Long. 5,5 mill.
Madagascar : Majunga (Ch. Alluaud! 1897, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (©).
Le Stomonaxus amaroides (Boh.), de Caffrerie et de Natal, est en- core une espèce très voisine, mais, à en juger par les descriptions (?), les angles postérieurs du pronotum sont droits (et non obtus), aigus au sommet mais non denticulés. Néanmoins il serait utile de comparer le St. insularis m. au « type » de l'amaroïdes.
Le Stomonaæus insularis m. est la seule espèce de ce genre signalée à Madagascar.
Drimostoma assiniense, sp. n. — Noir brillant, pattes et anten- nes rouge ferrugineux. Tête lisse, impressions frontales bien marquées, yeux convexes; mandibules normales; antennes courtes, submonili- formes, les articles 5-10°, vus de profil, à peu près aussi larges que longs. Pronotum considérablement plus large que long, assez forte- ment rétréci en avant et très peu vers la base, qui est beaucoup plus large que le bord antérieur ; celui-ci droit, angles antérieurs très obtus, arrondis au sommet; côtés arqués sur toute leur étendue (plus forte- ment en avant) et tombant plus ou moins obliquement en dedans sur le bord basal; angles postérieurs plus ou moins obtus (parfois assez légèrement), avec un très petit denticule au sommet; surface absolu-
(1) Bôhman, Insecta Caffraria, 1, 1848, p. 177; Chaudoir, Ann. Soc, Ent. Belg., XV, 1872, p. 14.
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ment imponctuée; sillon médian profond et un peu élargi; sillons basi- laires (un seul de chaque côté) profonds, légèrement convergents en avant et prolongés à peu près jusqu'au milieu du disque; rigole laté- rale très étroite, bourrelet extérieur très mince. Élytres en ovale mé- diocrement court (1,38 fois aussi longs que larges), presque pas plus larges à la base que le bord postérieur du pronotum, mais s’élargissant immédiatement après, la base des côtés décrivant une courbe modéré- ment forte dès le sommet des épaules; celles-ci obtuses, quoique non arrondies au sommet; repli basilaire entier, légèrement relevé vers le sommet des épaules depuis la base de la 3e strie ; stries bien marquées, finement crénelées au fond, interstries modérément convexes, davan- tage latéralement et vers l'extrémité (en somme un peu moins con- vexes que par exemple chez le Dr. punctifrons Chaud.). Sillon pro- sternal médian fortement marqué, mais n’atteignant pas le bord antérieur; épisternes prosternaux portant quelques points assez fortement marqués, épars contre leur bord interne; côtés du métasternum marqués d'à peine 2-3 points: épisternes métasternaux à peu près de moitié plus longs que larges au bord antérieur, assez fortement ponctués; abdo- men sans fovéole ni sillon médian à sa base, ses côtés ponctués, la ponctuation formant une étroite bordure le long du bord antérieur des trois derniers segments; segment anal © avec 4 pores sétigères (2 de chaque côté), placés contre le bord postérieur du segment. — Long. »-9,# mill.
Guinée supérieure : Assinie (Ch. Alluaud! 1886, coll. Alluaud et coll. Tschitschérine). — 2 exemplaires (9).
M. Charles Alluaud ayant eu la complaisance de me communi- quer le « type » de son Drimostoma basale, je trouve que cette espèce ne diffère en rien d’essentiel de la description de Dr. Klugi Fairm., nom qui doit prévaloir, ayant l’antériorité. Je profite de cette occasion pour compléter les descriptions originales, qui sont trop sommaires, el celle de M. Alluaud pas absolument exacte dans quelques détails.
Drimostoma Klugi Fairm.: Ann. Soc. Ent. France, 1868, p. 769 — basale Alluaud : ibid., 1897-1898, p. 165. — Noir brillant, pattes et antennes rouge ferrugineux. Tête lisse; impressions frontales bien marquées, divergentes en arrière, atteignant le milieu des yeux; ceux- ci assez convexes; articles 5-9 (1!) des antennes modérément courts, distinctement plus longs (étant regardés de profil) que larges. Prono-
(1) Les deux derniers manquent chez l'unique spécimen que j'ai pu étu- dier.
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tum plus large que long, considérablement rétréci en avant et presque non rétréci vers la base, qui est beaucoup plus large que le bord an- térieur ; celui-ci à peu près droit, angles antérieurs très obtus, arrondis au sommet; côtés arqués sur toute leur étendue (plus fortement en avant), tombant un peu obliquement en dedans sur le bord basal, dont les côtés sont nettement obliques en avant (à partir de la base des sillons latéraux internes); angles postérieurs manifestement obtus, avec une petite dent aiguë à extrême sommet; surface imponctuée, assez plane au milieu et vers la base, mais assez fortement déclive vers la partie antérieure des côtés (les angles antérieurs étant considérable- ment défléchis); sillon médian profond, s’élargissant légèrement en ar- rière, atteignant complètement le bord basal mais pas tout à fait le bord antérieur ; base transversalement déprimée au milieu, avec de chaque côté deux sillons parallèles et profonds (lexterne lest toutefois un peu moins), presque également longs et atteignant à peu près le milieu du disque; ces sillons sont séparés par un pli convexe; un autre pli longi- tudinal pareil, mais un peu plus étroit, sépare le sillon externe du re- bord latéral; la surface du pronotum étant regardée verticalement, la rigole latérale paraît très étroite; mais vue de profil et un peu obli- quement, elle semble légèrement élargie, étant séparée du disque par un assez profond sillon longitudinal, qui va de l'angle postérieur à Pan- gle antérieur du pronotum (!); bourrelet latéral extérieur fin. Élytres très convexes, surtout latéralement et après le milieu, où ils sont très bombés et très déclives vers l'extrémité, en ovale court, à peine 4,3 fois aussi longs que larges; leur base n’est presque pas plus large que celle du pronotum, mais ils s’élargissent immédiatement après, la base des côtés décrivant dès le sommet des épaules une courbe modérément forte; épaules obtuses mais légèrement avancées (la base des élytres étant légèrement échancrée) et munies au sommet d’un petit denticule aigu; repli basilaire nul; Stries très profondes, fortement crénelées, interstries très convexes. Côtés du prosternum avec quelques gros points peu nombreux, ses épisternes avec quelques points semblables groupés contre leur bord interne; sillon prosternal médian fortement marqué, mais n'atteignant pas le bord antérieur; épisternes du méso-
(1) Un sillon analogue se voit chez plusieurs autres Drimostoma ; je ne l'ai cependant mentionné dans aucune de mes descriptions, ayant observé que chez certaines espèces ce sillon, quoique présent, n’était pas nettement accusé, et qu'il était difficile d'utiliser ce caractère pour grouper les espèces. Je n’en parle ici que parce que M, Fairmaire mentionne ce sillon dans la descrip- tion de Dr. Klugi,
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sternum avec quelques gros points très peu nombreux et très épars; épisternes mélasternaux assez considérablement rétrécis en arrière, mais courts, guère moins larges, au bord antérieur, que longs, cou- verts ainsi que les côtés du métasternum même de quelques gros points; ventre avec une impression longitudinale assez marquée au milieu de sa base; les côtés des segments fortement ponctués, les points peu serrés; les 3 derniers segments avec quelques très petits points, espacés et peu distincts (plus distincts au segment anal), ali- gnés au milieu le long du bord antérieur; segment anal © avec un seul pore sétigère de chaque côté à son bord postérieur. — Long. 9,7 Mill.
Madagascar, territoire de Diego-Suarez : massif d'Ambre (Ch. Al- luaud! 1893, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (9).
C'est par erreur que M. Alluaud décrit la base du pronotum comme « coupée presque droit » et ses angles postérieurs comme droits (angulis posticis rectis); j'ai étudié avec le plus grand soin le « type » de Dr. basale et je trouve que les côtés de la base du pronotum sont coupés obliquement en avant, et cela très appréciablement, et que les angles postérieurs sont manifestement obtus, avec une petite dent ai- guë au sommet. Ceci constaté, je ne vois pas en quoi le thorax de Dr. basale est différent de celui de Dr. Klugi Fairm. M. Fairmaire dit bien dans sa description que les angles postérieurs sont « pointus », mais il dit également que les côtés du pronotum sont arqués et les côtés de la base coupes obliquement, ce qui implique forcément des angles postérieurs obtus ; par angles pointus, M. Fairmaire entend ici, évidemment, que le sommet en est muni d’une petite dent pointue, comme cest en effet le cas. Il me parait à peu près certain que les Dr. basale Alluaud et Klugi Fair m. ne font qu'une seule espèce.
M. Fairmaire dit encore que le dessous du corps est à peine ponc- tué, mais il n'aura peut-être pas examiné la sculpture du sternum et de l'abdomen avec toute l’attention nécessaire, surtout si, comme c’est probable, l’insecte n'avait pas été préalablement décollé et nettoyé avec soin; c'est d'autant plus vraisemblable que la ponctuation des épister- nes prosternaux, par exemple, étant concentrée contre leur bord in- terne, aura facilement pu échapper à une observation un peu super- ficielle.
Le Dr. Klugi à été décrit de Sainte-Marie de Madagascar, le basale du massif d’Ambre, mais cette différence d'habitat n’est pas impor- tante. — M. C. Brancsik 1892 cite le Dr. Klugi de Nossi-Bé.
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Drimostoma humerosum Tschitsch. : Horae Soc. Ent. Ross., XXXII, 1898, p. 5. — Chez cette espèce, le pronotum, quoique tou- jours encore beaucoup plus large à la base qu’au bord antérieur, est cependant modérément rétréci en arrière, plus sensiblement que ne le donne à entendre ma description originale; on s’en aperçoit surtout en comparant le Dr. humerosum au distinctum Brances. (cf. ci-après). — L’externe des deux sillons basilaires du pronotum, quoique moins profond et moins prolongé en avant que l’interne, est très bien marqué. Stries des élytres au moins aussi fortement crénelées que chez le Dr. Klugi Fairm. Pattes brun-rougeûtre.
Le Dr. humerosum n’est encore connu que du haut plateau d’Ime- rina (Andrangoloaka, Sikora!); je n’en ai vu que deux spécimens : l’exemplaire original de ma collection et un autre dans la collection Ch. Alluaud.
Drimostoma affine Tschitsch., 1. c., p. 6. — Cette espèce, que j'ai pu maintenant comparer aussi bien au Dr. distinctum Brancs. qu'à l’humerosum m., est très distincte. Elle est plus voisine de l’hu- merosum (CÎ. ci-après le tableau analytique des espèces) et en diffère principalement par la conformation des sillons basilaires du pronotum, dont l’externe est notamment faiblement marqué, beaucoup moins net; le pronotum est en outre un peu plus court, le denticule au sommet des angles postérieurs plus menu ; les élytres sont moirs distinctement échancerés à la base, les épaules moins avancées ; les pattes sont de coloration plus claire, roux ferrugineux (!); enfin la taille est assez sensiblement inférieure, celle au moins de l’unique exemplaire de ma collection; il vient du haut plateau d’Imerina (Andrangoloaka, Si- kora !).
Drimostoma distinctum Brancsik : Jahrb. Naturwiss. Ver. Trencs. Comit., XV, 1892, p. 218. — Décrit de Nossi-Bé; je crois ne pas me tromper en rapportant à cette espèce plusieurs exemplaires d’un Drimostoma pris par M. Charles Alluaud sur le territoire de Diego-Suarez. Le pronotum est un peu plus court que chez lhume- rosum m. et sensiblement moins étréci vers la base; le sillon basi- laire externe, bien marqué, est plus large que chez l’humerosum et aussi prolongé en avant que l’interne; les stries des élytres sont un peu moins fortement crénelées ; la coloration des pattes est plus claire, rouge lerrugineux (ainsi que le dit le D' Brancsik,l. c.); enfin la
(1) La coloration des pattes peut, du reste, être plus ou moins variable.
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ponctuation du ventre est tout autre. On appréciera mieux ces diffé- rences en consultant, plus bas, le tableau analytique des espèces.
Je considère comme forme typique de l'espèce les exemplaires (de Diego-Suarez) chez lesquels les épisternes prosternaux présentent quelques points, tantôt groupés coztre la suture interne, tantôt très clairsemés. Chez un exemplaire de la baie d’Antongil (Mocquerys! 1897, coll. Alluaud) les épisternes prosternaux sont au contraire presque entièrement et assez densément ponctués; j'ai nommé cette variété Dr. heteropleurum m.
Drimostoma prolongatum Tschitsch.: Horae Soct. Ent. Ross., XXXII, 1898, p. 8. — L'habitat de cette espèce bien distincte est assez vaste ; j'ai sous les yeux des spécimens des hauteurs de l’Imerina (An- drangoloaka, Sikora!) et du sud de la baie d’Antongil (Mocquer ys! 1897, coll. Alluaud); M. Ch. Alluaud a également rapporté du ter- ritoire de Diego-Suarez quelques exemplaires appartenant à la même espèce, mais qui se distinguent des spécimens typiques par une légère différence dans la ponctuation des épisternes pro- et mésosternaux ; j'ai nommé cette variété Dr. dieganum m. {voy., plus bas, le tableau analytique des espèces). — La coloration des pattes varie du brun au rouge ferrugineux ; la longueur du corps de 6,8 à 8 mill.
Drimostoma anthracinum Klug; Tschitsch., 1. c., p. 7.
Haut-plateau d’Imerina (Andrangoloaka, Sikora!); baie d’Antongil sud (Mocquerys! 1897, coll. Alluaud); Sainte-Marie de Madagascar (Fairmaire, 1868).
Drimostoma ovum Alluaud: Ann. Soc. Ent. France, LXVI, 1898 (avril), p. 166 — crassiusculum Tschitsch. : Horae Soc. Ent. Ross., XXXII, 1898 (mai), p. 2. — M. Charles Alluaud ayant eu l'obligeance de me communiquer le «type » de Dr. ovum, j'ai pu cons- tater que c’était la même espèce que j'avais décrite sous le nom de crassiusculum m. La description de M. Alluaud est de quelques se- maines antérieure à la mienne.
Drimostoma convexiusculum, sp. n. — Noir brillant, pattes et antennes rouge ferrugineux, Antennes assez courtes, moniliformes (étant regardées de profil) à partir du 5e article. Tête lisse, impressions frontales bien marquées, divergentes en arrière, atteignant le milieu des yeux; ceux-ci convexes et saillants. Pronotum plus large que long, assez fortement rétréci en avant et légèrement vers la base qui est beaucoup plus large que le bord antérieur; celui-ci droit, angles
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antérieurs obtus, nullement saillants et légèrement arrondis au sommet, côtés arqués sur toute leur étendue, tombant un peu obliquement en dedans sur le bord basal; angles postérieurs modérément obtus, avec un très petit denticule au sommet; surface convexe, entièrement im- ponctuée ; ligne médiane bien marquée, plus profonde en arrière, pro- longée jusqu’au bord basal même, mais n'’atteignant pas tout à fait le bord antérieur ; base marquée de chaque côté d’un seul sillon profond et lisse; rigole latérale étroite, lisse, bourrelet extérieur mince partout. Élvtres convexes, plus larges que le pronotum, exactement d’un tiers plus longs que larges (c’est-à-dire en ovale assez court), seulement un peu plus larges à la base que le bord postérieur du pronotum, mais les côtés s’élargissent rapidement, décrivant une assez forte courbe dès le sommet des épaules: celles-ci très obtuses et guère avancées; repli basilaire entier; stries assez profondes, modérément crénelées, inter- stries convexes. Prosternum complètement imponetué ainsi que ses épisternes; sillon prosternal médian assez marqué vers les hanches mais s’affaiblissant visiblement en avant, n’atteignant pas, de beaucoup, le bord antérieur; épisternes du mésosternum avec quelques points épars, très grossiers ; côtés du métasternum grossièrement ponctués, ses épisternes moins larges au bord antérieur que longs, assez allongés et modérément rétrécis en arrière, avec quelques gros points, épars et peu nombreux; ventre avec une impression basilaire médiane bien marquée; le milieu des segments lisse, ïes côtés avec quelques points grossiers, mais très peu nombreux, de sorte qu'il y reste considérable- ment d'espace imponctué. Segment anal G avec 4 pores sétigères (2 de chaque côté), dont les deux externes placés contre le bord postérieur du segment, tandis que les deux internes en sont un peu distants. — Long. 6,7 mill.
Madagascar : sud de la baie d’Antongil (Mocquerys! 1897, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (G).
Cette espèce se rapproche le plus des Dr. ebeninum Klug et hova m. et le & a, comme chez ces derniers, 4 pores sétigères au dernier segment ventral, mais elle diffère à première vue par un faciès plus raccourel ainsi que par plusieurs autres caractères : les yeux sont bien plus saillants, très convexes, les élytres un peu plus convexes, à stries crénelées un peu plus fortement mais moins densément; la ponetuation des côtés du ventre présente des différences notables (cf., eï-apres, le tableau analytique des espèces), etc.
Ayant eu ainsi l'occasion d'étudier simultanément presque tous les Drimostoma malgaches actueliement connus, j'en profite pour résumer
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dans un tableau analytique les principaux caractères distincts et les affinités réciproques de ces espèces : À (12). Repli basilaire des élytres nul ou réduit à un très court fragment huméral. — Dernier segment ventral avec 2 pores sétigères au bord postérieur (1 de chaque côté). Sillon prosternal médian bien marqué, mais n’atteignant pas (du moins pas complètement) le bord antérieur.
2 (9). Élytres plus ou moins fortement convexes, en ovale court, d’un tiers, au plus, plus longs que larges. Épi- sternes métasternaux courts où modérément allongés, pas plus de moitié plus longs que larges en avant. — Pro- sternum avec ? sillons basilaires de chaque côté, dont l'ex- terne parfois faiblement marqué.
2 =
). Épisternes métasternaux courts, guère moins larges au bord antérieur que longs. — Les deux sillons basilaires de chaque côté du pronotum profonds, parallèles et presque également longs. Stries des élytres fortement crénelées, interstries très convexes. Côtés du prosternum avec quelques gros points peu nombreux ; ses épisternes avec quelques points semblables groupés contre leur bord interne. Impression basilaire du ventre assez mar- quée; les 3 derniers segments avec quelques très petits points (outre la ponctuation latérale) espacés et peu dis- tincts (plus distinets au segment anal), alignés au milieu le long du bord antérieur. Long. 5,5-5,7 mil — Sainte-Marie de Madagascar; massif d’Ambre ; Nossi-Bé. — Dr. basale Alluaud 1898...... Dr. Klugi Fairim. 1868.
4 (3). Episternes mélasternaux environ de moitié plus longs que larges en avant.
5 (8). Les 3 derniers segments ventraux complètement im- ponetués au milieu (plus ou moins ponctués seulement aux côtés). L’externe des deux sillons basilaires de cha- que côté du pronotum au moins un peu moins prolongé en avant que l’interne, parfois très peu marqué. Inter- stries des élytres très convexes, quoique un peu moins que chez le Dr. Klugi; stries crénelées au moins aussi fortement. Côtés du prosternum même complètement imponctués. Impression basilaire du ventre faiblement marquée, parfois très peu sensible.
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6 (7). L’externe des deux sillons basilaires de chaque côté du pronotum plus étroit et moins profond que linterne, mais très bien marqué. Base des élytres distinctement échancrée, épaules manifestement quoique modérément avancées. Épisternes du prosternum avec 3-4 points à leur bord interne, groupés contre les hanches. Côtés des segments ventraux plus ou moins ponctués, la ponctua- tion assez marquée. Long. 7-7,25 mill. — Haut-plateau Gi EE dE SR REC Le Dr. humerosum Tschitsch. 1898.
7 (6). L'externe des deux sillons basilaires de chaque côté du pronotum faiblement marqué, plus petit et bien moins apparent que chez le Dr. humerosum. Base des élytres peu échancrée, épaules peu avancées. Épisternes du prosternum complètement imponctués. Côtés des seg- ments ventraux avec quelques petits points, beaucoup moins marqués que chez l’humerosum. Long. 6 mill. — Haut-plateau d’Imerina. ....... Dr. affine Tschitsch. 1898.
8 (5). Côtés du ventre ponctués, les 2 avant-derniers segments manifestement ponctués tout le long du bord antérieur, segment anal parfois presque entièrement ponctué. L’externe des deux sillons basilaires de chaque côté du pronotum aussi prolongé en avant que l’interne, consi- dérablement moins profond que celui-ci mais très bien marqué. Interstries des élytres convexes, mais un peu moins que chez les deux espèces précédentes, crénula- ion des stries distinetement plus fine. Côtés du proster- num même avec au moins 2-3 points. Impression basilaire du ventre plus ou moins bien marquée. Long. 5,8-6,8 mil.
a (b). Épisternes prosternaux avec quelques points, tantôt groupés contre leur bord interne, tantôt très disper- sés. — Territoire de Diego-Suarez; Nossi-Bé......... sf SURPRIS TRE CAGE Dr. distinctum Brancsik 1892. b (a). Épisternes prosternaux à peu près entièrement et assez densément ponctués, — Baie d’Antongil (sud). SOS à POELE RE PS var. heteropleurum nov.
Je) de — ro Ca
: Élytres distinctement moins convexes, en ovale oblong, 4,4-1,5 fois aussi larges. Kpisternes métasternaux consi- dérablement allongés, plus de moitié plus longs que
sis
Sur quelques Platysmatini. 63
larges en avant. — Les deux avant-derniers segments ventraux manifestement ponctués tout le long du bord antérieur.
10 (11). Deux sillons basilaires de chaque côté du pronotum, l'externe plus petit que l’interne et considérablement moins profond mais très distinct. Interstries des élytres modérément convexes, crénulation des stries modéré- ment forte. Côtés du prosternum même fortement ponc- tués, ses épisternes couverts de ponctuation dense et plus ou moins abondante. Impression basilaire du ventre plus ou moins bien marquée; segment anal presque en- tiérement ponctué, parfois moins distinetement au mi- lieu. Long. 6,8-8 mill.
a (b). Épisternes prosternaux entièrement ponetués, parfois presque imponetués seulement vers la partie posté- rieure de leur bord externe. Épisternes mésosternaux avec au plus 3-4 points épars sur leur partie antéro- interne, de sorte que la plus grande partie de leur superficie est imponctuée. — Haut-plateau d’Imerina ; EE ge (EE re GE SA CA EE AR RE 2 TRAME RER Dr. prolongatum Tschitsch. 1898.
b (a). Épisternes prosternaux avec un assez large espace imponctué tout le long de leur bord externe {le reste de leur superficie densément ponctué). Épisternes mé- sosternaux avec au moins 8-10 points, de sorte qu'ils sont en plus grande partie ponetués. — Territoire de Dies SUEZ ADS Er ue var. diegantwim nov.
11 (0). Un seul sillon basilaire de chaque côté du pronotum. Élytres un plus étroits que chez le Dr. prolongatum, in- terstries assez faiblement convexes, sauf latéralement et vers l'extrémité, crénulation des stries relativement fine. Côtés du prosternum même imponctués ou à peine ponc- tués, ses épisternes avec quelques points bien marqués groupés contre leur bord interne. Impression basilaire du ventre généralement plus faible; segment anal moins ponctué, généralement lisse au milieu sur une étendue plus ou moins grande. Long. 6,5-7 mill. — Haut-pla- teau d’Imerina; baie d’Antongil (sud); Sainte-Marie de RÉMADASCARE Re. 212.4 Dr. anthracinum Klug 1833.
64 T. TSCHITSCHÉRINE.
1
LL)
(4). Repli basilaire des élvtres entier. — Un seul sillon ba- silaire de chaque côté du pronotum.
13 (17). Épisternes métasternaux courts, aussi larges, au bord antérieur, que longs. — Élytres très convexes, en ovale court, à peine 1,3 fois aussi longs que larges; stries mo- dérément crénelées, interstries modérément convexes. Dessus du corps imponctué, il n°y a qu'un ou deux assez gros points sur les côtés des segments ventraux. Sillon prosternal médian moins marqué que chez les autres espèces et court. Impression basilaire du ventre à peu près nulle; segment anal avec 6 pores sétigères, dont les 4 externes placés contre le bord postérieur du seg- ment, tandis que les 2 internes en sont un peu distants. Long. 7-7,5 mill. — Haut-plateau d’'Imerina. — Dr. crasstusculum Tschitsch. 1898 (mai)................ A EE ne . Dr. ovum Alluaud 1898 (avril).
14 (13). Épisternes métasternaux plus longs que larges au bord antérieur. — Prosternum complètement imponc- tué, ainsi que ses épisternes.
15 (16). Yeux (5) fortement convexes. Élytres convexes, en ovale court, pas plus d’un tiers plus longs que larges. Stries crénelées un peu plus fortement que chez lovuwm, interstries modérément convexes. Côtés du métasternum et ses épisternes couverts de quelques points grossiers. Impression basilaire du ventre bien marquée; le milieu des segments lisse, les côtés avec quelques points gros- siers mais très peu nombreux, de sorte qu'il y reste con- sidérablement d'espace imponetué. Segment anal G avec 4 pores sétigères, dont les deux externes placés contre le bord postérieur du segment, tandis que les deux internes
en sont un peu distants (1). Long. 6,7 mill. — Baie d'AntOnGINSUD) PER Dr. convexiusculum, Sp. n.
16 (15). Yeux modérément convexes, bien moins saillants (59) que chez l’espèce précédente. Élytres un peu moins con- vexes et moins courts, plus ou moins oblongs (au moins 1,37 fois aussi longs que larges); stries modérément mais densément crénelées, interstries modérément con- vexes. Prosternum complètement imponetué ainsi que
(1) La © n'est pas encore connue.
Sur quelques Platysmatini, 65
ses épisternes. Côtés du métasternum et ses épisternes avec quelques points fortement marqués, parfois très peu nombreux. Côtés des segments ventraux ponctués, les points bien moins grossiers que chez le convexæius- culum mais beaucoup plus nombreux, de sorte que les côtés des segments paraissent plus ou moins entière- ment ponctués; on peut parfois distinguer, aux deux avant-derniers segments, quelques rares points irrégu- lièrement alignés au milieu contre le bord antérieur. Seg- ment anal G avec 4 pores sétigères (disposés comme chez le Dr. converiusculum G), & avec 6 pores (disposés comme chez le Dr. ovum). Long. 5,5 à 7 mill. — Dr. ebe- ninum Klug 1833; Dr. hova Tschitsch. 1898...... ? Dr. Chaudoiri Fairm. 1868.
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Il est malheureusement impossible, quant à présent, de différencier convenablement les espèces de ce dernier groupe; pour faire cette étude, il faudrait pouvoir examiner simultanément tous les « types » et avoir en même temps à sa disposition un nombre plus considérable d'exemplaires frais et bien conservés. Voir, pour les Dr. hova Tschitsch. et ebeninum Klug, Tschitschérine : Horae Soc. Ent. Ross., XXXII, 1898, pp. 4 et 12; la collection de M. Charles Al- luaud renferme deux exemplaires qui se rapportent peut-être au vrai ebeninum; chez ces deux exemplaires le pronotum est un peu moins court que chez le Dr. hova m., les élytres sont un peu moins larges et paraissent par suite un peu plus oblongs ; les côtés des seg- ments ventraux sont couverts d’une ponctuation un peu plus dense et un peu plus étendue; le G mesure 5,5 mill. de longueur et les seg- ments ventraux sont imponctués au milieu, la © à 6,5 mill. de lon- gueur et on peut distinguer, aux deux avant-derniers segments ven- traux, quelques très rares points irrégulièrement alignés contre le bord antérieur. C’est précisément à cette @ que conviennent à peu près exactement les quelques renseignements que j'ai, grace à l’ami- cale obligeance de M. H.-J. Kolbe (!), sur le vrai Dr. ebeninum; le G diffère un peu sous le rapport de la longueur du corps et de l'extension de la ponctuation ventrale, mais appartient indubitable- ment à la même espèce; c’est le seul spécimen de ce sexe que j'ai eu l’occasion d'examiner parmi les espèces de ce groupe; mais, comme il est extrèmement voisin de Dr, hova m., je suppose par analogie que
(1) Cf. Tschitschérine, Horae Soc. Ent. Ross., XXXII, 1898, p. 12. Ann, Soc, Ent, Fr,, LXVIIT, 1899, 5
66 « T. TSCHITSCHÉRINE.
chez les G de ce dernier (1) le nombre des pores sétigères au der- nier segment ventral est le même (2 de chaque côté). — Le Dr. Chau- doiri Fairm., très imparfaitement décrit, est peut-être synonyme de hova m., auquel cas les espèces de ce groupe se réduiraient vraisem- blablement à deux : ebeninum et Chaudoiri; quoi qu'il en soit, l'exa- men simultané de tous les « types » est nécessaire pour élucider cette question.
Drimostoma Mocquerysi Tschitsch.: Horae Soc. Ent. Ross., XXXIT, 1899 (N 3-4), p. 417 (Stomonaxus). — Décrit du Congo; M.Char- les Alluaud en à rapporté 2 G de son voyage à Assinie (1886).
C’est à tort que j'ai rapporté cette espèce au genre Stomonartus : l'angle apical externe du 1‘ article des tarses antérieurs ©, quoique très pointu (?), n’est cependant pas nettement dentiforme; en outre, l'absence de repli basilaire aux élytres est un caractère assez fréquent chez les Drimostoma, tandis qu'il est étranger aux Stomonaxus. — Le Dr. Mocquerysi m. à beaucoup de rapport avec le prolongatum m.. de Madagascar; il en diffère, entre autres, par la base du pronotum unisillonnée de chaque côté, ete.
Camptogenys, gen. n. — Les deux espèces qui constituent ce nouveau genre ne different essentiellement des Drimostoma que par la conformation des mandibules, mais elle est très remarquable, et suffit à justifier l'établissement d’un genre distinct, qui sera facilement reconnu aux caractères Suivants :
Mandibules très aiguës, assez fortement arquées, la gauche avec un sillon longitudinal distinct à la surface. Antennes courtes, à trois pre- miers articles glabres, le 4° poilu seulement vers l'extrémité et moins densément que les autres ; £® article médiocrement allongé, le 2 court, le 3° pas tout à fait aussi long que le 4*, le 4° de peu plus long que le 2e, les 5e à 10° courts, ovalaires ou subglobuleux et, vus de profil, un peu plus larges que longs. Yeux modérément convexes, un peu moins saillants que chez les Drimostoma. Pronotum moins rétréci en avant que chez les Drimostoma, seulement un peu plus large à la base qu'au bord antérieur. Élytres assez oblongs, à repli basilaire fin mais entier; les côtés assez parallèles au milieu. Aux tarses antérieurs © les angles apicaux internes des deux premiers articles ne sont nulle- ment prolongés. Chez les deux espèces de ce genre, connues actuelle-
(1) On ne connaît encore de Dr. kova m. que le seul spécimen ® original. (2) C'est précisément ce qui m'avait induit en erreur.
Sur quelques Platysmatini. 67 ment, les épisternes métasternaux sont allongés et le segment anal de l'abdomen (à ce qu'il parait G9) porte 4 pores sétigères (2 de chaque côté), dont les deux externes placés contre le bord postérieur du seg- ment, tandis que les deux internes en sont légèrement distants. Parties de la bouche (!), tarses et trochanters postérieurs conformés comme chez les Drimostoma.
À ce nouveau genre appartiennent :
1. C. aberrans — Stomonaxus aberrans Tschitsch. : Horae Soc. Ent. Ross., XXXII, 1899, p. 418. — Congo.
N'ayant eu sous les yeux qu'un spécimen G unique, je n'avais pas pu vérifier la conformation des tarses antérieurs ©, et j'avais rapporté l'espèce provisoirement au genre Stomonarus.
2. GC. similis, sp. n. — Brun de poix brillant, élytres (4) avec un faible reflet irisé; antennes et pattes rouge ferrugineux. Tête lisse, impressions frontales bien marquées: yeux modérément convexes. Pronotum un peu plus large que long, modérément rétréci en avant et légèrement rétréci vers la base, de sorte que celle-ci n’est qu'un peu plus large que le bord antérieur: celui-ci presque tronqué, angles antérieurs obtus et arrondis au sommet; côtés légèrement arqués jusque assez au delà du milieu, devenant ensuite assez rectilignes et tombant un peu obliquement sur le bord postérieur ; angles posté- rieurs légèrement obtus, mais nullement émoussés à l'extrême sommet, qui parait plutôt un peu pointu; surface complètement imponctuée, sillon médian bien marqué, sillons basilaires (un de chaque côté) assez profonds; rigole latérale étroite, bourrelet extérieur mince. Élytres modérément convexes, assez oblongs (près de moitié plus longs que larges) et près d’un tiers plus larges que le diamètre maximum du pronotum ; la base est un peu plus large que le bord postérieur de ce dernier; épaules très obtuses; repli basilaire fin mais entier; stries fortement marquées, légèrement crénelées au fond, interstries assez convexes. Épisternes prosternaux couverts contre leur bord interne de points bien marqués mais peu serrés; épisternes mésosternaux ponctués en avant; côtés du métasternum et ses épisternes assez for- tement ponctués, les points médiocrement nombreux; les épisternes considérablement allongés, rétrécis en arrière; côtés de l'abdomen
(1) A l'exception, bien entendu, des mandibules. Chez les Drimostoma, les mandibules ne sont que très peu arquées à l’extrémité, et la gauche n'est pas longitudinalement sillonnée à la surface (du moins chez les espèces que j'ai eu l'occasion de voir).
68 T. TSCHITSCHÉRINE.
ponctués, la ponctuation s'étend le long du bord’antérieur des 3 der- niers segments, mais au milieu ces points sont plus épars et moins distincts; segment anal © avec 4 pores sétigères (2 de chaque côté), dont les deux externes placés contre le bord postérieur du segment, tandis que les deux internes en sont un peu distants. — Long. 7,5 mill.
Guinée supérieure : Assinie (Ch. Alluaud! 1886, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (Q).
Espèce très voisine de C. aberrans m. et en différant principalement par la ponctuation du sternum (chez le C. aberrans le prosternum et le métasternum sont à peu près imponctués).
ABACETINI.
Abacetus liberianus, sp. n. — Noir brillant, côtés du pronotum, vers les angles postérieurs, et élytres fortement irisés; antennes brun roussâtre à premier article rouge ferrugineux, fémurs rouge ferru- gineux, rembrunis en dessous, tibias et tarses brun rougeàtre, tarses antérieurs G roussâtres. Tête assez petite, lisse, impressions frontales assez marquées, étroites et courtes, arquées en dehors et ne dépas- sant qu’un peu le bord antérieur des yeux; ceux-ci convexes et sail- lants (GS); antennes assez grêles; mandibules normales, assez robustes et relativement courtes, normalement arquées à l'extrémité. Prono- tum plus large que long, à diamètre maximum placé à peu près au milieu, considérablement rétréci en avant et légèrement en arrière, de sorte que la base est beaucoup plus large que le bord antérieur ; celui-ci légèrement échancré en are, angles antérieurs un peu avancés, légèrement arrondis au sommet; côtés modérément arqués sur toute leur étendue, tombant obliquement en dedans sur le bord basal, angles postérieurs obtus, sans dent, un peu émoussés au sommet; surface modérément convexe; ligne médiane fine; sillons basilaires (un de chaque côté) étroits, bien marqués, légèrement convergents en avant et assez allongés, l’espace qui les sépare de la rigole latérale est large et séparé en deux parties : l’interne, rétrécie en arrière, continuant la convexité du disque, tandis que l’externe, rétrécie en sens inverse (d’arrière en avant) est aplatie (tout en ne se confondant pas avec la rigole latérale qui demeure nettement délimitée jusqu’au bord basal) ; on peut distinguer quelques très petits points entre les sillons basilaires et la ligne médiane; le reste de la surface lisse; rigole latérale plate et assez large, formant gouttière, bourrelet extérieur mince partout ; bords latéraux avec les 2 pores sétigères normaux, le 1°" avant le milieu, le
Fr!
Sur quelques Platysmatini. 69
2e au sommet des angles postérieurs; côtés du bord basal finement rebordés. Élytres légèrement convexes. 1,4 fois aussi longs que larges, un peu plus larges que le pronotum ; base guère plus large ou à peine plus large que le bord postérieur de ce dernier, les côtés s’élargissent immédiatement après, décrivant une courbe modérément forte dès le sommet des épaules; celles-ci obtuses, sans dent au sommet; repli basilaire modérément sinué; stries bien marquées, lisses, interstries légèrement convexes, le 3° avec un pore dorsal un peu après le milieu. Pro- et mésosternum lisses; épisternes du métasternum plus longs que larges au bord antérieur, modérément allongés, rétrécis en arrière ; on peut y distinguer quelques petits points épars, extrêmement fins; ventre lisse à part les trois premiers segments dont les côtés sont par- semés de petits points extrêmement fins; segment anal G avec un seul pore sétigère de chaque côté. Fémurs antérieurs G simples, sans dent; tarses postérieurs et intermédiaires plurisillonnés en dessus, à 5e article glabre en dessous, sans soies. — Long. 8,5 mill.
Guinée supérieure : Liberia (in coll, Alluaud). — 1 exemplaire (G).
Cette espèce très distincte vient se placer entre l’Ab. amaroides La. et les espèces voisines d’harpaloides Laf.; elle diffère de toutes ces dernières (!) par la rigole latérale du pronotum assez élargie et for- mant gouttière et par le fort aplatissement oblique des côtés du prono- tum dans la région des angles postérieurs; elle diffère de l'amaroides par le pronotum moins large en arrière, distinctement quoique légè- rement rétréci vers la base, qui n’est faiblement pointillée qu’au milieu, ses côtés et la rigole latérale étant complètement lisses; par les élytres dont les côtés sont plus arqués à la base, vers le sommet des épaules, et dont les stries sont tout à fait lisses, etc.
L’Ab. iridescens Lafî., que je ne connais pas mais dont la description est heureusement assez explicite, diffère du léberianus m. par la taille plus grande (10-10,5 mill.), par le bord basal du pronotum dont les côtés ne sont nullement rebordés, par les pattes plus obscures, etc. (ex Laferté); il y a aussi, probablement, quelque différence dans le faciès, mais il faudrait connaitre l’iridescens pour le spécifier.
Abacetus Alluaudi, sp. n. — Noir brillant, élytres irisés, extré- mité de la suture et des bords latéraux teintée de roussâtre; pattes et palpes roux testacé, antennes rouge ferrugineux plus obscur. Mandi- bules très peu arquées, rappelant assez celles des Drimostoma. Tête
(1) Ab. harpaloides Laf., picicollis Laf., distinctus Chaud., procax Tschitsch. et Duvivieri Tschitsch.
70 T. TSCHITSCHÉRINE.
moyenne, lisse; impressions frontales courtes, très divergentes en ar- rière, nullement prolongées; veux (5) convexes et saillants. Antennes longues, dépassant les épaules, à 1° article gros et assez grand, pas moins long que les deux suivants réunis. Pronotum cordiforme, plus large que long, modérément rétréci en avant et davantage vers la base qui est moins large que le bord antérieur; celui-ei à peine subéchan- eré, angles antérieurs obtus, légèrement arrondis au sommet; côtés arqués jusqu'au delà du milieu et modérément, un peu obliquement sinués devant les angles postérieurs, qui sont presque droits; surface légerement convexe, complètement imponctuée; ligne médiane très fortement marquée, en sillon profond et assez large; sillons basilaires bien marqués, presque parallèles, n’atteignant pas tout à fait, en avant, le milieu du disque: entre ces sillons et les bords latéraux on voit une espèce de sillon supplémentaire externe (cf. la conformation de la rigole latérale); rigole latérale modérément élargie dans toute sa lon- sueur (étroite seulement tout près des angles postérieurs), séparée de la convexité du disque par une espèce de pli étroit paraissant plus accusé vers la base, mais très appréciable tout le long des bords laté- raux quand on regarde le pronotum de protil; c’est ce pli qui fait pa- raitre la base bisillonnée de chaque côté; bourrelet extérieur mince, à peine épaissi vers la base et paraissant très légèrement réfléchi près des angles postérieurs. Élytres environ de moitié plus longs que larges, un peu plus larges que le pronotum, distinctement plus larges à la base que le bord postérieur de ce dernier ; base des côtés assez fortement arquée après le sommet des épaules, qui sont arrondies ; repli basilaire faiblement subsinué: stries lisses, formant de profonds sillons, inter- stries considérablement convexes, le 3° avec un très petit pore dorsal après le milieu. Dessous du corps imponctué : épisternes du métaster- num seulement un peu moins larges au bord antérieur que longs, modérément rétrécis en arrière; segment anal G avec un seul pore sé- tigère de chaque côté, à son bord postérieur ; fémurs antérieurs & avec une petite dent au bord inférieur, non loin de la base; premier article des tarses postérieurs très faiblement longitudinalement unisillonné seulement au côté externe; 5e article de tous les tarses glabre en des- sous, sans soies. — Long. 7,2 mill.
Guinée supérieure : Assinie (Ch. Alluaud! 1886, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (5).
Cette espèce est très remarquable, tant par la conformation des man- dibules, qui rappellent assez celles des Drimostoma, que par la sculp- ture du pronotum et par la petite dent qu’on remarque au bord infé-
Sur quelques Platysmatini. 71
rieur des fémurs antérieurs G; ce dernier caractère la rapproche de Ab. rufipes Laf., mais celui-ci, ayant les tarses intermédiaires et pos- térieurs plurisillonnés en dessus, appartient à un autre groupe; d’ail- leurs la dent des fémurs antérieurs G, chez le rufipes, est beaucoup plus grande. — L’Ab. Alluaudi m. n'a de réelles analogies qu'avec une autre nouvelle espèce, Ab. leonensis m., décrite ci-après.
Abacetus leonensis, sp. n. — Noir brillant, surface irisée (plus sensiblement sur les élytres); antennes rouge ferrugineux, pattes roux testacé. Mandibules très peu arquées, assez allongées, rappelant celles des Drimostoma. Têle assez petite, lisse, impressions frontales assez courtes, très divergentes en arrière, nullement prolongées; yeux (4) convexes et saillants. Antennes à peu près comme chez l'Ab. Alluaudi. Pronotum plus large que long, assez rétréei vers les deux extrémités et cela presque également, de sorte que la base n’est que de très peu plus large que le bord antérieur; celui-ci à peine subéchancré, angles antérieurs obtus, légèrement arrondis au sommet; côtés modérément arqués, nullement sinués en arrière, tombant obliquement en dedans sur le bord basal; angles postérieurs considérablement obtus, mais nullement arrondis ni même émoussés au sommet; surface modérément convexe, complètement imponctuée, ligne médiane n’atteignant pas les deux bords, assez fine ‘au milieu, plus enfoncée vers les extrémités, mais ne formant pas comme chez PAb. Alluaudi de sillon élargi; sillons basilaires (un de chaque côté) profonds, faiblement convergents en avant, n'atteignant pas le milieu du disque ; l'espace quiles limite exté- rieurement est en majeure partie convexe mais un peu déprimé {out près des angles postérieurs; pores sétigères des bords latéraux comme chez l'espèce précédente; rigole latérale modérément élargie, formant gouttière, interrompue un peu avant les angles postérieurs par un petit pli oblique très faible (1); bourrelet extérieur mince en avant, un peu aplati et légèrement réfléchi vers les angles postérieurs. Élytres environ de moitié plus longs que larges, plus larges que le pronotum et un peu plus larges à la base que le bord postérieur de ce dernier ; base des côtés décrivant une forte courbe après le sommet des épaules, qui sont arrondies; repli basilaire presque droit ; stries bien marquées, faiblement crénelées, les crénelures très fines et peu serrées (considé- rablement moins serrées que par exemple chez PA4. rufipes): inter- stries convexes, le 3° avec un très petit pore dorsal un peu apres le milieu. Dessous du corps imponetué; épisternes métasternaux plus
(1) Rappelant en cela l'Ab. tenuis Laf. et quelques autres espèces.
72 T. TSCHITSCHÉRINE.
longs que larges, assez allongés, rétrécis en arrière; dernier segment ventral G avec un seul pore sétigère de chaque côté; fémurs antérieurs g avec un faible petit denticule au bord inférieur, non loin de la base; tarses postérieurs longitudinalement unisillonnés seulement au côté
externe, à 5° article glabre en dessous, sans soies. — Long. 6,3 mill.
Sierra Leone (in coll. Alluaud). — 4 exemplaire (5).
Cette espèce diffère considérablement de la précédente par le faciès ainsi que par la sculpture du pronotum et des élytres, mais la confor- mation des mandibules, des antennes, des fémurs antérieurs € et des tarses est la même.
Abacetus hova, sp. n. — Surface d’un bronzé olivätre obscur, pattes rouge ferrugineux, antennes noires, à deux premiers articles rouge ferrugineux. Tête lisse; impressions frontales bien marquées, divergentes, sinueuses et légèrement prolongées en arrière (comme chez l’Ab. aeneus Dej.). Pronotum plus large que long, modérément rétréci vers les deux extrémités, de sorte que la base n’est qu’un peu plus large que le bord antérieur; celui-ci presque droit ou à peine subéchancré, angles antérieurs obtus, plus ou moins émoussés au sommet; côtés modérément arqués sur presque toute leur étendue, de sorte que la rigole latérale tombe obliquement en dedans sur le bord basal; cependant, le sommet des angles postérieurs étant plus ou moins fortement denticulé selon les individus, le bourrelet latéral pa- rait parfois former, devant ce dernier, une très courte et très faible petite sinuosité; de sorte que les angles postérieurs sont tantôt obtus et denticulés au sommet, tantôt droits, mais très petits, à sommet un peu pointu ; surface légèrement convexe, lisse à part quelques petits points, parfois peu visibles, au milieu de la base, entre les sillons basilaires ; ceux-ci (un de chaque côté) bien marqués, faiblement convergents en avant, n’atteignant pas le milieu du disque ; l’espace qui les limite exté- rieurement nullement déprimé; rigole latérale très étroite, bourrelet extérieur mince; ligne médiane très fine. Élytres un peu plus convexes et moins oblongs que chez l’aeneus, plus larges que le pronotum, ce- pendant à peine plus larges à la base, ou presque pas plus larges, que le bord postérieur de ce dernier, mais les côtés s’élargissent rapide- ment, leur base décrivant une assez forte courbe après le sommet des épaules (presque aussi forte que chez l’aeneus); repli basilaire faible- ment sinué; stries bien marquées, lisses, interstries à peine convexes, le 3° avec un petit pore dorsal, placé au milieu ou immédiatement après. Dessous du corps imponctué ; épisternes métasternaux allongés; tarses postérieurs unisillonnés au côté externe, à à article garni en
Sur quelques Platysmatini. 73
dessous de quelques fines soies de chaque côté; dernier segment ven- tral & avec deux pores sétigères, © avec quatre (2 de chaque côté). — Long. 5,6-6,5 mill.
Madagascar : haut-plateau d’Imerina (Andrangoloaka, Sikora!, coll. Alluaud; coll. Tschitschérine). — Quelques exemplaires (& ©).
La coloration des pattes varie du rouge ferrugineux clair au rouge obseur, et les fémurs sont parfois un peu rembrunis en dessous. — La collection de M. Charles Alluaud renferme un exemplaire à sur- face du corps bronzé brillant assez clair et à base du pronotum ponc- tuée davantage entre les sillons basilaires ; je ne puis y voir qu’une variété que j'ai nommée Ab. corusculus m. (Madagascar, sans autre indication de provenance).
C’est peut-être à l'A. hova m. qu'il faut rapporter l'espèce, voisine de l’aeneus, que Chaudoiïir a mentionnée par erreur, dans sa mono- graphie du genre Abacetus (1), sous le nom d’Ab. viridulus Fair m. Le vrai véridulus, dont j'ai sous les yeux plusieurs exemplaires, est une espèce très différente, nullement voisine de l’aeneus (cf. plus bas).
Abacetus Imerinae, sp. n. — Noir brillant, élytres légèrement irisés, paltes rouge ferrugineux ; quelquefois les fémurs sont brun de poix et les tibias brun roussâtre; antennes noires à 3 premiers articles rouge ferrugineux, le 3 parfois légèrement obscurci à l’extrémité. Tête lisse; impressions frontales fortement divergentes en arrière, non sinueuses ni prolongées en arrière; yeux assez grands, saillants, très convexes: antennes longues et grêles. Pronotum conformé à peu près comme chez lAb. natalensis Chaud., seulement un peu moins rétréci à la base; il est un peu plus large que long, assez rétréci vers les deux extrémités et cela à peu près également, de sorte que la base n’est pas appréciablement plus large que le bord antérieur; celui-ci presque droit ou à peine subéchancré, angles antérieurs obtus et Ié- gerement arrondis au sommet; côtés arqués à peu près comme chez le natalensis, brièvement sinués tout à la base avec laquelle ils forment un petit angle droit légèrement aigu au sommet; surface modérément convexe, complètement lisse ou ne présentant que quelques très petits points très peu nombreux à la base, entre la ligne médiane et les sil- lons basilaires; ceux-ci comme chez le natalensis, l'espace qui les li- mite extérieurement distinctement plus large en arrière que chez cette dernière espèce; ligne médiane très fine; rigole latérale très étroite,
(1) In Bull. Soc. Nat. Mosc., 1869, I, p. 382.
74 T. TSCHITSCHÉRINE.
bourrelet extérieur mince. Élytres légèrement convexes, plus oblongs que chez le natalensis, pas moins de moitié aussi longs que larges ; la base n’est qu'un peu plus large que le bord postérieur du pronotum, mais les côtés s’élargissent rapidement, décrivant une forte courbe après le sommet des épaules; repli basilaire légèrement sinué; stries assez marquées, quoique pas profondes, lisses, interstries presque plans, le 3° avec un petit pore dorsal, placé à peu près au milieu. Des- sous du corps imponetué; épisternes métasternaux allongés; dernier segment ventral G avec 2 pores sétigères au bord postérieur (1 de chaque côté); £e° article des tarses postérieurs longitudinalement uni- sillonné au côté externe ; 5e article glabre en dessous, sans soies. — Long. 7,5-8 mill.
Madagascar : haut-plateau d’Imerina (Andrangoloaka, Sikora!, coll. Alluaud, coll. Tschitschérine). — 2 exemplaires (&).
C'est très probablement à lAb. Imerinae m. qu'il faut rapporter l’es- pèce que Chaudoiïir à décrite dans sa monographie des Abacetus (1) sous le nom d’Ab. iridipennis Faïrm., à laquelle elle ne correspond nullement. Le vrai éridipennis Faïr m, ©) est plus petit (long. 6,5 mill.), les antennes sont roux testacé, la base du pronotum est très ponctuée au milieu (ex Fairm.); enfin l’éridipennis a été décrit de l'ile Mayotte, dans les Comores, tandis que les exemplaires dont parle Chaudoir ont été capturés à Tamatave, ce qui est à considérer.
Abacetus assiniensis, sp. n. — Surlace du corps d’un bronzé assez clair, pattes et antennes roux ferrugineux. Tête lisse, impressions frontales courtes, divergentes en arrière, non prolongées; antennes longues et assez grêles. Pronotum un peu plus large que long, assez rétréci vers les deux extrémités, de sorte que la base est à peu près aussi large, ou même d'un soupcon moins large que le bord antérieur ; celui-ci à peine subéchancré, angles antérieurs obtus, légèrement arrondis à lextrème sommet; côtés légèrement arqués jusque bien au delà du milieu, faiblement, un peu obliquement sinués devant les angles postérieurs; ceux-ci subrectangulaires (les côtés du pronotum sont moins fortement arqués, notamment vers la base, que chez le nalalensis, la sinuosité postérieure des côtés est moins forte mais moins courte, moins brusque, de sorte que les angles postérieurs sont moins petits et, quoique subrectangulaires, paraissent un peu moins droits); surface assez convexe, lisse à part la base qui est assez forte-
(1) In Bull. Soc. Nat. Mosc., 1869, I, p. 377. (2) In Ann. Soc. Ent. France, 1868, p. 770,
", F
Sur quelques Platysmatini. 7
ment mais pas densément ponctuée au milieu entre les sillons basi- laires; ceux-ci bien marqués quoique peu profonds, légèrement moins longs que chez le natalensis, l'espace qui les limite extérieurement distinctement plus large en arrière que chez cette dernière espèce ; ligne médiane fine ; rigole latérale très étroite, bourrelet extérieur mince. Élytres légèrement convexes, un peu plus oblongs que chez le nata- lensis, faiblement élargis en arrière jusqu'un peu au delà du milieu; la base est distinctement un peu plus large que le bord postérieur du pronotum et les côtés s’élargissent rapidement, décrivant une forte courbe après le sommet des épaules; repli basilaire légèrement sinué ; stries bien marquées, lisses, interstries un peu convexes, le 3° avec un petit pore après le milieu. Corps imponctué en dessous: épisternes du métasternum plus longs que larges au bord antérieur, modérément allongés; dernier segment ventral Q avec 4 pores au bord postérieur (2 de chaque côté), les deux internes avec les soies habituelles, les deux externes en sont dépourvus, peut-être accidentellement, chez l'unique exemplaire que j'ai sous les veux; tarses postérieurs unisil- lonnés au côté externe, à »° article glabre en dessous, sans soies. — Long. 6,6 mill.
Guinée supérieure : Assinie (Ch. Alluaud! 1886, coll. Alluaud).— 1 exemplaire (9).
Abacetus viridulus Fairmaire : Ann. Soc. Ent. France, 1868, p. 771. — Impressions frontales sinueuses en arrière et légèrement prolongées; yeux convexes et saillants. Pronotum cordiforme, ses côtés assez fortement sinués devant les angles postérieurs, ceux-ci droits, plus ou moins aigus au sommet. Stries des élytres généralement plus fines en arrière (notamment les internes), pore dorsal du 3° inter- strie placé avant le milieu. Dessous du corps imponctué; épisternes métasternaux allongés ; dernier segment ventral G avec deux pores sétigères, © avec 4 pores. Tarses postérieurs unisillonnés au côté externe, à à° article glabre en dessous, sans soies.
Décrit de Sainte-Marie de Madagascar ; j'en ai sous les veux 10 exem- plaires du haut-plateau d’Imerina (Andrangoloaka, Sikora!), du sud de la baie d’'Antongil (Mocquerys! 1897) et du territoire de Diego- Suarez (Ch. Alluaud! 1893). — Cette espèce n’a rien de commun avec l’Ab. aeneus Dej.; elle appartient au groupe d’Ab. chalceolus Chaud. et se rapproche surtout du metallescensT schitsch., du Congo. La coloration de la surface est variable, bronzé clair, cuivreux ou ver- dâtre ou bronzé obscur, plus ou moins noirâtre, surtout sur la tête et le pronotum ; le milieu de la base de ce dernier, entre les sillons basi-
76 T. TSCHITSCHÉRINE.
laires, est tantôt lisse, tantôt plus ou moins pointillé, et même, parfois, assez densément finement ponctué, sans qu'on puisse voir là autre chose que des variations individuelles sans importance. Les dimen- sions qu'indique M. Fairmaire ne sont pas tout à fait exactes: la longueur varie de 5 à 6 mill.
Pioprosopus, gen. n. — Menton court, faiblement échanceré, le fond de l’échancrure légèrement avancé en saillie obtuse, cette saillie surmontée dela grande dent médiane proprement dite, simple et à peu près aussi avancée que les lobes latéraux; ceux-ci très divergents in- térieurement et courts, au moins aussi larges que longs (!). Md- choires à lobe interne très aigu et crochu à l'extrémité, normalement assez densément cilié au bord interne. Palpes maxillaires à dernier article légèrement fusiforme, atténué vers l'extrémité, celle-ci légère- ment arrondie; palpes labiaux à dernier article faiblement atténué de- puis le milieu vers l'extrémité qui est assez largement tronquée; le pénultième article bisétulé. Mandibules plutôt courtes, assez robustes, arquées et aiguës à l'extrémité; leur face externe sans pore sétigère. Labre à bord antérieur droit, avec 6 pores sétigères. Antennes assez robustes, ne dépassant pas la base du pronotum, à 3 premiers arti- cles glabres; le 2e inséré à peu près régulièrément, les 5°-10°, consi- dérés de profil, en carré plus long que large. Téte assez petite, avec 2 pores orbitaires de chaque côté, finement transversalement sillonnée derrière les yeux; ceux-ci convexes et saillants; tempes extrême- ment courtes; sillons frontaux bien marqués, légèrement arqués, re- liés antérieurement par un sillon transversal fortement marqué. Prono- tuin beaucoup plus large que long, aussi large à la base que les élytres, assez fortement rétréci en avant; un seul sillon étroit et assez bien marqué de chaque côté de la base; rigole latérale étroite, avec un pore sétigère avant le milieu ; pore angulaire nul. Élytres convexes, avec 9 profondes stries chacun, complètement rebordés à la base, sans striole scutellaire ni pores dorsaux au 3° interstrie; bords latéraux avec un repli interne ressortant distinctement derrière l’extrémité des épipleures. Prosternum avec un large sillon longitudinal entre les hanches qui n’atteint pas tout à fait, en avant, le milieu du proster- num; pointe intercoxale rebordée à l'extrémité, glabre. Metasternum à épisternes très courts, beaucoup plus larges que longs, leurs épi-
(1) L'unique exemplaire de f’ioprosopus morio appartenant à M. Charles Alluaud, il m'a été malheureusement impossible d'examiner les épilobes, la languette, etc.
Surzquelques Platysmatini. 77
mères aussi grands qu'eux. Abdomen sans sillons transversaux, avec un assez large sillon longitudinal à la base; chaque segment avec les deux pores ordinaires vers le milieu; segment anal G simple, avec 2 pores sétigères un peu éloignés du bord postérieur (9 inconnue). Trochanters postérieurs normalement conformés, légèrement arrondis à l'extrémité; {ibias antérieurs avec quelques spinules au bord externe vers l'extrémité (dont une apicale); tarses assez grèles, nus en dessus, les postérieurs moins longs que les tibias, sans sillons latéraux; le de article de tous les tarses glabre en dessous, sans soies; les 3 pre- miers articles des tarses antérieurs G faiblement dilatés, les 2°et 3° gar- nis en dessous de deux rangées contiguës de lamelles écailleuses, le Aer en paraissant dépourvu.
L'insecte, de Madagascar, qui constitue ce nouveau genre, se rap- proche des Abacetus par son menton court et faiblement échancré, ainsi que par l'absence de striole scutellaire aux élytres; il en dif- fère surtout par l'insertion à peu près régulière du deuxième article des antennes et par l’absence de pores sétigères aux angles posté- rieurs du pronotum. La conformation de la languette et des épilobes du menton, que malheureusement il m’a été impossible de vérifier, présente peut-être des particularités spéciales. — Quant aux Holco- notus, autre genre d’Abacelini à deuxième article des antennes inséré régulièrement, ils différent des Pioprosopus m. par la présence du pore normal aux angles postérieurs du pronotum, par le rebord latéral des élytres finement dentelé en scie, et quelques autres caractères (cÎ. Tschitschérine : Ann. Soc. Ent. Belg., XLI, 1898, p. 451); d’ail- leurs le faciès est très différent, ainsi que la coloration.
Pioprosopus morio, n. sp. — Noir luisant (G), pattes noir de poix, tarses bruns, antennes brun roussâtre, rougetres vers la base, palpes rougeàtres. Tête lisse. Pronotum beaucoup plus large que long, aussi large à la base que les élytres, assez fortement rétréci en avant à partir environ du milieu, beaucoup plus large à la base qu’au bord antérieur ; celui-ci modérément échancré, angles antérieurs obtus, légèrement ar- rondis à l’extrême sommet; côtés assez fortement arqués en avant, très faiblement subarqués dans la moitié basale; angles postérieurs droits mais assez largement arrondis au sommet; surface légèrement convexe, notamment vers les angles antérieurs, plus plane vers la base, complètement imponctuée; ligne médiane fine; de chaque côté de la base un seul sillon étroit et bien marqué, séparé du rebord laté- ral par un large espace uni; côtés de la base nettement rebordés; rigole latérale très étroite, bourrelet extérieur mince. Élytres convexes,
78 T. TSCHITSCHÉRINE.
en ovale assez court et assez large, aussi larges à la base que le bord postérieur du pronotum ; épaules sans dent, un peu obtuses:; repli ba- silaire à peine subsinué, presque droit; la série de points de la 8° strie interrompue avant le milieu. Dessous du corps imponctué. Long.7 mil.
Madagascar : territoire de Diego-Suarez (Ch. Alluaud! 1893, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (G).
PLATYSMATINI sens. sir.
Syletor, gen. n. — Languette cornée, modérément évasée en avant, tronquée à l’extrémité et biciliée. Paraglosses libres en avant, très grêles, dépassant considérablement lextrémité de la languette. Menton (!) assez profondément échancré, lobes latéraux un peu divergents intérieurement; dent médiane assez grande, triangu- laire, simple, un peu arrondie à lextrémité. Mächoires à lobe interne aigu et arqué à l'extrémité, densément cilié au bord interne. Palpes maæillaires et labiaux à dernier article légèrement fusiforme, modéré- ment atténué vers l’extrémité, qui est un peu subarrondie aux maxil- laires, légerement subtronquée aux labiaux ; aux maxillaires le dernier article, considéré de profil, est très fusiforme, terminé presque en pointe; pénultième article des palpes labiaux bisétulé au bord interne. Mandibules modérément allongées, peu aiguës et modérément arquées à l’extrémité. Labre échaneré en arc au bord antérieur, avec 6 pores séligères. Antennes assez courtes mais grêles, à 3 premiers articles gla- bres; le 1% cylindrique médiocrement allongé, le 2° court, le 3° pres- que aussi long que le 4°", légèrement épaissi vers l'extrémité. Tête assez grosse pour la taille de l’insecte (long. du corps 410,5 mill.), avec 2 pores orbitaires de chaque côté (?); bords latéraux du front formant une légère saillie obtuse au-dessus de l'insertion des antennes; yeux mo- dérément convexes mais le paraissant à peine, étant complètement emboités en arrière dans le renflement des tempes; celles-ci longues, graduellement convergentes vers les côtés du col; impressions fron- tales presque nulles. Pronotum de très peu plus large que la tête avec les yeux, rétréci en arrière; impressions basilaires à peu près nulles: ri- gole latérale étroite, sans pores setigères (ni antémeédians, ni angulaires).
(1) L'exemplaire unique de Sylelor Imerinae appartenant à M. Ch. Al- luaud, il m'a été impossible de faire la dissection des parties de la bouche, dont la description demeure ainsi forcément incomplète.
(2) Chez l'unique exemplaire de Syletor Imerinae que j'ai sous les yeux il y en a accidentellement {rois à l'orbite gauche.
Sur quelques Platysmatini. 79
Écusson assez grand, triangulaire, lisse, porté sur le court pédoncule du mésothorax (voyez plus bas) et séparant ainsi le pronotum des élytres, entre lesquels il ne pénètre qu’à peine. Élytres plus larges que le pronotum, ovales, avec 9 stries régulières chacun, fortement échan- crés de chaque côté devant l'extrémité; le pli interne des bords laté- raux qui, chez tous les Platysmatini, ressort derrière l'extrémité des épipleures, existe, mais il est peu distinct à cause de la forte échan- crure antéapicale des côtés; épaules largement arrondies ; repli basi- laire entier ; striole scutellaire médiocrement allongée ; 3° interstrie avec 3 pores, dont le premier placé vers le premier quart de la longueur. Prosternum à pointe intercoxale non rebordée à l'extrémité, glabre. Mésothoraæ pédonculé, le pédoncule assez court, aussi large que le bord postérieur du pronotum. Meétasternum à épisternes seulement un peu plus longs que larges au bord antérieur, modérément rétrécis en ar- rière. Abdomen sans sillons transversaux, chaque segment avec les 2 pores sétigères ordinaires vers le milieu; segment anal © avec 2 pores sétigères de chaque côté à son bord postérieur (5 inconnu). Pattes modérément grèles ; trochanters postérieurs normalement con- formés, n’atteignant pas le milieu du fémur, légèrement arrondis à l'extrémité; tarses glabres en dessus, les postérieurs beaucoup plus courts que les tibias, dépourvus de sillons latéraux, le 1% article à peu près aussi long que les deux suivants réunis; le 5° article de tous les tarses glabre en dessous, sans soies, très aplati dans sa moitié basale, surtout aux tarses intermédiaires et postérieurs.
Le curieux insecte qui constitue ce nouveau genre à quelque ana- logie avec les Broscini à cause de son mésothorax pédonculé, suppor- tant l’écusson, mais les autres caractères sont ceux des Platysmatini, auxquels le genre Syletor appartient indubitablement. IT est également très remarquable par Pabsence complète de pores sétigères aux bords latéraux ainsi qu'aux angles postérieurs du pronotum. — Le G étant encore inconnu, la conformation des tarses antérieurs dans ce sexe reste à spécilier.
Syletor Imerinae, sp. n. — Noir assez brillant (9), pattes noir de poix, tarses, palpes et antennes brun roussâtre, ces derniers plus clairs vers l'extrémité. Tête lisse. Pronotum de très peu plus large que la tête avec les yeux, à peine plus d’un quart plus large que long, à diamètre maximum situé environ au premier tiers de la longueur, assez fortement rétréci vers la base, qui n’est pas plus large que le pé- doncule du mésothorax et beaucoup moins large que le bord antérieur; celui-ci très faiblement subéchancré en are, les angles antérieurs pres-
80 T. TSCHITSCHÉRINE,
que droits, à sommet à peine avancé et légèrement arrondi; côtés lé- gèrement arqués, tombant obliquement en dedans sur le bord basal, angles postérieurs obtus, arrondis au sommet; surface modérément convexe vers les côtés, paraissant un peu aplanie le long du milieu, complètement imponctuée; ligne médiane assez fine, n’atteignant pas les deux extrémités, base sans dépression transversale au milieu, im- pressions basilaires à peu près nulles ; rigole latérale très, étroite, bour- relet extérieur mince. Élytres faiblement convexes, ovales, environ de moitié plus longs que larges et à peu près d'un quart plus larges que le pronotum, fortement échancrés de chaque côté devant l’extré- mité; épaules largement arrondies; repli basilaire légèrement abaissé depuis l’écusson jusqu’à la base de la 3e strie; stries assez fortes, ponctuées, interstries légèrement convexes, le 3° avec trois pores; les points ocellés de la 8 strie formant une série ininterrompue, seule- ment plus espacés au milieu. Dessous du corps presque lisse. — Long. 10,5 mill.
Madagascar : Imerina (Sikora! coll. Alluaud). — 4 exemplaire (®). Chaetodactyla (!) Alluaudi, sp. n. — Noir assez brillant; an-
tennes et palpes bruns. Tête moyenne, imponctuée, finement ridée vers les yeux et autour des impressions frontales; celles-ci courtes, divergentes en arrière, modérément marquées; yeux assez grands, convexes, tempes normales, obliques vers les côtés du col. Antennes allongées, dépassant considérablement les épaules; considérées verti- calement elles paraissent très grêles, les articles étant fortement com- primés (?). Pronotum à peine d’un quart plus large que long, modé- rément rétréci en avant et très légèrement en arrière, de sorte que la base est un peu plus large que le bord antérieur; celui-ci échan- cré, angles antérieurs légèrement avancés, seulement un peu arron- dis à l’extrême sommet; côtés légèrement arqués jusqu’au delà du milieu, puis vaguement subsinués et tombant presque verticalement sur le bord basal; angles postérieurs presque droits, mais leur sommet est modérément arrondi; surface légèrement convexe (plus sensiblement vers la partie antérieure des côtés, les angles antérieurs
(1) Tschitschérine : Horae Soc. Ent. Ross., XXX, 1896, p. 271; ibid. XXXII, 1898, p. 99.
(2) Comme chez la Chaelodactyla mirabilis m. ; c'est un caractère propre à ce genre, ainsi qu'aux Helerochira m., et que je n'ai pas assez explicitement mentionné dans les descriptions originales.
Sur quelques Platysmatini. 81
étant assez défléchis), complètement imponctuée; ligne longitudinale médiane très fine au milieu, enfoncée aux extrémités et n’attei- gnant pas les deux bords: base unisillonnée de chaque côté, les sil- lons étroits et bien marqués, séparés du rebord latéral par un large espace uni qui continue régulièrement la légère convexité générale de la surface; rigole latérale très étroite, bourrelet extérieur mince. Élytres très convexes, pas complètement de moitié plus longs que larges, à diamètre maximum situé à peu près au milieu et surpassant d’un peu plus du quart celui du pronotum; la base n’est guère plus large ou à peine plus large que le bord postérieur de ce dernier, mais les côtés s’élargissent aussitôt, décrivant une assez forte courbe après le sommet des épaules; celles-ci très obtuses, mais avec une dent, d’ailleurs médiocrement saillante, au sommet; côtés assez arqués et faiblement subsinués devant l'extrémité; repli basilaire entier, faible- ment sinué; striole seutellaire rudimentaire, très courte; stries bien marquées, lisses, interstries légèrement convexes et le devenant un peu davantage vers l'extrémité, le 3° avec un pore dorsal immédiatement après le milieu. Côtés du sternum imponctués, avec quelques faibles rides ; côtés des segments ventraux finement chagrinés; segment anal d avec un seul pore sétigère de chaque côté, à son bord postérieur; bord postérieur des fémurs intermédiaires G seulement un peu sinué à l'extrémité; tibias intermédiaires G non arqués; surface des tarses garnie de quelques poils très peu nombreux, plus nombreux seulement au »° article, le 1° de tous les tarses et les 4 premiers aux tarses pos- térieurs presque nus. — Long. environ 16 mill.
Madagascar : territoire de Diego-Suarez (Ch. Alluaud! 1893, coll. Alluaud). — 1 exemplaire (@).
Les deux espèces du genre Chaetodactyla, actuellement connues, se distinguent comme suit :
1 (2). Partie basale des côtés du pronotum faiblement subar- quée ou subrectiligne, non sinuée: angles antérieurs arrondis davantage au sommet. Elytres un peu plus du tiers plus longs que larges ; base des côtés faiblement ou modérément arquée après le sommet des épaules ; celui-ci avec une trace peu sensible de dent émoussée et pres- que nulle. Surface de tous les articles tarsaux assez abon- damment poilue. Base des antennes, fémurs et tibias rougeâtres. — fémurs postérieurs assez fortement échancrés à l'extrémité, au bord postérieur; tibias inter- médiaires arqués. — Long. 14-19 mill. — Nossi-Be. — Ann. Soc. Ent. Fr,, LXVuT, 4899. 6
82 T. TSCHITSCHÉRINE. — Platysmatini.
Horae Soc. Ent. Ross.. XXX, 1896, p. 273: ibid., XX XII, 1598, MOD EE PRE Ch. mirabilis Tschitsch. 1896.
2 (1). Partie basale des côtés du pronotum très faiblement sub- sinuée ; angles antérieurs seulement un peu arrondis au sommet. Élytres un peu moins de moitié plus longs que larges; base des côtés plus fortement arquée après le sommet des épaules: celui-ci avec une dent obtuse et médiocrement saillante, mais distincte. Surface du 9° ar- ticle des tarses distinctement poilue, le 4 article de tous les tarses et les 4 premiers aux tarses postérieurs pres- que nus, les autres articles garnis de quelques poils très peu nombreux. Pattes noires, antennes brunes. — flémurs postérieurs seulement un peu sinués à l’extré- mité, au bord postérieur; tibias intermédiaires non ar- qués. — Long. environ 16 mill. (exemplaire unique). — Madagascar : territoire de Diego-Suarez. Gh. Alluaudi, sp. n.
Celioschesis bipustulata (Brull.), Tsehitsch. : Horae Soc. Ent. Ross., XXXII, 1898, p. 97.
Madagascar (Brullé 183%) ; Nossi-Bé (Brancsik 1892). — M. Char- les Alluaud en a capturé quelques exemplaires à Majunga (Madag.).
OBSERVATIONS SURLES ANTHOMYIAIRES (types de Meigen) DU MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE DE PARIS PAR LE D’ J. VILLENEUVE.
ANTH. VARICOLOR (2 G).
Rentre dans le genre Chortophila Macq. (sens. Meade).
a Front et gènes saillants, moins que chez Ch. buccata. Antennes de moyenne longueur avec le chète pubescent. Des 3 lignes du thorax, là médiane seule est très nette. Abdomen cendré avec une large ligne médiane interrompue et formée de larges taches trapézoïdales, tantôt nettes, tantôt pàles et presque indistinctes. Appareil génital très déve- loppé, cendré, avec deux lobes larges noirâtres, écartés, saillants et bordés de longues soies noires. Les tibias postérieurs portent 2? à 3 lon- vues soies dressées au 413 supérieur de leur face interne.
Svn. Chortophila trapezina Zett., Meade.
Chortophila impudica Rond.
ANTH. STIGMATICA (3 G).
Cette espèce n’est en réalité qu’un vieux sujet d’Anth. radicum L., et nous en avons capturé plusieurs exemplaires à la fin d’une généra- tion. Du fait de l’âge, la base des ailes devient rougeàtre et des taches sombres apparaissent de chaque côté des segments abdominaux.
L'espèce varicolor Rond. est peut-être la vraie stigmatica de Meigen.
ANTH. RUFICEPS (3 ©).
Ce sont des Anth. radicum L. dont le front et la face sont rouges avec des reflets blanes. Nous en avons capturé, à Marlye-Roï, un grand nombre sur des fleurs d’'Ombellifères.
Beaucoup de nos exemplaires, ainsi que ceux de Meigen, portent des boursouflures au-dessus de la lunule frontale ; les pattes sont plus ou moins rougeatres et incurvées. Ces faits, ainsi que la taille en général moindre, attestent que Anth. ruficeps Meig. m'est qu'une variété Imma- ture d'Anth. radicum L.
ANTH. AESTIVA (G).
Cette espèce, complètement méconnue par les auteurs qui ont suivi Meigen, est commune en été. Elle n’est autre que l'espèce décrite par Zetterstedt, Rondani et Meade sous le nom d'Anthomyia sulciventris
84 D’ J. VILLENEUVE.
Zeit. Nous l'avons prise, en abondance, dans le bois de PHautil (S.-et-0.) et dans la forêt de Soignes (Belgique).
ANTH. PLATURA (© G).
L’exemplaire étiqueté par Meigen est Chortophila trichodactyla Rond. G. — 2 autres exemplaires, piqués sur la même épingle, sont des Chortophila cilicrura Rond. G @.
M. le Prof. Stein avait déjà constaté le même fait sur les types de Zet- terstedt, à Lund.
L’Anth. platura de Rondani est donc une espèce toute différente.
ANTH. FLORALIS (3 GS).
Les exemplaires de Meigen correspondent à Chortophila floccosa Macq. et, contrairement à l'opinion émise par Schiner, répondent bien à l'Anth. floralis Fallen.
ANTH. FUGAX (2 G).
Cette espèce, comme la précédente, est commune partout. Elle est la même que Phorbia pudica Rond. (sens. Meade). — Nos exemplaires ont été nommés par M. Meade lui-même.
ANTH. FUSCULA (1 G).
Le type de Meigen à les cuillerons assez développés, blancs et très inégaux, la 6° longitudinale raccourcie, le ehète antennaire presque subplumeux. Il doit être rapporté à Hydrophoria socia S Fallen, Rond., Meade.
Espèce assez commune à Paris.
ANTH. VILLICA (1 ©).
Mêmes remarques que pour Anth. fuscula Meig.
Elle est absolument identique à Hydrophoria socia & Fallen, Rond., Meade.
ANT. GNAVA (1 G et 1 ©).
Doit être placée à côté de Hylemyia cardui Meig. — Les yeux sont cohérents, les ailes très brunes et les incisures abdominales présentent, sous un certain jour, un aspect gris jaunâtre plutôt que testacé.
Nous en possédons plusieurs exemplaires. Elle est identique à Hyle- myia brunnescens Zett., Stein.
ANTH. CARDUI (S et ©).
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Anthomyiaires de Meigen. 8
Le type de Meigen à les yeux cohérents (probablement par l'effet de la dessiccation). — L'abdomen porte, à sa face ventrale, une touffe de longs poils recourbés en arrière à leur extrémité, et atteignant à peine lanus. Les tibias postérieurs sont rougeàtres et portent quel- ques soies courtes à la partie supérieure de leur face interne. N'étaient les poils abdominaux, plus courts, on penserait avoir sous les yeux Hylemyia tibiaria Rond.
ANTH. TRIQUETRA (3 S)-
Comprend : une Azelia Macquartii Stæg. &, une Azehia Zetterstedtii Rond. G, une Azelia triquetra Rond. SG, espèces communes à Paris.
ANTH. BIMACULATA (©).
C’est la © de Hydrotaea ciliata Fabr. assez commune à Paris,
ANTH. AEREA (1 G).
A tous les caractères d’une Homalomyia Bouché. Rare.
ANTH. ATRAMENTARIA (G ©).
a Cuillerons égaux, 6° longit. atteignant le bord interne de l’aile. Trompe allongée, cornée, noir brillant avec des lèvres rudimentaires, placées dans l'axe de la trompe et terminées en pointe.
Elle répond, d'autre part, très exactement à la description d’Acyglossa diversa Rond.
e L’insecte, nommé par Meigen atramentaria ©, n'appartient pas à cette espèce. C’est une © du genre Homalomyia Bouché. Il y a donc eu erreur ou transposition d’étiquette.
Nous avons pris souvent les 2 sexes dans les bois des environs de Paris.
ANTH. SCALARIS (2 G, 1 ©).
Comprend, sous ce nom : Homalomyia scalaris Fabr. & et ©, Homa-
A
lomyia incisurata Zett. GS, espèces communes.
ANTH. LEPIDA (26, À ©).
Plusieurs exemplaires appartenant à des espèces différentes qu'il est impossible de nommer avec certitude, étant donné leur mauvais état de conservation.
ANTH, IRRITANS (1 G).
A la couleur et tousles caractères de Onodontha penicillata Rond. G.
86 D' J. VILLENEUVE.
Les yeux, en mauvais état, ne permettent pas de constater leur pubes- cence.
Rare à Paris. ANTH. BIDENS (1 G).
Se reconnait tout de suite par sa couleur et, notamment, par ses tarses intermédiaires longuement ciliés à leur face inférieure.
Elle correspond à Hydrotaea irrilans Rond., Meade.
Assez commune : Marly-le-Roy, PHautil (S.-et-0.).
ANTH. CARBONARIA (1 ©).
D'un noir bleutre brillant. Ailes et nervures jaunies: côte noire, très ciliée; 6° longitudinale raccourcie. Cueillerons blanes, peu déve- loppés et légèrement inégaux.
ANTH. DISCRETA (1 G).
Il faut ajouter à la description de Meigen :
Front large et saillant, aussi large au vertex que les gènes à leur partie supérieure. Joues larges, très renflées en arrière des yeux. La bouche est presque aussi saillante que chez Anth. radicum L. L'abdomen, large et un peu convexe, est gris foncé avec de fines lignes noires trans- versales : bande noire médiane interrompue et formée de taches très élargies à leur base qui est tournée en avant. La tache du dernier segment est plus étendue et forme un triangle équilatéral. On note également des reflets noirâtres sur l'abdomen comme chez Anth. strio- lala. Organes génitaux peu apparents. Ailes très rouillées ; transv. médiane placée un peu au delà de l'abouchement de la 2 branche de la 1r° longitudinale. Épine costale nulle.
)]
TOME
| 2-3 (plus petites).
4 (longues).
(très longues). À
Entin 45 longues soies au milieu de la face interne des tibias posté- rieurs.
ASS à 3
Cette espèce, que M. Meade a placée dans le genre Phorbia Desy., serait mieux rangée dans le genre Chortophila, à côté de varicolor et surtout de shriolata: la face saillante, Pabdomen velu, un peu con-
Anthomyiaires de Meigen. 87
vexe et à peu près de même aspect, la disposition des soies sur les ti- bias postérieurs les rapprochent singulièrement.
ANT. DISSECTA (1 G).
Abdomen allongé, parallèle comme chez A. discreta Meig., mais plus étroit et déprimé. La bande noire médiane est également interrompue, mais les taches ne sont pas élargies en avant; on constate aussi une bande noire, étroite, au bord antérieur des segments. Organes géni- taux peu apparents. Épine costale nulle. Quelques cils à la face interne des tibias postérieurs.
ANTH. STRIOLATA (1 G).
Ressemble beaucoup à Anth. varicolor; mais elle s’en distingue im- médiatement, comme le fait remarquer M. Meade, par l'appareil génital qui est petit et peu saillant.
L’abdomen est gris foncé avec des reflets noiràätres occupant au moins la moitié antérieure des segments. Fines incisions noires au bord antérieur et une ligne noire médiane étroite, interrompue: les taches, très allongées, s’amincissent régulièrement en arrière. Front el péristome saillants, comme chez A. varicolor. Gènes et joues larges. Chète antennaire pubescent, épaissi à sa base.
se 3 me <, (longueur moy.). | 3 (longues). 3 longues soies à la partie interne. Ailes jaunies avec la transversale externe un peu oblique et presque droite.
ANTH. LITURATA (1 G).
Thorax cendré avec une seule ligne médiane plus foncée, assez dis- lincte. Abdomen allongé et conique, comme celui d'Anth. floralis Fin; ligne noire médiane large et interrompue et une bande noire, étroite, au bord antérieur des segments. Front et gènes saillants. Bouche presque en museau. Antennes noirâtres, de longueur moyenne. Chète épaissi à sa base, s'amincissant régulièrement. Fémurs postérieurs velus à leur base, ciliés régulièrement dans la moitié apicale de leur bord inféro-externe. Les tibias correspondants sont, aussi, régulière- ment ciliés sur toute la hauteur de leur face antéro-interne. Épine costale line, courte, à peine distincte. Aile vitrée, avec les nervures jaunies, surtout à la base. La transversale médiane prolongée abou-
88 D' J. VILLENEUVE.
tirait à l’'abouchement à la côte de la 2° branche de la 4" longitudinale. La distance de la transversale externe à la transversale médiane est 2 fois 1/2 plus petite que sa distance à l'extrémité de l'aile. Organes génitaux cendrés, bilobés : une petite dent à l'extrémité antérieure de chacun des lobes. Elle nous parait être identique à Chortophila hirti- crura Rond. G.
ANTH. BUCCATA (G ©).
Ailes courtes et étroites. La 3° longit. s'incline vers la 4°, à l’extré- mité de l'aile, Chète antennaire cilié. Transversale externe de Paile droite et très oblique. Quelques cils à la face interne des tibias poste- rieurs.
ANTH. PRATENSIS (1 G).
A le port de À. aestiva Meig. Front et bouche saillants. Gênes et joues larges. Trompe cornée mais épaisse et charnue à son extrémité. Péri- stome très barbu. Palpes longs, filiformes et velus. Antennes plus allongées que chez A. aestiva, le 3° article plus long que le 2°. Chète antennaire pubescent et renflé dans son premier tiers. Ailes noirâtres. Côte et 2° branche de la première longitudinale épaissies, bord antérieur finement cilié avec une épine costale distincte. Transversale externe un peu oblique et droite. Abdomen très velu; appareil génital globu- leux, noir brillant et replié sous le dernier segment abdominal.
Se DE <3 (moy.). | 3 (plus longues). Enfin quelques soies fines, à peine dressées, à la partie supérieure de la face interne des tibias postérieurs.
ANTH. CRASSIROSTRIS.
Nous avons trouvé deux Hylemyia seticrura Rond. &, portant l’éti- quette de Meigen, mais sans nom d’espèce. Il nous semble que la des- cription d'A. crassirostris est la seule qui leur convienne.
Cette espèce était extrêmement commune, cette année, dans le bois de l’'Hautil (S.-et-O.).
ANTH. INTERSECTA (G).
Ressemble bien, en effet, à un petit exemplaire de Anth. fuscula, comme le dit Meigen. Elle est identique à Phorbia neglecta Meade (les
exemplaires de notre collection ont été déterminés par M. Meade) ; elle est donc différente de Phorbia intersecta Meig. (sens. Meade).
»
Anthomyiaires de Meigen. 89
ANTH. CEPARUM (&).
Le G, ainsi étiqueté, ne répond pas à la description de l’auteur. Les 2 premiers articles des antennes sont rouges, les cuillerons sont cou- leur de rouille, et l'extrémité des fémurs moyens et postérieurs porte un anneau noir. Cet exemplaire se rapporte à Pegomyia flavipes Fallen.
ANTH. OBELISCA (G).
Elle à bien un peu l'aspect de PAnt. floralis Meigen, c’est-à-dire de floccosa Macq., mais les: cuisses postérieures n’ont pas de touffe de poils à leur base. A un examen minutieux, on ne relève d'autre dif- férence avec Anth. aestiva Meigen que l'absence de sillons transver- saux sur l’abdomen: ce dernier est d’un cendré plus clair sur lequel les taches noires médianes se détachent plus nettement. On peut dire que c’est une variété moins foncée d’Anth. sulciventris Zett.
ANTH. SPRETA (G). Identique à Anth. radicum dont elle n’est qu'un petit exemplaire. ANTH. MUSCARIA (?).
La trompe est rétractée etles palpes n’ont pas l'aspect de ceux d’Anth. muscaria Zett. — brevicornis Zett. (Stein).
N. B. Les soies des tibias postérieurs et moyens sont comptées à l'exclusion des soies apicales.
T. M. — Tibias moyens. T. P. — Tibias postérieurs.
£ Côté antéro-externe. Côté postéro-externe. | Bord postérieur.
VOYAGE DE M. E. SIMON AU VENEZUELA (DÉCEMBRE 1887-AOUT 1888)
COLÉOPTÈRES (Malacodermata)
28° Mémoire (!)
/
Par JuLESs BOURGEOIS.
I. — LYCIDAE
1. Calopteron variegatum Kirsch, Berl. ent. Zeits., 1865, p. 57. — Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, pp. 20 et 25, pl. 4, fig. 11; 1886, Bull., pp. exxxIX et CLIV.
San Esteban (mars) G 9.
Cette espèce, déjà signalée de Colombie et du Brésil, présente de nombreuses variétés de coloration. Les exemplaires récoltés à San Esteban sont intermédiaires, à ce point de vue, entre le type et la var. 8 (cf. Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1886, Bull., p. cxL).
2, Calopteron dissimile sp. nov. — Obcordatum, subconvezuin, pone medium transversaliter depressum, brevissime pubescens, subni- tidum, nigrum, elytris coeruleo-nigris, fascia transversa pone medium albida; prothorace subquadrato, longitudine basi fere aequali, antice
valde rotundato, lateribus subparallelis, angulis anticis rotundatis, *
posticis subacutis, extrorsum prolongatis, disco carina media longitu- dinaliter instructo; elytris basi thorace paullo latioribus, usque ultra medium subrecte dein abrupte rotundatim dilatatis, subpellucidis, 4- costatis, tertia costa apice obsoleta, intervallis costarum a clathris trans- versis in areolas divisis, his in dimidio anteriori simplicibus, in poste- riori œutem a costulis longitudinalibus bipartitis; corpore sublus fusco- nigro, mandibulis, palporum basi, trochanteribus femorumque stirpe rufo-flavis.
& Abdominis seygmentis S conspicuis, penultimo poslice in medio ar- cuatün emarginato.
® Abdominis segmentis 7 conspicuis, ultimo ogivali. Long, 12-20 mill.; lat, hum. 2-314/3 mill.; lat. max. 9-15 mill.
(1) Voir, pour les mémoires qui précèdent, Ann. Soc. ent. Fr., 1898, p.241; 1893, p. 340; 1891, p. 329.
on
Lycidae du Venezuela. 91
Cette espèce est très voisine du €. variegatum Kirsch, dont elle n'est peut-être qu'une variété extrême de coloration. Elle s’en distingue à première vue par les élytres entièrement d’un noir à reflet plus ou moins métallique, ornés seulement d’une bande transversale post- médiane d’un blane plus ou moins pur. Le corselet est généralement d’un noir uniforme ; cependant, dans l’exemplaire que j'ai sous les yeux, l'extrême bord est légèrement teinté de roussàtre dans le voisinage des angles antérieurs et postérieurs.
Caracas.
J'ai conservé à cette espèce le nom sous lequel elle est désignée dans la collection Dejean. Elle se trouve aussi en Colombie.
3. Calopteron campanulatum Taschenberg, Giebels Zeits. Tür gesam. Naturwis., X, 1874, p. 91.
4
Caracas; San Esteban (mars) [GS ®, typ. et var.].
Dans cette espèce, les taches noires des élytres sont sujettes à varier de grandeur et d'intensité de coloration. Chez les 3 exemplaires prove- nant de San Esteban, la tache basilaire commune se réduit à deux lignes longitudinales situées l’une à droite, l’autre à gauche de la su- ture; dans un des ex. de Caracas, cette tache disparait même presque entièrement et la bande transversale ainsi que la tache apicale passent au brun pâle. En outre, dans chacune de ces variétés par défaut, le pronotum et le dessous du corps tendent plus ou moins à prendre une couleur uniformément testacée.
Par contre, dans les variétés par excès, la tache basilaire se pro- longe le long de la suture jusqu’à la bande médiane, de sorte que, dans la moitié antérieure de l’élytre, la couleur jaune se réduit à une tache humérale plus ou moins étendue.
4, Calopteron parens Sp. nov.
Elongatum, apicem versus parum dilatatum, subplanatuin, fuscum, facie, trochanteribus, basi femorum prothoracisque margine laterali flavescentibus ; elytris vix pubescentibus, nitidiusculis, fuscis, macula humerali magna fasciaque pone medium flavescentibus, quadricostatis, costis 2 et 4 elevatioribus, intervallis costarum a clathris transversis sal confertim uniseriatim areolatis.
Long. 414-143 mill.; lat. hum. 2-5 mill.; lat. max. 6-7 mill.
San Esteban (mars), ©.
Espèce très voisine des variétés par excès du C. campanulatun Ta-
92 J. BOURGEOIS.
schenb., mais distincte par ses élytres beaucoup moins pubescents, presque glabres et par suite légèrement luisants.
Aussi dans les Andes du Pérou (province de Cuzco).
5. Calopteron costatulum Kirsch, Berl.ent. Zeits., 1865, p. 58. — Taschenberg, Giebels Zeits. für gesam. Naturwis., X, 1874, p. 93. — Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, pp. 20 et 27. — Gorh., Biol. cenir.- amer., II, 2, 1884, p. 230.
Caracas ; Corozal (février); La Guayra (type et var. pâles)
Espèce très variable de Coin ton. La bande médiane des élytres, normalement d'un brun noiràtre foncé, est sujette à perdre de son in- tensité jusqu'à devenir presque imperceptüble. Il en est de même de la tache apicale.
Aussi dans l'Amérique centrale (Panama) et en Colombie.
6. Calopteron confrater Taschenberg, Giebels Zeits. für gesam. Naturwis., X, 1874, p. 92.
Caracas (col. typ.); La Guayra (var. pâle).
Espèce à peine distincte de la précédente. Je lui rapporte, comme variété par défaut, un ex. de la Guayra chez lequel la bande noire médiane des élytres est réduite à deux macules transversales d'un brun nébuleux pâle.
7. Calopteron melanoxanthum Kirsch, Berl. ent. Zeits., 1870, p. 378. — Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, pp. 20 et 30, note 1.
San Esteban (mars); Puerto-Cabello (typ. et var. pales)
Dans les variétés par excès, la bande médiane des élytres se pro- longe, le long de la suture, jusqu’à l’écusson; dans les variétés pâles, au contraire, elle perd graduellement de som intensité jusqu’à dispa- raitre entièrement.
Le C. cognatum Taschenberg, Giebels Zeits. für gesam. Naturwis., X, 187%, p. 98, me parait devoir se rapporter à cette espèce comme variété.
8. Calopteron posticum Kirsch, Berl. ent. Zeits., 1870, p. 378. — Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, pp. 20 et 29. — Gorh., Biol. centr.- amer. Il, 2, 1880, 1p 12;
Caracas (col. typ.); San Esteban (mars) (var. pâle).
Espèce très voisine de la précédente (cf. Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, p. 30, note 1) et présentant les mêmes variétés de coloration.
ne 2Cl dont D
Lycidae du Venezuela. 93 Aussi dans l'Amérique centrale (Nicaragua, Panama) et en Colombie.
9. Calopteron rufulum Gorh., Biol. centr.-amer., I, 2, 1880, DAS DEP Ste leo) Ed Suppl pe
Col. typ. : Colonie Tovar (1° février), G.
Je rapporte à cette même espèce, comme variété de coloration, deux ex. ©, provenant de Corozal, qui ont l'extrémité des élytres tachée de noir, avec le disque du corselet et quelques litures sur le tiers anté- rieur des élytres d’un brun noirâtre.
L'espèce se trouve aussi au Mexique, au Guatemala, à Costa-Rica (Gorham), au Brésil (ma coll.) et jusqu’à Montevideo (Mus. Madrid).
10. Calopteron lineare Gorh., Biol. centr.-amer., II, 2, 1880, p. 22, pl. IL, fig. 44 et pl. IV, fig. 5 (var.). — Id., Suppl., 1884, p. 233.
Colonie Tovar (1°' février).
Chez ces ex., la carène médiane prothoracique est de couleur noire comme le reste du disque, et les élytres sont marqués d’une petite tache noire à l'extrémité. A ce dernier point de vue, ils forment pas- sage entre le type et la var. figurée par M. Gorham, pl. IV, fig. 5, de la Biologia centrali-americana (C. tenue in Hit).
L'espèce se trouve aussi dans l'Amérique centrale (Guatemala, Costa- Rica, Panama, Nicaragua) .
11. Calopteron rubrotestaceum Bourg, Ann. Soc. ent. Fr., 1879, p. 20 et 33. — Gorh., Biol. centr.-amer., II, 2, Suppl., 1884, p. 233, pl. XI, fig. 3. ,
Colonie Tovar {1° février).
L’unique exemplaire capturé est un peu plus petit que le type (long. 7 mill.) et ses élytres sont marqués d’une petite tache noire à l’extré- milé.
Aussi dans l'Amérique centrale (Panama) et en Colombie (Medellin).
12. Calopteron Simoni sp. nov. — Parallelum, subplanatum , brevissime pubescens, subopacum, nigrum, thorace elytrisque rubro- testaceis , illo disco omnino, his apice plus minusve nigris, antennarum articulo ultimo flavo-aurantiaco, corpore sublus nitidiore, palporum maæillarium articulis duobus primis pallide flavis; prothorace subtri- angulari, apice rotundato, latitudine basali paullo breviore, lateribus in medio paululum coarctatis, angulis anticis subrotundatis, posticis paulum oblique productis, subacutis ; elytris fere parallelis, apice con-
94 JT. BOURGEOIS.
junctim rotundatis, 4-costatis, costis 2 et 4 magis elevatis, intervallis costarum a clathris transversis in areolas quadratas divisis; coris posticis apice fasciculatis.
d Hucusque invisus.
@ Antennis serratis; abdominis Segmento seplimo (ultimo) postice rotundato.
Long. 10-12 mill. ; lat. 2 4/23 mill.
Var. elytris vitta postscutellari infuscata.
Colonie Tovar (4° février), Q.
Cette espèce, que je me fais un plaisir de dédier à mon excellent ami M. E. Simon, est voisine de mon rubrotestaceum. Elle en diffère no- tamment, outre la taille plus grande, par le dernier artiele des antennes d’un beau jaune orangé.
13. Calopteron humile sp. nov.
Elongatum, fere parallelum, nigrum, breviter sed dense pubescens, prothoracis lateribus elytrisque flavo-ferrugineis, his regione scutellari apiceque plus minusve nigro-maculatis ; antennarum articulo ultimo flavo ; prothorace vix transverso, apicem versus attenuato, antice rotun- dato, basi utrinque leviter sinuato, angulis posticis extrorsum produc- lis, subacutis, dorso carina longitudinali simplici instructo; elytris costis quatuor, secunda et quarta fortiter elevatis, prima et tertia multo humilioribus, intervallis costarum a clathris transversis in areo- las quadratas divisis : corpore subtus nitidiore, palpis basi flavis, tro- chanteribus flavescentibus ; coxis posticis apice fasciculatis.
Long. 61/2-7 mill.; lat. 4 3/4-2 mill.
Colonie Tovar (4° février).
Var. nigredine apicali saepius longe suturam usque ad scutellum pro- longata, ita ut elytra, macula humerali magna excepta, omnino fusco- nigra appareant.
Corozal (février).
Cette petite espèce est voisine du C. obliquum Say, dont sa variété foncée rappelle le système de coloration; elle s’en distingue par sa taille moindre, sa forme moins allongée et par la coloration jaune du dernier article des antennes.
14. Calopteron acupalpe Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 4879, pp. 21 et 39, pl. 4, fig. 20.
Col. Lypica : San Esteban (mars), G.
Lycidae du Venezuelu. 95
Je rapporte à cette même espèce, comme variété de coloration, un exemplaire ©, de taille un peu plus grande (long. 9 mill.) et de même provenance, chez lequel la coloration noire de la moitié antérieure des élvtres est réduite à une tache allongée suturale et à fin liséré margi- nal.
Un des caractères du C. acupalpe est d'avoir le dernier article des antennes jaune; cet article manquant dans les deux exemplaires que j'ai sous les yeux, il me reste quelque doute sur leur détermination : mais par tous les autres caractères ils se rapportent bien à mes exem- plaires typiques.
Aussi en Colombie.
15. Calopteron Sallei Sp. nov.
Oblongum, medio paullo dilatatum, subplanatum, nigrum, thoracis lateribus elytrisque flavis, his macula scutellari commmuni trienteque apicali nigris; prothorace transverso, trapeziformi, carina longitudinali medio postice bipartita; elytris 4-costatis, costa tertia minus elevatu, apice evanescente, intervallis costarum « clathris transversis in areolas subquadratas uniseriatim divisis.
3 Hucusque invisus.
Q Antennis modice serralis, sat latis, ulbra medium paullum prolon- gatis.
Long. 10-11 mill. ; lat. max. 4-4 1/2 mill.
San Esteban (mars), ©. — Aussi à Caracas (ma coll.).
Cette espèce, à laquelle je conserve Le nom sous lequel elle figure depuis longtemps dans ma collection, est très voisine du €. matutinum Gorham (Biol. centr.-amer., HE, 2, 1880, p. 16, pl. IL fig. 7); elle en diffère surtout par la coloration noire apicale des élvtres ne dépassant pas le tiers postérieur.
Calopteron melanurum Kirsch. Berl. ent. Zeits., 1870, p. 377. — Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1879, pp. 21 et 40.
Color, typica : San Esteban (mars); La Guavra.
Var. « Bourg., loc. cit. : San Esteban (mars).
Var. $ Bourg., loc. cit, : Corozal février); San Esteban (mars), avec passage à la coloration typique.
La coloration jaune de l'extrémité des antennes n’est pas toujours limitée aux deux derniers articles et peut s'étendre plus où moins sur l'antépénultième: par contre elle n’affecte quelquefois que le dernier article.
96 J. BOURGEOIS.
Il se pourrait que cette espèce, qui se retrouve aussi en Colombie, fût la même que le C. suturale Latr. (voy. Humb. et Bonpl., IT, 1833, p. 33, pl. 32, fig. 6), de l’'Amazone.
17. Emplectus Gorhami Sp. nov.
Parallelus, niger ; prothorace elytrisque flavo-aurantiacis, his sutura pone scutellum plus minusve summoque apice (illo vitta mediana basin apicemque attingente) nigris ; prothorace basi longitudine aequali, apicem versus angustato, antice rotundato, postice utrinque sinuato, disco antice carinato, postice areolato, areola elongata; elytris 4-costa- tis, costis 2 et 4 magis elevatis, intervallis costarum a clathris transver- sis costulaque longitudinali biseriatim areolatis (inde costae 9 appa- reant), areolis subquadratis.
G Antennis flabellatis, articulis 3-10 ramulum compressum, longitu- dine articulum ipsum multo superantem, a basi emittentibus ; abdo- minis segmento penultimo medio emarginato, ullimo triangulariter elongato.
Q Antennis serralis; abdominis segmento ultimo postice rotundato.
Long. 8-9 mill.; lat. 2-2 1/2 mill.
Colonie Tovar (1° février), G ©.
Espèce voisine du chiriquensis Gorh. (Biol. centr.-am., IE, 2, suppl. 188%, p. 245, sub calocladon), mais distincte par la taille un peu plus grande, la coloration noire apicale des élytres, et surtout par les côtes let 3 plus saillantes; ces côtes, bien que moins élevées que les côtes 2 et 4, sont néanmoins plus marquées que les costules intermédiaires, tandis que dans chiriquensis, elles ne dépassent pas ces costules en hauteur. Les antennes, dans les trois ex. que j'ai sous les veux, sont entièrement noires, alors que dans chiriquensis leur dernier article est d’un jaune pâle sur une plus ou moins grande étendue.
18. Emplectus Simoni Sp. nov.
Parallelus, niger; prothorace elytrisque flavo-aurantiacis, his macula suturali communi pone scutellum summoque apice, illo vitta mediana late basin apicemque attingente, nigris; prothorace longitudine basi fere aequali, apicem versus angustato, antice rotundato, postice utrin- que sinuato, disco in triente anteriori carinato, dein fossulato, fossula elongata, sat angustata, bilanceolata; elytris 4-costatis, costis 2et 4magis elevatis, intervallis costarum a clathris bransversis costulaque longitu- dinali biseriatim punctato-areolatis (inde costae 9 appareant), areolis subquadratis.
Lycidae du Venezuelu. of
G Antennis flabellatis, articulis 3-10 ramulum compressum, longi- tudine articulum ipsum mullo superantem, à basi emittentibus, arti- culo ultimo apice flavo; abdominis segmento penultimo medio leviter emarginato, ultimo triangulariter elongato.
© Antennis serratis ; articulis duobus ultimis flavis; abdominis seg- mento ultimo postice rotundato.
Long. 8-9 mill.; lat. 2 4/2 mill. Colonie Tovar (4°" février), & ©.
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente comme taille et comme coloration, mais elle s’en distingue facilement par les antennes plus ou moins marquées de jaune à l'extrémité; en outre la fossette du disque du pronotum est plus longue et plus étroite, et la tache noire postscutellaire est plus étendue (du moins dans les 2 exemplaires que j'ai sous les veux).
19. Emplectus sulcatellus Sp. nov.
Subparallelus, niger; prothorace elytrisque ochraceis, his macula scutellari quadranteque apicali, illo vitta mediana antice saepius evu- nescente, nigris; prothorace subtrapeziformi, apicem versus paulum angustato, antice valde rotundato, postice utrinque profunde sinuato, disco medio transversaliter impresso, in dimidio anteriori longitudina- liter carinato, dein fossulato, fossula angustissima, fere lineari, bilan- ceolata; elytris 4-costatis, costis 2 et 4 paullo magis elevatis, intervallis costarum «a clathris transversis costulaque longitudinali biseriatim punctato-areolatis (inde costae 9 appareant), areolis subquadratis ; tro- chanteribus femorumque basi ochraceis.
d Hucusque invisus.
® Antennis serratis; abdominis segmento ultimo subtriangulari, apice retuso.
Long. 8-10 mill.; lat. 2 1/2-3 mill, San Esteban (mars), ©.
Cette espèce diffère des deux précédentes, avec lesquelles elle pré- sente une grande analogie de coloration, par la fossette du corselet beaucoup plus étroite, presque linéaire, ayant plutôt l'apparence d’un sillon tracé sur la moitié postérieure de la carène que d’une fossette proprement dite. Les côtes 2 et 4 des élytres ne différent que peu en hauteur des côtes 1 et 3 et, à ce point de vue, cette espèce forme pas- sage à celles où les côtes 1, 2, 3 et 4 sont également saillantes.
Ann. SOC. Ent. Fr., LXVIII, 1899, 7
98 J. BOURGEO!S.
20. Plateros bogotensis Kirsch, Berl. ent. Zeits., 1865, p. 67. — Gorh., Biol. centr.-amer., IE, 2, 4880, p. 21, pk. IL, fig. 48.
San Esteban (mars). Chez ces exemplaires la suture est à peine rembrunie à la base. Aussi dans l'Amérique centrale (Guatemala) et en Colombie.
21. Plateros ochraceus Gorh., Biol. centr.-amer., IT, 2, 1880, p. 23. — Id., Suppl., 1884, p. 241.
San Esteban (mars).
Ces deux exemplaires se rapportent bien, pour la forme générale, au P. ochraceus de l'Amérique centrale, mais ils en différent un peu par la coloration des élytres qui, au lieu d’être uniformément testacés, sont tachés de noir à l'extrémité et présentent sur leur disque, de cha- que côté de la suture et un peu avant le milieu, quelques litures bru- nâtres. Je les considérerai cependant, jusqu'à plus ample informé, comme une variété de cette espèce.
Les P. brasiliensis Luc., bogotensis Kirsch, ochraceus Gorh. sont d’ailleurs des espèces extrêmement voisines et probablement syno- uymes toutes trois de celle antérieurement décrite par Germar sous le nom d’Homalisus apicalis (Insect. Species, I, 1824, p. 62), laquelle est évidemment un Plateros (ci. Bourg., Bull. Soc. ent. Fr., 1886, p. xC1).
22. Plateros scutellaris Bourg., Ann. Soc. ent. Fr., 1889, p. 25%.
Colonie Tovar. (1° février), ©.
Aussi en Colombie,
23. Plateros Simoni Sp. nov.
Parallelus, subplanatus, subopacus, sat dense tenuiter pubescens, niger ; thoracis lateribus margineque antico sicut et elytris flavo-auran- liacis, his regione scutellari summoque apice nigris, antennis in utroque sexu serratis, articulis tribus ultimis laete aurantiacis : prothorace subtrapeziformi, basi longitudine‘latiore, apicem versus sat angustato, antice rotundato, postice utrinque sinuato, lateraliter pone medium paulum coarctato, angulis anticis rotundatis, posticis oblique paulum productis, subacutis, disco carina elevata ab apice usque fere ad basin instructo, postice fossulato et utrinque oblique gibboso ; elytris 9-cos- tatis, costis 4, G et 8 elevatioribus, intervallis costarum « clathris hi ansversis dense punctato-areolatis.
g Antennis paullo acutius serratis.
Long. 8-9 mill.; lat. 2 42 mill.
Lycidae du Venezuela. 99
Colonie Tovar (1°: février), G 9.
Espèce remarquable par sa carène longitudinale prothoracique qui s'étend sur presque toute la longueur, depuis l'extrémité antérieure jusque tout près de la base, où elle vient se terminer dans une petite iossette assez profonde, accompagnée de chaque côté d’un petit tuber- cule oblique peu saillant.
24. Plateros inaequalis Sp. nov.
Parallelus, subplanatus, subopacus, tenuiter pubescens, niger ; pro- thorace flavo-testaceo, disco plus minusve nigrescente, subtrapeziformi, basi longitudine paullo latiore, antice rotundato, basi utrinque sinuato, lateribus fere rectis, angulis anticis retusis, posticis retrorsum paulum prolongatis, subacutis, disco postice longitudinaliter canaliculato, apice haud carinato : elytris flavo-testaceis, regione scutellari apiceque niqris (nigredine apicali saepius ad scutellum longe suturam ascendente), 9-cos- tatis, costis inaequalibus, intervallis costarum «a clathris transversis punctato-areolatis: corpore subtus nitidiore, trochanteribus, femorum basi tibiarumque margine interiori flavo-ochraceis; abdominis segmento ultimo fere semilunato (®).
Long. 7 1/2-9 mill.; lat. 3-3 1/2-mill.
San Esteban (mars).
Espèce voisine du brasiliensis Luc., mais distincte par les côtes 4 et 8 plus élevées que les côtes 2 et 6, tandis que chez P. brasiliensis les 4 côtes paires sont toutes de même hauteur. Elle ne peut non-plus être confondue avec mon P. subaequalis, chez lequel toutes les côtes élytrales, paires et impaires, sont à peu près également saillantes.
25. Plateros emplectoides Sp. nov. P
Parallelus, subplanatus, subopacus, sat dense tenuiter pubescens, niger, thorace elytrisque flavis, illo disco plus minusve fuscescente; pro- thorace subtrapeziformi, basi longitudine latiore, apicem versus sat angustato, antice rotundato, postice utrinque sinuato, lateribus fere rectis, anqulis anticis rotundatis, posticis oblique paulum productis, subacutis, disco in dimidio posteriori canaliculato, antice carinulato ; elytris 9-costatis, costis inaequalibus, intervallis costarum a clathris transversis confertim punctato-areolatis ; corpore subtus nitidiore, tro- chanteribus femorumque basi flavescentibus : abdominis segmento ultimo postice rotundato (%).
Long. 7 4/2 mill.; lat. 2 1/2 mill. Colonie Tovar (4° février), ç.
100 J. BourGEoIs. — Lycidae.
Cette espèce rappelle la précédente par la disposition des côtes ély- trales; les côtes 2 et 6 s’atténuent même encore davantage dans leur moitié postérieure, ce qui contribue à donner aux élytres l'aspect de ceux des Emplectus. Dans l’un des exemplaires, chacun des élytres présente un peu avant son extrémité et vers le milieu de sa largeur une petite tache allongée d’un brun noirâtre.
26. Plateros thoracicus Kirsch, Berl. ent. Zeits., 1870, p. 379 -(Calopteron) — thoracicus Gorh., Biol. centr.-amer., IT, 2, 1880, p. 21.
San Esteban (mars).
Aussi dans l'Amérique centrale (Nicaragua, Panama) et en Colombie,
Cette espèce, très facile à distinguer à son corselet formant presque un carré parlait, a été décrite sous le même nom, à dix années d’inter- valle, par deux auteurs différents.
27. Lygistopterus Lacordairei Kirsch, Berl. ent. Zeits., 1865, p. ÿ1. Colonie Tovar (1er février), G ©.
Les exemplaires recueillis sont pour la plupart de taille assez petite (long. 41 à 14 mill.). Chez les G, les antennes sont sensiblement plus longues que chez les © et les élytres paraissent moins pubescents et par conséquent